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Vatican, les épouses illégitimes désormais accueillies officiellement

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Voilà une décision discrète qui risque bien pourtant de faire du bruit dans Landerneau ! Le pape François à obtenu un changement de protocole pour les chefs d’Etat de confession catholique, en situation matrimoniale irrégulière.

Désormais, au même titre que les chefs d’Etats non catholiques, ils pourront se présenter avec leur compagne et paraître ensemble sur les photos officielles.

De quoi entretenir, encore davantage, le flou sur la question des séparés remariés. Il semble qu’on abandonne la pastorale du témoignage et de la cohérence avec la vérité qui fut longtemps celle du Vatican, donnant peut-être parfois l’impression d’un pharisianisme raide.

A l’image des prophètes de l’Ancien Testament, ou de la vie du Christ, les actes des pontifes sont aussi des signes visibles appelés à témoigner de la Parole divine. Et à ce titre doivent demeurer en cohérence avec elle. Comment tenir la prophétie de la main tendue, avec le témoignage de la Vérité ?

Le pape pose là un choix pastoral qui n’est pas sans risque. Il est du reste déjà récupéré par les médias pour qui la révolution de François est en marche. Donner l’exemple de l’accueil doit s’accompagner d’un discours clair sur l’intégrité du message porté par l’Eglise.

A l’heure où les rumeurs vont bon train sur l’issue du synode de la famille, il est à craindre qu’une telle décision attise la braise des rumeurs et des rancœurs.

Comme le rappelait Monseigneur Léonard au sujet du Synode

Je n’ai pas eu le sentiment d’un réel progrès d’un synode à l’autre, mais plutôt d’une répétition de ce qui avait déjà été dit. Je suis un peu resté sur ma faim. S’il y a de bonnes choses dans le texte final, j’ai été un peu déçu par le fait que l’on ait cultivé l’ambiguïté dans les points les plus délicats. Des évêques m’ont dit que des textes avaient été volontairement rédigés de manière ambiguë, afin de pouvoir être interprétés dans différentes directions. Une telle ambiguïté sur des questions essentielles est très risquée, car elle pourrait donner lieu à des pratiques qui, une fois installées et développées, seraient très difficiles à rattraper.

Pour lui, la balle est désormais du côté du pape. Alors wait and pray !

 

24 comments

  1. Rascol

    C’est le président argentin sur la photo ? Je ne sais pas s’il est remarié, mais il semble avoir l’âge d’être le père de son épouse.

  2. Papilou de Normandie

    Et les « couples » homos » etc…c’est pour quand Saint Père?? Les fumées de Satan continuent à se répandre dans l’Eglise!

    • André Billioti de Gage

      A Papilou de Normandie

      Les « homos » sont des enfants de Dieu aimés de Dieu. Je ne vois pas pourquoi le Pape refuserait de les accueillir. Je ne comprends pas du tout le bien-fondé de votre question.

  3. André Billioti de Gage

    A l’auteur de cet éditorial qui n’est pas signé;

    Vous dites : »les actes des pontifes sont aussi des signes visibles appelés à témoigner de la Parole divine. Et à ce titre doivent demeurer en cohérence avec elle. »
    Autrement dit, notre Pape François ne serait pas en cohérence avec la parole divine. Avez-vous lu l’épisode de la femme adultère dans l’Evangile de Saint Jean ( 8, 1-11) ? Un des plus beaux passages de l’Evangile qui nous montre que Jésus ( en hébreu « Dieu sauve » ) est venu sauver ce qui était perdu. Ce passage est aussi plein d’humour. A ceux qui voulaient condamner cette femme et la lapider, Jésus fait une proposition :  » Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ( 8, 7 ) ? »
    Reprocheriez-vous au Christ d’être lui-aussi en désaccord avec la parole divine ?

  4. santiago64

    A force de ne pas agir comme l’on pense, on finit par penser comme on agit. Est-ce la ‘tactique’ du Pape pour instiller une nouvelle doctrine du mariage ?
    La praxis engendre fatalement la théorie, on le sait bien.

  5. yr

    On continue de traiter l’erreur au même titre que la VERITE, je crois que Jésus ne va pas apprécier.
    Le pouvoir donné à Pierre : « tout ce que tu lieras sur Terre…etc… » ne lui appartient pas, il faudra bien en rendre compte !

