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Synode : 11 prélats africains pour la famille

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Après l’ouvrage des onze cardinaux, un autre livre collectif est sur le point d’être publié, également dans la perspective du Synode. Particularité : tous les auteurs sont Africains. Son titre : La Nouvelle patrie du Christ : L’Afrique. Il sera édité en anglais (Ignatius Press aux États-Unis et éditions Paulines au Kenya).

Christs-New-Homeland---AfricaLes contributions sont de onze auteurs, tous évêques ou archevêques, dont sept cardinaux : cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin, cardinal nigérian Francis Arinze, préfet émérite de la Congrégation pour le Culte divin (préfacier), Mgr Barthélemy Adoukonou, évêque secrétaire du conseil pontifical pour la culture, Mgr Denis Amuzu-Dzakpah, archevêque de Lomé (Togo), cardinal Philippe Ouedraogo, archevêque de Ouagadougou (Burkina Faso), cardinal Berhaneyesus D. Souraphiel, archevêque d’Addis-Abeba (Éthiopie) : cardinal Christian Tumi, archevêque émérite de Douala (Cameroun), Mgr Antoine Ganye, archevêque de Cotonou (Bénin), cardinal Théodore Adrien Sarr, archevêque émérite de Dakar (Sénégal), Mgr Samuel Kleda, archevêque de Douala (Cameroun), cardinal Jean-Pierre Kutwa, archevêque d’Abidjan (Côte d’Ivoire).

8 comments

  1. Courivaud

    C’est une bonne nouvelle.
    J’espère qu’ils ne perdront pas trop de temps et qu’ils vont de cette manière « anticiper » leur candidature au pontificat (ils ont sûrement choisi entre eux qui serait candidat).
    Il y a urgence : ce synode trouble les esprits au plus mauvais moment, il ne sert à rien et il coûte cher (financièrement parlant, pour commencer).

    On peut lire utilement :

    http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1351122?fr=y

  2. toubib16

    Le salut de l’église catholique (la vraie) arrivera par l’Afrique.
    Il n’est que de voir leur position sur toutes les dérives sociétales.
    Prions pour le prochain pape soit un Cardinal Burke ou un Cardinal Sarah.

  3. Françoise

    Espérons que la participation active de ces onze prélats africains fera pencher la balance dans le bon sens lors du prochain Synode sur la famille et évitera à l’Eglise une catastrophe doctrinale qui serait sans précédent..

  4. Mireille

    Bonne nouvelle. Heureusement qu’on les a, les évêques et cardinaux africains et un certain nombre d’autres comme les cardinaux Müller et Burke.

    Et dire que pour ce qui est de la France, fille ainée de l’Eglise, il n’y en a PAS UN SEUL qui ait eu le courage de prendre clairement position contre la pure folie de l’ouverture de la communion aux personnes qui vivent une union adultère et qui prévoient d’y demeurer. PAS UN SEUL Y COMPRIS DANS LE NOYAU DE CEUX QU’ON A L’HABITUDE DE CITER COMME LES BONS tels Mgr Rey, Aillet, Barbarin, Centène et d’autres.

    Il faut dire que tous ont subi un petit lavage de cerveau lors de la séance de retraite qui leur a été administrée à l’occasion d’une des dernières réunions de la CEF à Lourdes, sous l’égide d’un Jésuite bien choisi qui leur a expliqué que l’essentiel, dans tout cela, c’est de rester unis, de ne pas se critiquer mutuellement, bref que la bonne entente passe avant la vérité, pour autant qu’il y en ait une. Nos évêques en sont ressortis doux comme des agneaux, d’ailleurs bien contents de se trouver ainsi déchargés de l’obligation morale d’avoir à dire courageusement ce qu’ils pensent. Depuis, on ne les entend plus sur les sujets trop délicats. Bravo, Mgr Pontier, bien joué.

