Lezing Distelmans 03

Belgique : 150 000 € pour un promoteur de l’euthanasie

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Wim Distelmans donnant une conférence
sur l’euthanasie
S’engager pour rendre l’euthanasie socialement acceptable mérite bien une récompense. C’est ce qu’a estimé l’Université libre de Bruxelles (Vrije Universiteit Brussel, VUB) qui vient d’accorder une bourse  de 150.000 euros au Pr Wim Distelmans pour son « engagement social en faveur d’une fin de vie digne ». Il y est déjà titulaire de la chaire « Pour le droit à une fin de vie digne »
.
Le site de la VUB exprime sa gratitude avec une naïve candeur :

« L’Université libre de Belgique désire ainsi exprimer sa reconnaissance à l’égard du travail de Wim Distelmans dans un domaine très important sur le plan idéologique et qui, jusqu’à une date récente, était difficile à défendre auprès d’un large public flamand. »

En d’autres termes, Wim Distelmans a su rendre l’inacceptable acceptable, il a fortement contribué à changer les codes moraux d’une population jusque-là enfoncé dans l’obscurantisme du refus de l’euthanasie, il a été l’un des artisans-clef de sa légalisation en Belgique il y a dix ans.
 
Le recteur de l’université, Paul de Knop explique le mode opératoire : « Wim Distelmans traduit ses vues scientifiques à destination du grand public d’une manière très accessible. Il participe à d’innombrables représentations, participe à des débats dans les médias et écrit, lui-même, de nombreux articles de vulgarisation. » Il est un « symbole fantastique de l’importance qu’accorde l’université au traitement respectueux des personnes », précise le site de la VUB.
 
Le profil de Wim Distelmans n’est pas sans rappeler celui de Pierre Simon en France qui, sous couleur de venir en aide aux souffrances de femmes – il fut le promoteur de l’« accouchement sans douleur » – joua un rôle de premier plan fit légaliser la contraception, puis l’avortement (et qui rêvait, comme il le raconte dans La vie avant toute chose, d’instituer des avortements imperceptibles en systématisant la vidange utérine mensuelle médicalisée – une idée qui n’a pas pris…).
 
Distelmans, lui, est spécialiste des soins palliatifs. Et donc, on peut le supposer, réellement remué par la souffrance de ses semblables.
 
Mais c’est en plaidant pour l’extension de ces soins qu’il a, en même temps, fait la promotion de l’euthanasie et même mis en place un forum d’information sur la fin de vie (LEIF) qui comprend un numéro téléphonique de soutien, LEIFlijn (« ligne de vie »… faut oser ).
 
Wim Distelmans pratique lui-même l’euthanasie et, juge et partie, il fait partie du comité gouvernemental chargé de vérifier la conformité des euthanasies pratiquées en Belgique avec la loi.
 
Cela ne manque pas de sel lorsqu’on sait que Distelmans est ce que l’on pourrait appeler un euthanasieur militant, spécialiste des cas bizarres qui n’ont carrément plus rien à voir avec les souffrances insupportables du malade à l’extrémité de sa douloureuse agonie qui ont été invoquées dans un premier temps pour justifier la loi.
 
C’est lui qui soutient l’euthanasie des personnes en voie de devenir démentes, telle qu’elle se pratique déjà aux Pays-Bas. C’est lui qui avait approuvé l’euthanasie d’un couple de personnes âgées en 2011 : voir ici. Lui encore qui avait pratiqué l’euthanasie sur une femme transgenre mécontente de son opération de transformation en homme. Et c’est toujours lui qui a mis à mort deux jumeaux belges désespérés de devenir aveugles. Il va de soi que Wim Distelmans soutient l’euthanasie des mineurs actuellement en voie de légalisation en Belgique (elle est déjà légale aux Pays-Bas).
 
Cela vaut bien 150.000 euros, non ?
 
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© leblogdejeannesmits

 

 

6 comments

  1. Boanergues

    1. Rectification : L’Université Libre de Bruxelles N’EST PAS l’Université Libre de Belgique (qui n’existe pas !).

    2. Précision qui éclairera le débat : l’Université « Libre » de Bruxelles (VUB pour les flamands) est un exsudat de la franc-maçonnerie.

    3. Où se positionne, dans le chef de ce pseudo scientifique, dénommé Distelmans, le respect de la personne humaine lorsqu’il s’agit ni plus ni moins de l’assassiner ?