  6. Françoise

    Médias-Presse-Info a vertement critiqué cette décision du Pape qui a reçu le président argentin avec sa « troisième épouse » et leur fille, tandis qu’auparavant les concubines et xièmes épouses des chefs d’Etat attendaient discrètement dans une pièce à côté la fin de l’entretien avec le Pape. Un pas vient d’être franchi, peut-être très, très regrettable car il y a certes d’un côté la miséricorde, mais de l’autre le témoignage de fidélité au Christ et à son enseignement au sujet du mariage dont le Pape ne doit pas s’écarter.

    • André Billioti de Gage

      A Françoise

      Avez-vous lu l’épisode de la femme adultère dans l’Evangile de Saint Jean ( 8, 1-11) ? Un des plus beaux passages de l’Evangile qui nous montre que Jésus ( en hébreu « Dieu sauve » ) est venu sauver ce qui était perdu. Ce passage est aussi plein d’humour. A ceux qui voulaient condamner cette femme et la lapider, Jésus fait une proposition : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ( 8, 7 ) ? »
      Et l’évangéliste malicieux ajoute : »Après avoir entendu ces paroles ils se retirèrent l’un après l’autre à commencer par les plus âgés. »

      • Je crois, Monsieur, que vous êtes victime d’une confusion, celle dont je redoute que notre pape ait été lui-même victime : Le Christ ne condamne pas le pécheur (en l’occurrence la pécheresse), mais il condamne le péché et dit à la femme : « Et désormais ne pêche plus ».

        De même, à la femme « en faute » (le texte ne dit pas que c’était une prostituée ou une femme adultère, mais seulement qu’elle était « en faute » contre un commandement de la loi mosaïque telle que l’interprétaient certains pharisiens) qui se jette à ses pieds, les baigne de ses larmes, les essuie de ses cheveux et lui verse du parfum, le Christ ne dit pas qu’elle peut continuer à être « en faute » : il lui pardonne en raison de sa confiance en Lui et de son amour.

        Le Christ, dans ces deux cas comme dans bien d’autres, a évité le scandale que les Pharisiens sectaires auraient bien voulu lui imputer : il a expliqué que la « femme en faute » était « justifiée » par sa foi (= confiance dans la Parole du Christ) et son amour. Il a montré aux lyncheurs (car la lapidation dans ces conditions était un lynchage et non l’effet d’une condamnation à mort prononcée légitimement par un tribunal) qu’ils étaient au moins aussi coupables que la femme adultère.

        De même, quand certains sont scandalisés parce qu’il s’assied à la table des publicains et des prostituées, il désarme le scandale en expliquant qu’il est venu non pour les âmes en bonne santé, mais pour celles qui sont en danger, et en prouvant qu’il a le droit d’agir ainsi par les nombreux miracles qu’il fait.

        Mais, lorsque l’on est « le pape », que chacune de vos actions est scrutée par une presse souvent malintentionnée, recevoir, comme si la situation était normale, des femmes qui, selon les commandements du Christ (tels que les Évangiles nous les rapporte et que la Tradition nous les a conservés), sont adultères, peut être occasion de scandale. Et se comparer au Christ en semblable situation ne suffit pas, parce que le pape n’est pas le Christ. Je pense qu’il aurait donc mieux valu qu’il évitât d’être une occasion de scandale.

        Ce qui n’empêche pas qu’il soit le Pape, le Vicaire du Christ, choisi par le conclave sous l’inspiration du Saint-Esprit, qu’il ait droit à notre filial respect.

        De toute façon, nous pouvons être assurés que, même si – les desseins de Dieu nous étant impénétrables – nous ne comprenons pas, tout ce que Dieu fait ou laisse faire tournera, pour finir, au plus grand bien des hommes pour lesquels le Christ Seigneur a donné sa vie.

        Mais je dois dire qu’il est bien difficile de ne pas regimber contre les foucades pontificales…

  7. Pauvre pécheur que je suis

    C’est un reproche continuel que l’on faisait au Christ alors qu’Il mangeait souvent avec les pécheurs et les prostitués et en plus, ils le suivaient + + +

    • Saint Antoine de Lisbonne.

      Je prie pour vous.

      Le Christ n’incite pas à persévérer dans le péché mais à ouvrir son cœur à la Vérité. L’adultère est de façon inaltérable un péché. Et la Miséricorde ne saurait inciter à se comporter en pécheur.

      Sixième commandement. Inaltérable.

  8. Hervé Soulié

    Ce revirement peut peut-être s’expliquer par des considérations diplomatiques.
    Il est vrai aussi qu’une rencontre avec le Pape ne peut pas être assimilée à un sacrement.
    Je suis beaucoup plus inquiet par l’exhortation post-synodale attendue ces jours-ci.
    Pourvu qu’elle ne cultive pas les mêmes ambiguïtés que les deux derniers synodes….

