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L’Affaire Stefanini : la faiblesse argumentative du Pape

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Philippe Arino commente sur son blogue le refus non formulé du Saint-Siège d’accepter la nomination d’une personne homosexuelle au poste d’ambassadeur de France. En voici un extrait :

« […] Je vais vous dire franchement. Mon inquiétude par rapport au discours papal sur l’homosexualité, c’est que celui-ci est fragile. Le Pape ne parle toujours pas de l’orientation homosexuelle en des termes explicites ni justes, puisqu’il centre son opposition à celle-ci sur la soi-disant dichotomie « homo mais pas gay », ou bien « homosexualité intime / homosexualité sociale » (comme s’il y avait deux communautés homos, comme s’il y avait d’un côté le « signe de péché » et de l’autre le « péché », alors que la frontière entre les deux est d’autant plus mince qu’elle est niée ou au contraire exacerbée démagogiquement). Tout ça pour ne pas traiter le sujet de l’homosexualité de manière vraie, globale et frontale.

Par exemple, quand le Pape François conclut, dans l’avion de retour des JMJ de Rio (ok, ça date un peu, mais quand même : ça reste une ânerie) : « Le problème n’est pas cette tendance. Le problème, c’est d’en faire du lobbying. », ÇA NE VA PAS. La tendance homosexuelle est déjà un problème, quand bien même ce soit un signe de péché et non un péché à la base. Le signe de péché qu’est l’attraction homosexuelle, même s’il est beaucoup moins grave qu’un péché car il n’est que partiellement acté, qu’« en suspension », qu’il n’est pas libre, et qu’il semble plus hérité que choisi, reste une réalité qu’on ne peut ni banaliser, ni justifier, et qui peut s’actualiser si on ne l’identifie pas comme mauvaise. La tendance homosexuelle, c’est une peur (de la différence des sexes) ou une blessure (de l’identité et de l’affectivité). Donc même ça, ce n’est pas rien ! et ce n’est pas un bien ! je suis désolé ! Le problème de l’homosexualité ne se situe pas uniquement dans le fait qu’elle soit rendue visible ni du fait qu’elle se politise en groupe de pression. L’homosexualité est déjà un problème individuel, un problème dans la sphère du privé, un problème fantasmatique et parfois factuel. L’argument papal « Ça devient un lobby, donc c’est surtout ça le problème », excusez-moi votre Excellence, mais NON ! L’homosexualité serait justifiée sous la forme de désir intime à ne pas condamner que déjà ce serait une démarche fausse, pudibonde, lâche et homophobe ! Pourquoi a-t-on peur de condamner le désir homosexuel ? Il n’est absolument pas la personne qui le ressent ! Si on en a peur, c’est qu’on confond encore désir et personne, ou acte et personne… donc on rentre dans une démarche d’homophobie, de peur et de justification de cette peur ! Attention.

Non, je suis désolé, l’argumentaire public du Pape sur l’homosexualité n’est pas encore au point, et risque de faire des catastrophes. Il ne suffit pas de dire « J’accueille les personnes homosexuelles et je ne les juge pas. » Car c’est une évidence qui a déjà été dite et redite, et qui se fige en sophisme dangereux si elle n’est pas illustrée par des faits et des mots plus clairs qui s’adaptent aux contextes humains du moment. Ce qui compte de dire maintenant, ce sont les formes de cet accueil, les cadres. Et l’Affaire Stefanini, montée en épingle par les médias et les lobbys, est un appel, une formidable opportunité pour définir ces cadres d’accueil (je vous renvoie à mes deux articles : article 1 sur les 3 mots magiques conseillés au Pape ; article 2 sur la forme de la pastorale spécifique). Si on la voit comme le piège médiatique qu’elle n’est pas en réalité, c’est que nous ne sommes pas encore dans la Vérité par rapport à l’homosexualité. C’est de notre faute.

17 comments

  1. Critiquer le pape est facile mais ne pas raisonner selon la méthode de cause à effet est une erreur: la cause est l’imbécillité première de proposer un PD au poste d’ambassadeur de France. Il faut être taré pour provoquer ce pape !

    • toto

      La subversion mondialiste s’appuie sur plusieurs piliers: la finance incontrôlée, l’islam et la sodomisation de la société dès l’enfance (tentatives de dépénalisation de la pédophilie, de l’inceste), après l’échec relatif du massacre des innocents (bébés à naître et personnes âgées). La destruction de l’Eglise est le but incontournable pour permettre l’avénement de l’Antéchrist, créature de Satan. En éliminant toutes les autorités surnaturelles et naturelles, l’Antéchrist pourra imposer SON autorité.

