Catholica-1

Le dernier numéro de Catholica

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Comme à son habitude, le dernier numéro de la revue Catholica (automne 2012, n° 117) se révèle très intéressant. Il est placé sous le titre générique « Le conflit irrésolu », titre de l’éditorial de Bernard Dumont, qui aborde la visée pratique de Vatican II et les difficultés qui en sont nées. En ce période où l’Église célèbre le cinquantenaire de l’ouverture du Concile, d’autres articles de la revue se penchent sur celui-ci.

Je voudrais signaler notamment celui de Juan Fernando Segovia, professeur agrégé d’histoire des idées politiques (Université de Mendoza) et chercheur au Conseil national de la rechercher scientifique et technique d’Argentine. Dans un article de 19 pages, il s’attache à étudier l’anthropologie théologique de Gaudium et spes. On ne prétendra pas résumer ici cette étude, signalons juste sa conclusion :

 Les glissements de ce texte (G&S) expliquent la dérive de la doctrine de l’Église postérieure au concile en direction du personnalisme et de l’œcuménisme sans frontière. Sur le plan de la doctrine politique, la plus grave conséquence est dans la réduction du bien commun aux droits de l’homme, ou sa réduction à un simple ensemble de conditions rendant possible le bien individuel.

Développant ce point de vue, l’auteur termine donc en appelant « une rectification de l’anthropologie théologique présente ans Gaudium et spes ».

Autre très bon article, celui de l’abbé Laurent Jestin intitulé L’impasse des herméneutiques. Le titre, et le corps de l’article, font évidemment référence au discours de Benoît XVI à la curie le 22 décembre 2005, avec la distinction entre l’herméneutique de rupture et l’herméneutique de la réforme dans la continuité.

L’auteur constate l’aspect insatisfaisant de cette distinction qui ne résout pas vraiment les problèmes et remarque, que aussi bien en Italie qu’en France, on a proposé une autre approche, que peut résumer la formule de l’abbé Barthe : herméneutique de tradition. Au passage, l’auteur se montre circonspect devant la proposition de l’abbé Bernard Lucien, postulant un degré magistériel non défini qu’il nomme magistère pédagogique. Finalement, l’abbé Jestin estime que le discours de Benoît XVI a eu un effet libératoire, qui a produit des fruits, mais qui demande encore d’être préciser, voire d’être dépasser pour arriver à la hauteur de l’enjeu.

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