    4. Qu’y a-t-il de « scientifique » à assassiner quelqu’un ? Cela vaut-il une bourse ?
    Certainement pas !
    Il faudrait alors gracier et accorder des bourses à tous les assassins qui peuplent nos prisons…

    5. Il n’y a AUCUN obscurantisme à refuser l’euthanasie. Il s’agit tout simplement de la reconnaissance de la réalité que SEUL DIEU a le droit de vie ou de mort sur SES créatures. Par contre, l’obscurantisme se cache dans les loges maçonniques !

    La véritable eu-thanasie réside dans le fait d’accompagner , avec délicatesse, une personne qui souffre et de lui faire comprendre que le salut de son âme ne réside pas dans le fait de payer un médecin tueur à gages pour se faire zigouiller, mais bien dans le fait de demander pardon à Dieu et de Lui offrir ses souffrances pour la réparation de ses fautes sur terre et pour toutes les âmes qui sont dans la souffrance.

    La véritable eu-thanasie est un acte de CHARITE et de VIE et non une mise à mort !
    Celui qui ne comprend pas cela n’a décidément RIEN COMPRIS, mais alors RIEN COMPRIS, au sens de la vie et relève d’un obscurantisme à vomir.

    Lorsqu’on en arrive, avec l’aide puissante de la prière qu’aucune médecine ne remplacera, à conduire un patient sur le seul chemin du salut, on constate à chaque fois une grande paix s’installer dans son coeur et dans son âme.
    Et sa vie change complètement !

    La prière en fin de vie est CAPITALE, car si l’homme est ingrat, DIEU NE L’EST PAS !

    La vérité de l’eu-thanasie est là, et non pas dans les théories pseudo-scientifiques de cette crapule de Distelmans et de ses congénères francs maçons ou non !

  2. Picheau

    Avortement, Euthanasie, dénaturation de la nature humaine sont précisément ce que nous aïeux ont combattu en luttant contre le nazisme, le fascisme ou le communisme. Et, chose plus curieuse encore, ces « droits  » n’existent que dans les états ayant aboli la peine de mort pour les plus grands criminels!!!

    Pourtant la définition d’un meurtre, c’est bien d’ôter le vie à quelqu’un!
    ôter la vie d’un enfant à naître, d’un enfant déjà né, d’un adulte, d’un vieillard, d’un handicapé ou d’un mourant, cela reste et restera toujours un crime !!!!!

    Je ne veux, ici, jeter la pierre à personne, ni accuser qui que ce soit, mais ce n’est pas la peine de jouer sur les mots : ôter la vie, pour quelque motif que ce fût, est un meurtre !!!!

    Récompenser une personne qui prône le meurtre des autres, cela revient à se faire complice d’un meurtrier !!!!

    On aura beau l’emballer dans tout le « papier cadeau » que l’on voudra, l’euthanasie est un meurtre (ou une aide au suicide, ce qui est la même chose)! Idem pour l’avortement !!!
    Nous sommes tous coupables si nous ne dénonçons pas ces meurtriers !!!

  3. Françoise Authosserre

    Mais que fait la Royauté de Belgique ? N’a-t-elle aucun pouvoir ? Se contente-t-elle de parader les jours de cérémonie ? Idem aux Pays-Bas. Il se passe des choses bien tristes dans ces pays.

  4. Andrews

    Je suis abasourdie par la plupart de ces commentaires…Avec de telles idées. En faisant preuve d’un tel obscurantisme, on pourrait craindre que l’inquisition renaisse de ses cendres !
    Bien au contraire, nous pouvons remercier le Pr Distelmans qui, comme d’autres médecins (aux Pays-Bas ou en Belgique) pleins d’humanité, écoutent réellement leurs patients,comprennent leurs souffrances et respectent leurs choix lorsque leurs état est compatible avec les lois existantes sur la fin de vie dans ces deux pays. N’oublions pas qu’au benelux les soins palliatifs sont bien mieux développés et accessibles qu’en France (par ex.) qui n’a pas encore su légiférer sur une loi digne de ce nom.

  5. Docteur Yves de Locht

    Médecin généraliste à Bruxelles, je pratique des euthanasies que je considère comme les derniers soins que je me suis engagé à donner à mon patient que je connais depuis longtemps.
    Il ne s’agit évidemment pas d’un meurtre mais d’une aide à mourir dans la dignité pour quelqu’un qui souffre physiquement et psychiquement.
    Je suis un être humain et j’accompagne un autre être humain jusqu’au bout. YdL.

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