Entretien- IVG – Délit d’entrave numérique seule réponse aux femmes qui souffrent ?

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L’ « acharnement » du gouvernement sur le sujet de l’IVG fait réagir Jean-Frédéric Poisson : « le totalitarisme est en marche », constate-t-il, commentant la volonté de Laurence Rossignol de mettre en place un « délit d’entrave numérique » pour « faire taire les sites proposant une alternative à l’avortement » (cf. IVG : Laurence Rossignol souhaite créer un « délit d’entrave numérique »).

 

Ces sites internet, la ministre a « donné l’occasion à beaucoup d’auditeurs d’aller les consulter pour se faire un avis ». Ils abordent « il est vrai la question de l’avortement en précisant qu’il existe des alternatives et que ce n’est pas une bonne chose en soi. Est-ce donc le crime qui nécessite de les faire taire de force ? ».  Sur ces sites « concurrents » de celui, dédié, du gouvernement, on trouve des témoignages de femmes « qui souffrent après leur avortement et qui auraient aimé être ‘mieux informées’ ». « Le gouvernement a-t-il donc pour projet de faire taire celles qui souffrent de leur avortement parce qu’il faudrait le promouvoir à n’importe quel prix ? Est-ce que les larmes de ces femmes seront elles aussi considérées comme un ‘délit d’entrave numérique’ à l’avortement ? »

 

Sur le site dédié du gouvernement « promu à coup de milliers d’euros », « l’avortement est systématiquement la seule solution proposée ». Pourtant, « l’immense majorité s’accorde à dire que l’avortement est une triste solution ». La baisse du nombre d’avortements en France « doit devenir un objectif de santé publique ».

 

Jean Frédéric Poisson dénonce la « mauvaise fois hors-norme » et la « volonté totalitaire sans limite »d’un « gouvernement esclave de son idéologie mortifère ». Après avoir « imposé un aberrant quota d’avortements dans les hôpitaux », le gouvernement « menace directement ceux des Français qui considèrent que les femmes ont le droit de savoir exactement ce qu’est un avortement d’abord, et quelles solutions alternatives s’offrent à elles ensuite (…) C’est encore une fois la liberté que ce gouvernement tente de supprimer. Le faire au nom du droit des femmes, voilà la vraie perversité ».

Source Généthique.org