  2. thierry

    Le pape est effectivement prisonnier d’un politiquement correct desservant en premier lieu les homosexuels eux-mêmes. Ce type de prose vide prive les nécessiteux d’une aide en vérité. Aucun espoir de cheminer vers la guérison de leur souffrance (inhérente à cet état quoique l’on se plaise à dire) tant que l’on nie cette dernière. Confond l’essence de la personne avec l’attirance accidentelle pour le même sexe fait qu’il n’y a pas de miséricorde possible, et donc pas de changement proposé. Tout ce blabla est pitoyable, digne du vide sidéral d’une religion qui a perdu son sens réel.
    De toute manière, quasiment aucun clerc (tradi et moderno même combat) ne comprenant de quoi il retourne (c’en est désespérant), il n’est pas étonnant que le pape lui-même croie à la fatalité de l’homosexualité, et refuse donc d’espérer que le christ puisse soigner ce qui doit l’être une fois que le diagnostic a été posé.
    Il faut répéter et clamer qu’il n’y a pas d' »essence homo », simplement une attirance pour le même sexe, qui se change, par la grâce et l’effort, une fois que l’on a vu qu’il n’est en rien normal d’être assujetti à ce désir là.
    Pour un clerc (je ne connais que très très peu d’exceptions, les moines étant eux bien plus lucides, et surtout priants ce qui fait la différence) : « homo un jour homo toujours », croire au miracle suppose d’avoir la foi, et malheureusement la foi est un don gratuit…

  3. hermeneias

    Philippe Arino ne semble pas distinguer 2 approches distinctes mais , bien sur , non contradictoires de la question homosexuelle

    1/ l’approche théologique et philosophique , doctrinale
    2/ l’approche pastorale

    En christianisme catholique , ces 2 approches doivent être intimement coordonnées avec des accents différents selon le contexte théorique de réflexion générale ou un contexte pratique de décision particulière .
    En l’occurrence il ne faut pas se tromper de registre …..

    Dans le Christ Vérité et Charité ne s’opposent pas mais , comme dit le psaume , « Amour et Vérité se rencontrent , Justice et Paix s’embrassent ».

    « Patienza » comme disent les amis italiens

  4. Maurice

    Que ce passera-t-il si le pape accepte un ambassadeur homo ?
    Ne serait-ce pas le début de déviances de toute sorte ? N’y aura-t-il pas des personnes qui essaieront n’importe quoi pour voir jusqu’où il est faisable d’aller ? Et même si une limite est mise par un refus, n’y aura-t-il pas de voix qui s’élèveront en clamant que jusque là le pape n’avait pas opposé de refus, pourquoi en faire un maintenant ?
    Souvenons-nous :
    Tends ta main et on t’arrache le bras !

    • JEAN

      ce n’est pas le premier ambassadeur homo près le Saint-Siège! C’était sous un président de droite et sous Jean-Paul II. Faut-il le nommer ?
      c’était de notoriété publique. Mais ce n’était pas un homme du lobby, voulant faire « avancer » la cause.

      • Maurice

        Vous faites très bien de faire la remarque :
        c’était de notoriété publique. Mais ce n’était pas un homme du lobby, voulant faire « avancer » la cause.
        La différence est là, il veut faire avancer la cause !
        Et en étant nommé, il sera pris en exemple par d’autres comme lui, et pas que puisque d’autres déviants y verront l’entre-bâillement d’une porte ou ils pourront s’engouffrer.
        Trop appliquent : on leur tend la main, ils prennent le bras ! (au besoin de force)

  5. Diamond

    Oui, nous aimons ce pape plus que tous les autres peut-être, parce que, non seulement, il risque de manquer le coche pour son salut personnel, mais je ne dis pas qu’il risque, je dis plutôt qu’il entraîne avec certitude non seulement des chrétiens mais aussi une multitudes d’autres âmes vers l’enfer, car ses propos ambigus, peu clairs tendent à ménager la chèvre et le chou… et le loup n’est pas loin, il est même présent plus que jamais.
    Comment peut-on sur ce plan, proposer 50 ans après, une relecture de Vatican II, car « Il n’a pas été compris » Propos loufoques… Si Jésus enseignant, si un catéchiste n’arrive pas à se faire comprendre c’est que ce sont des propos enfumés.
    En deux mots j’explique: Une tendance sexuelle anormale, attirance vers le même sexe, n’est en soit, pas un péché… C’est le passage à l’acte qui en est un. C’est grave et il faut s’en accuser en confession avant d’aller communier…ou, avant de mourir, (le bateau coule) un bon acte de contrition parfaite. C’est simple, mais c’est justement cela qui est difficile. Ces gens qui vivent de telles tendances se doivent d’être des héros et non des éros.
    Ces tendances désordonnées, venant disons pour une cause parmi d’autres, c’est que les parents ont désiré… disons une fille, et vient un garçon, qui portera en lui ce désir d’être fille… Nos députés veulent faire d’une anomalie, d’une déficience de notre société, une norme à laquelle tout le monde (maires compris) devrons se plier…. Ils ont vraiment perdu la tête, et une France sans tête, c’est vraiment la révolution. On rêve d’une autre évolution. Vive l’arrêt public !!!