  9. Ceci est proprement scandaleux, car l’accueil du pécheur est une chose mais l’accréditation du péché en est une autre, et qui plus est la publicité donnée au péché lui-même est honteuse. Ce pape est une calamité. La responsabilité des cardinaux qui l’on élu et qui le laissent faire est immense. Mais nous avons le devoir de ne pas nous décourager, de prier et de résister pour que le pape n’entraîne pas tout le peuple chrétien dans l’apostasie.

  10. André Billioti de Gage

    Mes commentaires ne sont pas publiés. Suis-je donc censuré ?

    Papilou de Normandie
    9 mars 2016 à 10 h 17 min – Répondre
    Et les « couples » homos » etc…c’est pour quand Saint Père?? Les fumées de Satan continuent à se répandre dans l’Eglise!

    André Billioti de Gage
    9 mars 2016 à 15 h 26 min – Répondre

    A Papilou de Normandie

    Les « homos » sont des enfants de Dieu aimés de Dieu. Je ne vois pas pourquoi le Pape refuserait de les accueillir. Je ne comprends pas du tout le bien-fondé de votre question.

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    André Billioti de Gage
    9 mars 2016 à 10 h 28 min – Répondre
    A l’auteur de cet éditorial qui n’est pas signé;

    Vous dites : »les actes des pontifes sont aussi des signes visibles appelés à témoigner de la Parole divine. Et à ce titre doivent demeurer en cohérence avec elle. »
    Autrement dit, notre Pape François ne serait pas en cohérence avec la parole divine. Avez-vous lu l’épisode de la femme adultère dans l’Evangile de Saint Jean ( 8, 1-11) ? Un des plus beaux passages de l’Evangile qui nous montre que Jésus ( en hébreu « Dieu sauve » ) est venu sauver ce qui était perdu. Ce passage est aussi plein d’humour. A ceux qui voulaient condamner cette femme et la lapider, Jésus fait une proposition : » Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ( 8, 7 ) ? »
    Reprocheriez-vous au Christ d’être lui-aussi en désaccord avec la parole divine ?

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    yr

    10 mars 2016 à 9 h 30 min – Répondre
    On continue de traiter l’erreur au même titre que la VERITE, je crois que Jésus ne va pas apprécier.
    Le pouvoir donné à Pierre : « tout ce que tu lieras sur Terre…etc… » ne lui appartient pas, il faudra bien en rendre compte !

    André Billioti de Gage
    11 mars 2016 à 18 h 38 min – Répondre

    A Yr

    On c’est qui ? Il faudrait expliciter votre propos. On n’y comprend pas grand chose.

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    Françoise
    10 mars 2016 à 12 h 26 min – Répondre

    Médias-Presse-Info a vertement critiqué cette décision du Pape qui a reçu le président argentin avec sa « troisième épouse » et leur fille, tandis qu’auparavant les concubines et xièmes épouses des chefs d’Etat attendaient discrètement dans une pièce à côté la fin de l’entretien avec le Pape. Un pas vient d’être franchi, peut-être très, très regrettable car il y a certes d’un côté la miséricorde, mais de l’autre le témoignage de fidélité au Christ et à son enseignement au sujet du mariage dont le Pape ne doit pas s’écarter.

    André Billioti de Gage
    11 mars 2016 à 11 h 29 min – Répondre

    A Françoise

    Avez-vous lu l’épisode de la femme adultère dans l’Evangile de Saint Jean ( 8, 1-11) ? Un des plus beaux passages de l’Evangile qui nous montre que Jésus ( en hébreu « Dieu sauve » ) est venu sauver ce qui était perdu. Ce passage est aussi plein d’humour. A ceux qui voulaient condamner cette femme et la lapider, Jésus fait une proposition : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ( 8, 7 ) ? »
    Et l’évangéliste malicieux ajoute : »Après avoir entendu ces paroles ils se retirèrent l’un après l’autre à commencer par les plus âgés. »

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  11. André Billioti de Gage

    Bonjour X,

    Vous refusez donc tous les commentaires qui ne sont pas dans la ligne de Riposte Catholique. C’est de la dictature. Et puis l’éditorial n’est pas signé. A quoi jouez-vous ?

      • André Billioti de Gage

        A Cyril Brun

        « Patience et longueur de temps
        Font plus que force ni que rage »

        Jean de La Fontaine Fables livre II 11eme fable

        Je n’ai aucune rage, je suis surtout surpris d’un tel mépris du lecteur « non conforme ».

