ivgsg

Décryptage – Quand l’IVG met en péril l’égalité des sexes

Download PDF

L’idéologie désordonnée ne sait plus comment s’auto protéger. Développer l’IVG d’un côté favoriser, l’égalité homme-femme de l’autre, sans parler de la déconstruction des genres, autant de progrès tous azimuts qui finissent par se gêner l’un l’autre. C’est l’éternelle limite de l’idéologie. En reposant sur le mensonge et en se coupant du réel, elle bute un jour ou l’autre sur ses propres contradictions.

C’est ce qui pointe son nez pour l’IVG et l’égalité homme-femme avec l’adoption de la loi permettant aux sages-femmes de pratiquer l’avortement, au grand désarrois du Point.

Les gynécos vent debout contre l’arrêt maladie après l’IVG

Les praticiens contestent l’autorisation pour les sages-femmes de pratiquer l’IVG médicamenteuse et de délivrer les arrêts qui peuvent s’ensuivre.

Oui, vous avez bien lu : ce sont bien les gynécologues qui veulent mettre le holà aux arrêts de travail consécutifs à certaines interruptions volontaires de grossesse (IVG). Explications. Le Syndicat national des gynécologues obstétriciens (Syngof) voit d’un mauvais œil l’autorisation toute récente pour les sages-femmes de pratiquer des IVG par voie médicamenteuse (moins de cinq semaines de grossesse). Cette mesure, adoptée le 5 juin dernier dans le cadre de la modernisation du système de santé, leur permet également de délivrer des arrêts de travail, de quatre jours renouvelables.

Pour le syndicat, « ce décret rendant possible la prescription d’un arrêt apparaît comme les prémices d’une médecine pleinement exercée par une profession qui ne l’a jamais apprise, avec les risques que cela comporte pour les patientes », peut-on lire sur le site du Syngof.

Bataille sur l’égalité des sexes !

Mais la secrétaire générale du syndicat va plus loin. Élisabeth Paganelli a estimé, sur le compte Facebook de l’organisation, que ces arrêts risquaient de porter atteinte à l’égalité hommes-femmes. Selon l’obstétricienne en effet, mieux vaut poser un discret congé – et non un arrêt –, mais, surtout, rien du tout, s’il n’y a pas de complications. « Si on considère que la femme est l’égale de l’homme au sein du travail et pour qu’elle puisse enfin être payée comme l’homme et avec égalité, il faut que les professionnels de santé évitent les arrêts de travail injustifiés à leurs patientes », écrit encore la praticienne.

Source Le Point