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Décryptage – Congé parental – A quand une vraie politique de la famille ?

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Dans un article du Point, nous apprenons que la nouvelle mouture du congé parental ne fait pas recette. Les pères ne semblent pas empressés de profiter de ce nouvel avantage. Ils le sont d’autant moins que, globalement, ce sont eux qui ont le salaire le plus élevé et que les ménages ne peuvent pas toujours se payer le luxe de l’idéologie.

En effet, cette mesure insérée dans la politique familiale, n’a jamais été une incitation pour la famille, mais une nouvelle volonté de lutter contre « l’inégalité des sexes ». Avec une habitude désormais consommée, les élus du peuple français, s’enhardissent de lois fourre-tout, sans cohérence, ni interne, ni avec les autres lois pondues de la même façon.

Les textes de lois sont une mosaïque de sentimentalisme médiatique qu’il convient d’apaiser ou de contenter, de satisfactions lobbyistes, le tout cousu d’idéologie. En un mot notre arsenal législatif est un condensé d’opportunisme sans l’ombre d’une vision. Le nombre croissant de lois sans décret d’application ne fait que révéler la confusion et la non préparation de cette assemblage d’annonces.

C’est ainsi que les élus de la nation finissent par adopter des lois n’ayant aucun rapport avec le monde réel qui concerne ceux dont ils ont reçu délégation. Ils oublient du reste que la souveraineté ne leur appartient pas et se considèrent comme dépositaires de celle-ci, transformant le peuple souverain en clients électeurs.

Certes ces lignes ne font qu’enfiler des perles. Cependant, souligner l’incohérence des mesures mises en place renvoie à l’absence de vision d’ensemble. D’une part de telles mesures montrent, par leur inefficacité, qu’elles ne répondent pas aux besoins réels de la population. D’autres part, elles signent le divorce entre idéologie et réalité.

Peut-on lier la lutte pour l’égalité des sexes à une politique familiale ? Peut-on promouvoir la famille sans prendre acte de son pilier fondateur, la complémentarité des sexes et donc la véritable nature différenciée homme femme ?

Le réel est toujours un boomerang qui vous revient en pleine figure. Il est illusoire de vouloir défendre la famille, sans défendre d’abord la vérité anthropologique. Aujourd’hui en effet, nous avons construit, y compris dans le subconscient des familles les plus « réactionnaires », une société émasculée d’où l’homme a été chassé. Au risque de passer pour un macho réac, c’est aujourd’hui l’homme dans sa spécificité qu’il faut défendre. Sans parler du mâle prédateur, dominateur, l’homme a sa propre place dans la société. Or de nos jours, il lui est interdit d’être « homme », sous peine d’être montré du doigt. Même si les postes à responsabilités semblent majoritairement tenus par des hommes, ce sont bien les femmes qui gouvernent et sans partage, directement ou indirectement. Les femmes qui gouvernent ou plus exactement une certaine idéologie féministe qui n’hésite pas à menacer de la même manière les femmes elles-mêmes, au point que certaines n’osent plus dire qu’elles trouvent leur bonheur dans l’éducation de leurs enfants. Nombre même n’osent plus se plaindre de ce que leurs époux sont comme « asexués », mais pourtant, elles continuent de rêver au « beau mâle ténébreux » qu’elles vont, à l’occasion, trouver du reste.

Alors qu’on parle d’inégalité homme femme, il serait peut-être temps de laisser aux hommes, le droit d’être ce qu’ils sont. Les femmes ne s’en sentiront que plus femme. Personne ne gagne vraiment dans ce duel fratricide. L’homme ne peut vivre ce qu’il est (ce qui ouvre nombres frustrations) et la femme ne trouve plus son vis-à-vis pour la combler. Elle en ressent un manque existentiel qui se transforme en malaise et ainsi en va-t-il de l’actuel cercle vicieux et conflictuel de notre temps. Précisons qu’il ne s’agit nullement de revenir aux excès du passé, ces derniers n’étant pas plus conforme aux réel que les actuels.

 

Bien entendu ce tableau est brossé à la serpe et sans nuances. Il n’en veut pas moins souligner la caricature dans laquelle nous nous enfonçons, y compris dans nos « bons milieux » soi-disant préservés. Sans cette prise de conscience, toute politique familiale sera condamnée à l’échec, car déconnectée du réel le plus fondamental.