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Les principaux points du rapport sur les religieuses américaines

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Le rapport très attendu de la Visite Apostolique de la Congrégation pour les Instituts de la Vie Consacrée auprès des ordres religieux féminins aux États-Unis vient d’être délivré, le mardi 16 décembre. Cette visite, qui avait lieu dans le contexte du bras de fer entre la frange clairement progressiste des religieuses américaines, majoritaire et représentée par la Leadership Conference of Women Religious, et le Vatican, devait s’intéresser à la vie de ces congrégations, et évaluer notamment leur fidélité au magistère en regard de la foi et de la doctrine, mais aussi leur fidélité aux vœux monastiques prononcés. Le rapport présente trois points d’un grand intérêt : il commence par déplorer l’hostilité ouverte de certaines congrégations face aux représentants de Rome, et leur refus de collaborer à la Visite. On notera simplement à ce sujet que la Visite avait été de prime abord dénoncée par les progressistes comme un moyen de faire pression contre la liberté des sœurs américaines.

Par ailleurs, dans une étude statistique, le rapport note la forte diminution du nombre de religieuses depuis les années 1960, mais ajoute une analyse à cette statistique : le grand nombre de religieuses entrées depuis les années 1940, qui a commencé à décroître brusquement, notamment parce que religieuses opposées aux enseignements du magistère quittaient la vie consacrée. Le rapport semble donc mettre entre parenthèses la génération dont sont issues beaucoup des congrégations progressistes, dont l’âge moyen actuel tourne autour de 70 ans.

Enfin, le rapport se fait aussi l’écho des doléances de ces religieuses qui considèrent être trop ignorées dans la vie de l’Église, et notamment dans les prises de décision sur les sujets qui les concernent. Une revendication d’autonomie, en somme, qui n’a que peu de chances d’être acceptée par la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée, clairement opposée aux dérives libérales et modernistes d’ordres religieux qui ont abandonné l’habit, la vie en couvent et tout ce qui, en réalité, constitue la vie monastique féminine au sein de l’Église depuis des siècles.

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