    Il y a une part de simplification sans doute, dans ce qui est dit ci-dessus, car ces séances à Lourdes sont majoritairement à hui-clos, et on ne sait pas tout ce qui s’y passe. Par contre, une chose est sûre: si par malheur, la folie prévalait, à la suite du synode, d’ouvrir l’accès à la communion aux personnes qui vivent une union adultère et qui prévoient d’y demeurer, les évêques de France en porteraient largement la responsabilité. Car avec une résistance de la France s’ajoutant à celle de l’Afrique, et de grands Cardinaux comme les cardinaux Sarah, Müller , Burke, la folie ne pouvait qu’être évitée. Mais sans résistance aucune de la France, fille ainée de l’Eglise, l’issue devient plus incertaine. SI la décision folle prévaut, c’est la résistance de la France qui aura manqué.

    • Agathe

      Chère Mireille,
      J’aimerais que vous me répondiez sur ces différents points puisque vous considérer que toute personne remariée après un divorce vit dans une union adultère.
      – dans Matthieu V 32 et Matthieu XIX 9 , Jésus interdit la répudiation sauf en cas de porneia ( un mot plus large en grec qu’adultère, et qui signifie plutôt tous les manquements à un conjoint, ou à ses promesses ). Ceci semble impliquer qu’il permet la répudiation par un des deux si l’autre est coupable de manquements graves)
      -Il ne dit rien sur le sort de celui ou celle qui est répudié injustement, la « victime » sans motif autre que le désir de l’autre qui est effectivement comme si l’autre le ou la trompait : nulle part jésus ne traite la victime comme un coupable, réfléchissons-y. S’il avait changé la Loi sur ce point très important … il l’aurait précisé. Or la loi juive permettait aux deux de se remarier.Ce qu’il précise c’est celui ou celle qui répudie un conjoint innocent, manque à son conjoint et est donc en état de péché, même s’il a l’air de faire légalement les choses avec le papier nécessaire ( ce qui était la question posée par les Pharisiens ).
      A remarquer aussi :
      -Jésus utilise bien deux phrases où un seul membre du couple renvoie l’autre : ce n’est pas un divorce à l’amiable, c’est une répudiation, et on ne peut dire que ce sont deux actes semblables.
      -Il met à égalité l’homme et la femme ce qui était complètement révolutionnaire en Israël à cette époque, car il a le souci de la justice, même au plan social et humain.
      – si Jésus avait voulu dire : « Tu ne divorceras pas » il aurait employé une autre formulation que son souhait qui rappelle toute la beauté du mariage.
      « Tu ne tueras pas » est-il écrit : et dans certaines conditions, l’Eglise revendique d’avoir reçu le droit d’absoudre un meurtrier ( et ne parlons pas de ce que Dieu peut penser) : elle sait distinguer. Pour un couple, rien n’interdit qu’il en soit ainsi. Ce sont les époux qui se donnent le sacrement de mariage avec une certaine promesse. Si elle n’est pas remplie, qui peut croire qu’un membre du couple n’est pas fondé à considérer que la promesse est brisée ? Voyez l’histoire du mariage catholique : c’est une institution tardive qui n’était pas pendant des siècles telle qu’on nous la présente.
      Si Jésus avait voulu dire :  » si tu divorces, tu ne pourras pas te remarier », il ‘l’aurait dit, comme il l’ a dit de tel ou tel qui n’entrera pas dans le Royaume des cieux
      Et s’il avait voulu dire  » le mariage est si grave que s’il y a une répudiation la victime innocente sera traitée comme le coupable », il l’aurait également dit.

      Ce qu’il a dit est déjà un tel changement aux droits des hommes de son époque que cela a effrayé et dégoûté pas mal de monde y compris chez ses disciples. relire les textes !

      En espérant que vous voudrez bien dialoguer avec moi… car moi aussi j’espère aimer le Christ et son Eglise qui fait sûrement de son mieux selon les époques.

      Fraternellement
      Agathe .

      • Alban

        Agathe,

        Quoique votre message s’adresse à Mireille, je me permets de vous répondre.

