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Le problème ? Il y a trop d’êtres humains. Le Prince Charles est d’accord

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Si vous ne savez pas qui est Paul Ehrlich, ni son épouse, Anne, vous connaissez au moins Charles, héritier du trône du Royaume-Uni, prince de Galles. Eh bien, les deux premiers – surtout le premier – sont les grands prophètes de malheur qui voyaient le monde sombrer dans la famine, tomber dans l’Apocalypse en raison de la prolifération de l’espèce humaine. The Population Bomb, le livre de Paul paru à la fin des années 1960, contenait une masse de prédictions plus catastrophiques les unes que les autres, jamais réalisées, à tel point que nombre d’entre elles ont été censurées dans des éditions ultérieures de l’ouvrage pour ne pas trop attirer l’attention sur ses multiples erreurs.

Paul et Anne Ehrlich viennent de publier, pour The Royal Society, société savante britannique comparable à l’Académie des sciences en France, un rapport résumant tous les malheurs qui attendent l’humanité du fait du réchauffement climatique, de la surconsommation d’énergies fossiles, le « l’émpreinte écologique » de ce grand nuisible qu’est l’homme, de la course à la croissance. Le prince Charles, grand écologiste devant l’éternel, l’a applaudi des deux mains. Titre du papier : « Le collapsus de la civilisation globale peut-il être évité ? »

Rien de bien étonnant à cela, mais il faut quand même relever ceci : la solution proposée par Paul et Anne Ehrlich – pour le « bien » de l’humanité », cela va de soi – est de contrôler la population qui déjà, soutiennent-ils, a atteint un niveau « insoutenable ».  Moyen radical de réduire la consommation…

« En plus de concentrer leur recherche sur les manières d’éviter le collapsus, il est nécessaire que les scientifiques de la nature coopèrent avec les sociologues, spécialement avec ceux qui étudient la dynamique des mouvements sociaux. De telles coopérations pourraient développer des manières de stimuler une augmentation significative du soutien public à une action immédiate et décisive pour agir sur le problème. Hélas, la conscience parmi les hommes de science du fait que l’humanité se trouve dans une situation très grave n’a pas été accompagnée par une prise de conscience, ni par une pression populaire en vue de contrer les influences politiques et économiques qui jouent sur la crise actuelle. Sans pression significative de la part du public, exigeant que l’on agisse, nous craignons qu’il n’y ait que peu de chance de changer de voie assez rapidement pour empêcher le désastre. 

« La pression nécessaire, cependant, pourrait être engendrée par un mouvement populaire basé sur la société universitaire et civile en vue d’aider à conduire l’humanité vers le développement d’une nouvelle intelligence multiple, « l’intelligence de prévision » qui fournisse l’analyse à long terme et la planification que les marchés ne peuvent livrer. L’intelligence de prévision pourrait non seulement systématiquement regarder vers l’avant, mais encore conduire les changements culturels vers des issues souhaitables, telles une résilience économique accrue. Aider à développer un tel mouvement  et une intelligence de prévision sont des défis majeures qui s’adressent aujourd’hui aux scientifiques, une lame acérée pour la recherche qui devra couper vite si les chances d’éviter la catastrophe doivent être améliorées. 

« Si l’intelligence de prévision devait s’installer, bien plus de scientifiques et de planificateurs de politiques (et la société elle-même) pourraient, par exemple, comprendre la contribution de la démographie au problème, arrêter de traiter la croissance de la population comme une “donnée” et tenir compte des bénéfices nutritionnels, sanitaires et sociaux qu’il y aurait à stopper de manière humaine la croissance en-deçà des neuf milliards et d’initier un lent déclin. Ce serait une tâcher monumentale, vu la dynamique de la croissance de la population. Monumentale, mais non point impossible, si la politique pouvait être programmée de manière globale pour donner aux femmes les pleins droits, l’éducation et les opportunités de travail, et pour doter tous les êtres humains sexuellement actifs des contraceptifs modernes et de l’avortement de secours. Jusqu’à quel point de telles mesures réduiraient la fertilité demeure controversé mais elles sont probablement de l’ordre du gagnant-gagnant pour les sociétés. »

Paul et Anne Ehrlich dénoncent alors « le croissant obscurantisme » (par opposition à l’illuminisme, les Lumières) qui sur le plan culturel et politique empêche cela de se réaliser dans le monde entier. « Que l’arrêt à la croissance de la population conduise inévitablement vers des changement de la structure de la pyramide des âges n’est pas une excuse pour se lamenter sur la baisse des taux de fertilité, comme cela est habituel dans les cercles européens. La réduction de la population dans ces nations sur-consommatrices est une tendance très positive, et la planification sensée peut régler les problèmes du vieillissement de la population. »

 

Ces travaux, soutenus par deux fondations américaines, ont donc rencontré l’approbation enthousiaste du prince Charles sur son site officiel, c’est ici. Il y exprime la profonde dépendance de l’homme sur la bienveillance de la Nature, approuve toutes les annonces de malheur répertoriées par les Ehrlich comme s’il étaient crédibles après le flop de leurs prédictions du siècle dernier, elles aussi au service d’un malthusianisme effroyable, et pour finit applaudit à leurs propositions de solutions, leur appel à « ajuter notre vision du monde d’une manière profonde et complète ».

« Continuer à faire du “business as usual” – les affaires, comme d’habitude – est un acte de suicide à une échelle gargantuesque », assure Son Altesse Royale avant de pointer un lien vers l’article des Ehrlich.

Mais leur manière d’en finir avec le « suicide » de l’humanité est simplement de l’organiser en faisant des hommes les ennemis et de leur disparition – avant ou après la conception – une solution « humaine ».

C’est peut-être pour cela que les prophètes de malheur du camp écologiste nous sont suspects : parce qu’ils voient l’homme comme l’ennemi, l’homme européen comme l’homme des bidonvilles d’Afrique ou d’Asie, toujours de trop 

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© leblogdejeannesmits

4 comments

  1. Gisèle

    Il me semble que le commandant Coustaud avait dit la même chose . D’après lui , les trois quarts de l’humanité devaient disparaître , afin de  » faire de l’air  » au quart restant ….ou si vous préférez , pour garder toutes ses chances à la planète …
    Il me semble qu’il était franc- maçon convaincu , donc , adepte d’une certaine pensée unique toujours d’actualité ..

  2. Jean-Claude Chevalier

    En résumé, le Prince Charles fait équipe avec le grand banquier Rockefeller , qui, en plus d’enchainer le monde avec son argent-dette, veut le tuer.

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