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Info – Quebec – Jeûner à mort, recours de ceux qui n’ont pas droit à l’aide à mourir

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Au Québec, le cas de Hélène L., morte au 14e jour d’un jeûne total à 70 ans, a défrayé la chronique. Marginal, ce choix de fin de vie concernant des personnes qui ne sont pas éligibles à l’aide à mourir, serait cependant appelé à croître. Pour y faire face, le collège des médecins prépare « un guide pour aider les médecins à accompagner leurs patients qui choisiront de mettre fin à leurs jours par le jeûne, en se privant d’eau et de nourriture ».

 

Incriminé, un conflit entre la loi québécoise qui « impose qu’un patient soit en ‘fin de vie’ pour bénéficier de l’aide à mourir » et la loi fédérale qui « exige que ‘la mort d’un patient soit raisonnablement prévisible’ ». Une opposition qui entretient le flou quant à l’application desdites lois. Elle « pénalise » particulièrement les patients atteints de maladie dégénératives « dont l’espérance de vie est difficile à définir ». Pour l’avocat Jean-Pierre Ménard, la loi fédérale les « prive de leurs droits ».

 

Pour éviter ces cas extrêmes de mort de faim et de soif, Gaétan Barrette, actuel ministre de la Santé, affirme que les médecins qui procéderaient à des aides médicales à mourir « s’ils estiment qu’ils respectent le Code criminel » ne seront pas poursuivis. Les médecins, quant à eux, restent prudents face à ces déclarations. Le ministre assure faire pression sur le gouvernement fédéral, qui« doit s’ajuster ». Un ajustement qui doit passer, selon lui, par un élargissement de l’accès à l’aide médicale à mourir.

 

Source Généthique.org