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Enseigner que l’avortement est un mal, c’est de la misogynie

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Laurel Broten

Le ministre de l’Education de l’Ontario, Laurel Broten, a déclaré mercredi dernier lors d’une conférence de presse que les écoles catholiques de cette province du Canada ne doivent pas enseigner que l’avortement est un péché cela contrevient à la Loi 13 (« Bill 13 ») sur le harcèlement qui pénalise la « misogynie ».

« Nous ne permettons pas et nous le disons très clairement par rapport à la Loi 13 que les doctrines de l’Eglise catholique qui violent les droits humains et qui entraîne un défaut d’acceptation par rapport à la participation dans les écoles », a-t-elle déclaré.

Lors de la conférence, un journaliste a réagi aux propos du ministre en lui demandant par quel moyen elle prétendait inclure le « droit à l’avortement » parmi les thèmes tombant sous le coup de la Loi 13.

« La Loi 13 comporte une disposition claire visant à assurer que nos écoles soit des lieux sûrs et accueillants pour tous nos élèves. Cela inclut les élèves LGBTQ. Cela inclut les jeunes filles dans nos écoles. La Loi 13 vise la misogynie, et l’on peut à bon droit soutenir que le fait d’entraver le droit de la femme de choisir est l’une des actions les plus misogynes que l’on puisse faire. Je ne crois pas qu’il existe un conflit entre choisir une éducation catholique pour ses enfants et soutenir le droit de choisir de la femme. »

Dès le lendemain, jeudi dernier, le cardinal Thomas Collins de Toronto qui recevait 1.700 convives à son dîner annuel condamna énergiquement ces propos. « La défense de ceux qui n’ont pas de voix est notre mission », a-t-il déclaré, demandant que l’identité catholique de l’école, comme l’exige la Constitution, soit respectée, « dès lors qu’il s’agit de protéger la liberté de tous au sein de la communauté scolaire de s’engager dans des activités pro-vie en vue de promouvoir une culture de vie où les plus vulnérables et ceux qui n’ont pas de vois soient protégés et honorés tout au long de leur vie sur terre depuis l’instant de la conception jusqu’à la mort naturelle. »

Les déclarations de Mme Broten ont déclenché la colère des mouvements pro-vie et une pétition lancée vendredi par « Campaign for Life Coalition » à déjà recueilli plus de 5.000 signatures. Les propos y sont qualifiés de « totalitaires », et le mouvement signale que qu’on « n’a jamais vu une offensive gouvernementale contre la liberté religieuse » de l’envergure de celle annoncée par le ministre. 

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© leblogdejeannesmits

2 comments

  1. jpr

    Proférer de telles bêtises ! Refuser le réel, croire en ses fantasmes et les imposer à tous ! Vraiment, Laurel est hardie ! (mais ici ce n’est vraiment pas comique).
    Quant à ce mode de pensée, voilà ce qu’en disait Bossuet : « Le pire des dérèglements de l’esprit, c’est de croire que les choses ne sont pas ce qu’elles sont, mais ce que l’on voudrait qu’elles soient. « 

  2. c

    Et encourager les hommes à user des femmes à qui ont à fait croire qu’elles étaient libres en prenant la pilule (ou tout autres moyens contraceptifs) et a défaut l’avortement au cas où, c’est du féminisme.
    Belle inversion des valeurs. Cette pauvre femme se rend-elle compte de l’incohérence de ces propos (ou plutôt de sa cohérence pour le meilleur profit du capitalisme dévoyé: industrie pharmaceutique et des avortoirs, voire même des pensées politiques eugénistes, la non reproduction des couches populaires et de certaines catégories de personnes aux EU – population noire notamment, la plus touchée par le fléau des avortements – mais ce genre de théorie n’est pas nouvelle…).

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