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Tribune (publiée post mortem) – Les relations sino-vaticanes

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Depuis le début de l’année, Riposte Catholique a publié diverses tribunes sur la controversée question des relation entre le Saint-Siège et Pekin. En 2015, le Père Yu Heping,  déclaré suicidé depuis par les autorités chinoises livrait ses réflexions qui n’ont été publiées en anglais que l’été dernier. Eglise d’Asie donne une traduction française de ces réflexions au cœur d’une actualité toujours en émoi sur cette question et recemment encore émaillée de « révélations » ou suppositions diverses. 

 

 

Depuis le début des années 1980, les médias à l’étranger s’intéressent de près aux relations entre la Chine et le Vatican. Tout échange entre les deux parties, tout incident attire l’attention des journalistes, qui dissertent à l’envie sur l’évolution de la situation. Ces dernières années, et surtout depuis 2008, la Chine a nommé plusieurs évêques illégitimes – car non reconnus par le pape – ; jamais depuis les ordinations épiscopales illicites du grand Jubilé de l’an 2000, Pékin n’avait nommé autant d’évêques ordonnés sans l’aval de Rome.En 2010, la Chine a aussi organisé « la VIIIème Assemblée des représentants catholiques chinois ». Ces événements ont eu pour conséquence d’abaisser les relations sino-vaticanes à un point bas, le plus bas atteint au cours de ces dix dernières années. Cependant, d’après les rapports et analyses médiatiques faits à partir de la seconde moitié de l’année 2014, la Chine et le Saint-Siège auraient tous deux assouplis leurs positions respectives. Aujourd’hui, ils discutent assez régulièrement et, à en croire les bruits qui circulent, leurs échanges pourraient même aboutir à l’établissement de relations diplomatiques. Où qu’ils mènent, ces échanges restent appréciables et louables. De fait, seuls une relation vraie et des échanges constructifs entre les deux parties permettront d’aboutir à une situation gagnant-gagnant. Au sujet des enjeux de leur relation et des perspectives d’avenir, j’aimerais évoquer quelques pistes de réflexion et de discussion.

Tout d’abord, il est évident que les motivations de la Chine et du Saint-Siège à établir le contact et engager un dialogue, dans un effort commun de parvenir à des relations diplomatiques, ne sont pas identiques. Le gouvernement chinois s’attache à mesurer l’influence de la religion sur l’idéologie et ce que l’établissement de relations diplomatiques avec le Saint-Siège lui apporterait comme gain sur la scène internationale. Il pèse le pour et le contre de telles relations. Le Saint-Siège, quant à lui, espère surtout que ces relations permettront à l’Eglise catholique en Chine d’obtenir une authentique liberté religieuse.

 

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