      • André Billioti de Gage

        A Cyril Brun

        Refuser systématiquement de publier les commentaires d’un lecteur sans explication est un manque de courtoisie. Ce pourrait être aussi le fait d’un petit esprit timoré, sans envergure. Cela laisse supposer beaucoup d’autres désaccords maintenus cachés par crainte, peut-être, de précipiter la disparition de Riposte Catholique.

  12. Je suis extrêmement troublée.

    Le pape est-il ignorant de ce que tout Chrétien, a fortiori un ecclésiastique, fût-il simple prêtre, à plus forte raison un évêque et de toute évidence un pape devrait tenir pour vérité révélée, savoir que la Parole du Christ, telle qu’elle est rapportée dans le Nouveau Testament et surtout dans les Évangiles et confortée par la Tradition bi-millénaire, est Vérité et que les usages et coutumes du « Monde » dont le Prince est, hélas, le Mauvais, n’ont aucune force contre cette Parole ?

    Il semble que dans sa volonté de ne blesser aucune âme, de n’opposer au péché quand il se manifeste aucun autoritarisme, aucun pharisaïsme, il agit comme s’il pensait comme certains prélats, notamment allemands, que depuis le temps du Christ, la morale du « monde » a beaucoup progressé. Selon eux, ce que le Christ a interdit dans les termes les plus précis, en ajoutant que les tolérances apportées à ces interdictions ne sont plus de mise après que Lui-même ait racheté le péché du monde et ouvert la porte du Royaume de Dieu à ceux qui Le suivraient, est en fait parfaitement acceptable, puisque le monde supporte difficilement d’obéir à Ses commandements [*] Ceux-ci, en effet, seraient devenue archaïques et dépassés par la tolérance universelle au péché qui est la loi du « monde » actuel, lequel, par définition, n’a cessé de progresser depuis la morale obsolète prêchée par le Christ

    En fait, il s’agit d’adopter dans l’Église du Christ l’abandon de toute notion de péché nécessitant, pour retrouver la grâce de Dieu, repentir, abandon du péché et volonté de n’y pas retomber. Au contraire, selon cette nouvelle doctrine, il n’est pas nécessaire de se repentir ni de cesser de pécher pour bénéficier de l’universelle miséricorde divine. Dieu serait soit un mol édredon auquel on peut donner des coups sans risquer d’en recevoir, un Être infiniment lointain, totalement indifférent aux actions des humains qui peuvent sans risque se moquer de ses volontés tout en étant assurés de son indifférente miséricorde.

    Le rôle de l’Église n’est plus alors d’enseigner « toutes les nations » et de les baptiser : elle peut se contenter
    du rôle que lui assigne le monde : celui d’une organisation humanitaire, obligeant ceux qui subissent encore son influence à sacrifier leurs proches, leur prochain et d’abord les fidèles du Christ aux revendications des plus lointains et des plus hostiles, jusqu’au jour où elle disparaîtra naturellement.

    [*] Ils ne sont nullement troublés par le fait qu’il en était exactement de même lorsque le Christ, en refusant les aménagements apportés à la loi divine pour la rendre plus facile à suivre, précisait que ces aménagements n’avaient été consentis qu’en raison de la difficulté qu’avaient les humains à obéir à la loi véritable de Dieu, mais qu’avec la grâce retrouvée à cause de son Sacrifice, ils devaient désormais être capables de se passer de ces accommodements.

  13. André Billioti de Gage

    A Cyril Brun

    Deux de mes commentaires rappelant l’épisode de la Femme adultère ( Jn 8 1-11 ) ont été censurés. L’éditorial de Riposte Catholique du 14 mars 2016 intitulé : « Nous sommes tous adultères devant Dieu », reprend l’homélie du Pape François lors de l’Angélus de ce 5e dimanche de Carème.

    « Jésus, en ne répondant pas à la question provocatrice des scribes (« et toi, que dis-tu ? ») invite au calme, à ne pas répondre de façon impulsive, invite à chercher la justice de Dieu ».
    « Le regard plein de miséricorde et d’amour du Christ fait sentir à cette personne, peut-être pour la première fois, a souligné le Pape, qu’elle a une dignité, qu’elle ne peut être réduite à son péché, qu’elle peut changer de vie, sortir de l’esclavage et marcher sur un chemin nouveau. »
    « Cette femme nous représente tous, a poursuivi le Saint-Père, nous pécheurs qui sommes adultères devant Dieu, qui avons trahi sa fidélité. Son expérience représente la volonté de Dieu pour chacun de nous : non pas notre condamnation mais notre salut en Jésus, qui sauve du péché et de la mort. »

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