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Un document concernant les divorcés remariés avant Pâques

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On pourra lire en complément sur RC, le témoignage de divorcés remariés

Lu sur le blog « Salon beige » :

« Les journalistes ont  posé la question au pape dans l’avion du retour du Mexique. Ce dernier a confirmé la publication de l’exhortation post-synodale, «avant Pâques». Ce document va «reprendre tout ce que le synode a dit». Pour ce qui est des divorcés remariés «le mot-clé est “d’intégrer” dans la vie de l’Église, les familles blessées, les familles remariées. Mais sans oublier les enfants qui sont les premières victimes de tout cela».

Réponse insatisfaisante pour les journalistes qui ont insisté : «Allez-vous autoriser les divorcés remariés à communier?»

Réponse:

«Ceci est une chose qui vient à la fin… “Intégrer” dans l’Église ne signifie pas communier. La communion n’est pas une récompense que l’on réclamerait, mais il s’agit d’un travail d’intégration où toutes les portes sont ouvertes. Mais, on ne peut pas dire, d’ores et déjà, “ils peuvent communier”. Ce serait une blessure, y compris pour ces mariages et pour ces couples, car cela ne leur ferait pas faire ce chemin d’intégration

Où l’on retrouve l’enseignement de Jean-Paul II (Exhortation apostolique « Familiaris Consortio », après le synode de 1980, ndB) :

« Avec le Synode, j’exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu’ils ne se sentent pas séparés de l’Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux oeuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l’esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d’implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l’Eglise prie pour eux, qu’elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu’ainsi elle les maintienne dans la foi et l’espérance!

L’Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Eglise, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier: si l’on admettait ces personnes à l’Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l’Eglise concernant l’indissolubilité du mariage.

La réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ, et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par l’exemple l’éducation des enfants -, remplir l’obligation de la séparation, «ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux». »

Ref. Intégrer les divorcés-remariés dans l’Eglise ne signifie pas leur donner la communion

JPSC

Source Belgicatho

4 comments

  1. Jean-Paul

    « Divorcés-remariés »:
    Il serait mieux, en tant que catholiques, de dire au moins « personnes divorcées-remariées »
    et même encore mieux de dire plutôt « personnes séparées-réengagées ».
    En effet les « divorcés-remariés sont d’abord des personnes non limitées par leur qualité de divorcé
    et le divorce n’est pas vraiment une notion catholique à la différence de la séparation.
    De plus le remariage n’est pas la seule forme de nouvelle union de fait (y compris pacs et concubinage)
    dont traitera probablement le document à venir d’où « personnes séparées-réengagées ».

  2. TM

    « Où l’on retrouve l’enseignement de Jean-Paul II »
    Oui, si vous voulez le voir, vous le verrez. Mais si vous voulez voir la position de Kasper, vous la verrez aussi. Le problème de ce genre de déclarations, comme celle du synode, c’est qu’elles ne pratiquent pas la « ligne claire » (comme en BD) mais la ligne floue, d’un flou plus ou moins artistique. Du coup, tout le monde est content parce qu’il pense pouvoir tirer la couverture à soi. Ça donne raison à tout le monde : du coup, cela couvre d’un voile pudique un schisme de fait très réel qui est en train de s’installer. Au nom d’un même texte, vous aurez des pastorales à 180 degrés qui se mettront en place, chacune pensant avoir la bénédiction pontificale.
    http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351170?fr=y

  3. jpb

    Dans le repas de la dernière scène, Jésus pris le pain et le rompis, puis il le donna à tous les disciples, sauf Judas qui en était exclus. Nous sommes tous pêcheurs et affamés, célibataires, mariés où divorcés. Que l’organisation de l’Église, pour diffuser au mieux la bonne nouvelle, n’empiète pas sur le lien direct que le Christ établit avec chaque personne de bonne volonté. On ne doit pas être plus royaliste que le roi, et le pape ne doit pas prétendre prendre la place du Christ. La relation directe de chaque personne humaine avec Dieu n’est pas affectée par les décisions arbitraires de ses fonctionnaires, ce serrait un abus de pouvoir, que l’Histoire dénonce constamment, comme l’Inquisitions et autres joyeusetés. Participer à l’effort mémoriel est offert à tous, quelque soit sa situation, ses erreurs, et ses pêchés. Dieu nous aime avant tout, et nul ne peut se substituer à Lui.

  4. Jean-Christophe

     » Donne moi à boire  » dit le Seigneur à une femme de Samarie qui avait eu 5 maris et qui vivait avec un homme qui n’était pas son mari.
    Veuve 4 fois ?, ce n’est pas certain ! En tout cas elle vivait en concubinage au moment où elle est allée au puits
    Et si cette femme demandait la communion à Celui à qui elle avait donné à boire ?
    Qu’aurait fait le Seigneur ?

    Que les responsables nous expliquent mieux ce passage des Ecritures pour mieux répondre à la question des Chrétiens divorcés et remariés !

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