Les problèmes éthiques de la chimère porc-homme

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La semaine dernière nous vous faisions part de cette nouvelle concernant la réalisation d’une chimère porc-homme.

Alors que l’Évangile du jour relate cette légion envoyée dans 2000 porcs, voilà de quoi nous donner à méditer sur la chimère.

Généthique nous rappelle aujourd’hui les enjeux éthiques qui se cachent derrière cette « création d’embryon »

Des chercheurs annoncent avoir « pour la première fois créé des embryons chimères contenant des cellules souches humaines et porcines ». Les auteurs de l’étude sont américains, Juan Belmonte de l’Institut Salk et espagnols (Université de Mercia). L’objectif à long terme de telles recherches est de « faire fabriquer un pancréas, un foie ou un cœur humain par des porcs », pour pallier le manque de greffons. Mais il s’agit d’une « expérience dérangeante », car elle « rend poreuse la frontière entre l’être humain et toutes les autres espèces animales, ce qui soulève de sérieuses questions éthiques ».

L’étude publiée dans la revue Cell décrit les manipulations réalisées : des cellules souches pluripotentes induites humaines (iPS)[1] ont été injectées dans des embryons de porcs. Ces cellules humaines ne sont pas rejetées dans la mesure où elles sont injectées dans l’embryon animal à un stade très précoce, au 5ème ou 6ème jour de son développement. Les embryons chimériques ont ensuite été transférés dans l’utérus de truies porteuses. Ils se sont développés avec un nombre significatif de cellules humaines. L’expérience n’a pas été poursuivie jusqu’à la naissance de porcelets, les chercheurs ayant décidé de stopper l’expérience à 4 semaines de développement.

 

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