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L’avortement fait augmenter la mortalité maternelle, explique un universitaire chilien

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Invité à prononcer une conférence magistrale à l’Université Anahuac de Cancun, au Mexique, le directeur de recherches du département de la Santé de l’Université du Chili, Elard Koch, a démontré à l’aide des données les plus récente que la légalisation de l’avortement n’est pas nécessaire pour améliorer la santé maternelle ou éviter les morts maternelles, notamment celles liées à l’avortement.

« Tandis que les lois restrictives semblent contenir de manière adéquate le recours à l’avortement provoqué, les lois permissives aggravent le problème qui atteint alors des proportions épidémiques, comme on l’observe dans différents pays développés », a-t-il en outre constaté.

Elard Koch était l’invité du Centre d’études et de formation intégrale pour la femme (CEFIM-Cancun), où sa conférence, « Restriction de l’avortement et réduction de la mortalité maternelle : données scientifiques récentes », visait notamment à rechercher quelles sont les pratiques qui véritablement permettent de sauver des vies, pratiques qu’il faudrait promouvoir dans les pays en voie de développement.

Ce qui marche ?

« Augmenter le niveau d’éducation des femmes ; établir des programmes d’alimentation complémentaire ; promouvoir l’accès universel aux services de santé maternelle prénatale, périnatale et postnatale ; développer des unités d’urgence obstétrique et de soins spécialisés pour les cas complexes à haut risque (très importants dans la phase lente de réduction) ; encourager le développement sanitaire, comme l’accès à l’eau potable et aux réseaux d’assainissement. »

Parmi ces six facteurs, a-t-il précisé, la promotion de l’éducation des femmes est le plus important.

Meilleurs soins, meilleure hygiène, meilleur suivi des grossesses : que cela permette d’éviter les accidents mortels semble tomber sous le sens et les données du réel viennent donc le confirmer. Les promoteurs de l’avortement et de la contraception ont un autre raisonnement : qui dit moins de grossesses, et moins de grossesses menées à terme, réduit mécaniquement le nombre d’accouchements, et par le fait, les situations de risque et le nombre de morts – mais ce faisant n’améliore en rien la sécurité de celles qui accouchent…

L’autre argument des pro-avortement est d’éviter les interventions clandestines et les risques qui peuvent y être associés.

Elard Koch signale que la législation dissuasive qui fait de l’avortement une pratique « extrême » en cas de grossesse non désirée conduit à réduire sa fréquence : il a précisé, selon El Milenio, que beaucoup de femmes qui seraient prêtes à faire le choix de l’avortement n’y ont pas recours lorsque la loi pénalise l’intervention, et mènent leur grossesse à terme. Au contraire, a-t-il dit, la légalisation de la pratique produit un important changement culturel puisque l’avortement est alors employé comme un moyen de contrôle de la fertilité. Il a invoqué l’exemple des pays développés où l’avortement légalisé s’est accompagné d’une augmentation soutenue de l’avortement, spécialement chez les femmes jeunes qui en font une sorte de méthode contraceptive.

Le quotidien rapporte que le scientifique a rappelé les effets néfastes de l’avortement sur la santé mentale à moyen et à long terme, et qui entraînent « abus de drogue et d’alcool, dépression, comportements suicidaires et suicides ».

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© leblogdejeannesmits

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