  6. Daniel

    Autrefois l’homosexualité était officiellement et scientifiquement une maladie psychique jusqu’à ce qu’on la sorte de la nomenclature internationale il y a une vingtaine d’années. Depuis elle s’est auto-proclamée « nature » (ou troisième et quatrième sexe) et a réclamé et obtenu des droits liés à une nature et non à une maladie psychique. Or la nature humaine est uniquement bisexuée et toute déviance est une maladie. Dire ceci n’est pas injurieux, je le pense, pour les personnes qui en sont atteintes. De même par exemple la cleptomanie n’est pas une injure.
    Aucune communication scientifique objective n’est disponible pour comprendre cette tendance. Or cette tendance est bien plus complexe qu’on le croit et pas aussi innocente tout au moins pour certains comportements. Par exemple ceux qui ont des pratiques sexuelles indifférenciées, y compris avec leurs compagnes, ceux qui ont des pratiques bucco-génitales, etc.
    En dehors de l’attirance pour une personne de même sexe il y a aussi l’attirance du mal et aucune étude scientifique n’a éclairé cela, ce qui fait qu’on continue de parler d’attirance (au même titre que celle hétérosexuelle) et non de désirs déviants.
    D’autre part on ne sait rien sur la genèse de cette attirance, est-ce au corps défendant de la victime ou initié et entretenu par l’homosexuel lui-même, donc fautif, même s’il fini par succomber à l’addiction et que cela lui arrive à un âge où il manque de discernement moral ? Et on sait que les éphèbes sont bien souvent initiés par des vieux vicieux, il n’y a pas que des petits enfants qui sentent monter en eux la tendance au fil des années.
    A une époque où la pornographie est devenue une normalité, où les pratiques sexuelles au sein des couples est déviante, comment empêcher de voter des lois iniques les élus adeptes de l’individualisme et de l’athéisme, du relativisme et du vagabondage sexuel ?

    • Ce raz-de-marée de l’homosexualité n »a rien de bien nouveau dans l’histoire:Sodome et Gommohre,l’Athènes « démocratique » du V° AVJC,la républicaine romaine au 1° AvVJC,etc.L’homosexualité a toujours existé à l’état endémique-environ 1 à 1,5%chez les hommes,0,5 chez les femmes mais parfois à l »état épidémique comme ci-dessus.La première est sans doute d’origine chromosomique-X ou Y faibles-,la seconde d’ordre spirituelle lorsqu’une religion traditionnelle s’écroule comme à Athènes-lire de Paul Veyne: »les grecs croyaient-ils à leurs dieux? »- et à Rome-lire de Fustel de Coulanges « la cité antique »!En général l’épidémie dure d’un demi-siècle à un siècle,les homosexuels ne se reproduisant et revient à l’état endémique.Le premier mariage -deux fois-de l’histoire entre deux hommes a été celui de Néron!A ces époques,les groupes de pression homosexualistes existaient aussi,voir Socrate et son éloge de la pédérastie!

  7. Inquiétant de voir l’attitude positive de Monseigneur Vingt trois quant à cette nomination,
    Acquiescement aussi pour deux mille mosquées supplementaires dont certaines avec minaret et la prochaine étape sera le chant du muezzin, déjà expérimenté à Lyon pour « voir les réactions »…..
    Le langage du Pape François n’est pas très clair, sur beaucoup de sujets……
    Que l’Esprit Saint nous donne Monseigneur Sarah pour Pape rapidement, car son langage est celui du Christ.

  8. Sami

    Et bien, Philippe Arino ! Toute mon admiration .
    En effet, le Pape doit renoncer à plaire aux médias comme vous avez renoncé à plaire aux homos.
    Ce qui vous a donné une autorité spirituelle qu’il n’a pas.

  9. NAVARRO Jean Marc

     » La loi n’est pas faite pour ceux qui font le bien, mais pour les malfaiteurs et les rebelles, pour les gens qui méprisent DIEU et les pécheurs, pour ceux qui n’ont ni respect ni scrupule à l’égard de ce qui est sacré, ceux qui tueraient père et mère, les assassins, les débauchés, les homosexuels, les marchands d’esclaves, les menteurs, les gens sans parole, et d’une manière générale, pour tous ceux qui commettent des actions contraires à l’enseignement authentique que vous avez reçu. Cet enseignement est conforme à la Bonne Nouvelle qui m’a été confié et qui révèle la Gloire du DIEU Bienheureux. ( 1. Thimotée 1.6.11 ).

    Parole du Christ :  » Le ciel et la terre passeront, mais mes Paroles ne passeront point.  » ( Mathieu 24/35.)

  10. Pauvre pécheur que je suis

    Le rôle de l’Église est de sensibiliser tous les pécheurs à leurs péchés, de telle sorte que l’Église aura toujours le doigt prit entre l’écorce et l’arbre, car nous le sommes tous pécheurs…

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