        Vous citez saint Matthieu XIX, mais pas la première partie de l’affirmation (4-6), et qui se conclue par « Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni! ». Personnellement, cela me semble assez clair. D’ailleurs, St Luc ne cite pas d’exception en XVI 18, pas plus que St Marc en X 1-12.
        Pour ce qui est du terme « porneia » qui est rendu différemment selon les traductions, je l’ai toujours entendu comme désignant ce qui aurait dû empêcher le mariage : à savoir si l’un des conjoints était précédemment engagé dans un mariage valide, ou si l’union est illégitime (consanguinité ou inceste par exemple). Je vois mal Jésus essayer d’en remontrer sur la dureté de cœur des docteurs de la Loi, tout en permettant les mêmes exceptions qu’eux.

        Maintenant, pour répondre à votre question, il me semble que Jésus entend bien dire « ne divorcez pas » ; le divorce juif n’existait pas, il n’y avait que la répudiation. En disant qu’il n’est pas possible pour un homme de répudier sa femme, pas plus que pour une femme de répudier son mari, il insiste non seulement sur c’est le point fondamental et novateur (que vous soulignez) de l’égale dignité entre homme et femmes dans le mariage, mais il ferme aussi la porte à toute séparation. C’est pour cela que même les disciples sursautent et s’offusquent (Matt XIX 10).
        On notera d’ailleurs que les premières communautés chrétiennes furent secouées par la problématique des veufs remariés qui étaient considérés par certains comme bigames, donc adultères (hérésie novatienne condamnée au concile de Nicée).

        Vous dîtes que le Christ ne dit rien de la personne répudiée ; c’est inexact : il indique dans Luc comme dans Marc que quiconque épouse une personne répudiée commet un adultère. C’est donc bien que la répudiation n’a aucune validité et que la personne répudiée reste liée par le mariage. Vous souligniez que la loi hébraïque permettait le remariage ; c’est exact, et c’est bien ce que vient renverser Jésus.

        Il faut ajouter à cela que le mariage sacramentel est défini par St Paul (Eph V 31) comme le parallèle de l’alliance sponsale du Christ et de l’Église, alliance qui ne saurait être rompue.

        Concernant votre hypothèse d’un mariage rompu par la promesse brisée, il me semble qu’il est possible de renverser assez facilement l’argument : nous devons pardonner 77 fois 7 fois ; comment considérer alors que la promesse est brisée plutôt que d’essayer de pardonner et de reconstruire ?
        D’autre part, vous ne pouvez comparer l’absolution qui peut être délivrée à un meurtrier repentant et celle refusée à une personne adultère souhaitant persévérer dans l’erreur.
        Quant à dire que le mariage sacramentel est une invention tardive…la définition formelle date de 1274 (Concile de Lyon), mais ses constituants (volonté des époux, absence de lien de parenté, indissolubilité…) sont définis très rapidement. D’un point de vue sociologique : il y a besoin d’une norme explicite parce que la norme implicite n’est plus reconnue par tous ; ce qui n’empêche pas qu’elle préexistait. Surtout concernant l’indissolubilité, posée par le Christ lui-même.

        Si vous vouliez vraiment trouver un argument en faveur de la dissolubilité du mariage, il me semble que l’exemple doit plutôt en être pris dans St Paul (1Co VII 12-16). Toutefois, ce privilège paulin est limité aux chrétiens répudiés par des païens (des athées dirions-nous aujourd’hui). Le divorce ne peut provenir de leur part (il leur est d’ailleurs recommandé de rester aux côtés de leur conjoint), et techniquement cela était conçu pour les convertis déjà mariés au moment de leur conversion.
        D’autre part, Benoît XVI avait demandé que soit explorée la possibilité de considérer la nullité d’un mariage fait à l’église par des conjoints n’ayant pas la foi (dont ne pouvant se communiquer le sacrement). Il a fini par admettre que cela soulevait de gros problèmes qu’il faudrait régler.
        Ce sont, pour moi, les deux seules sources solides pour considérer la dissolution d’un mariage.

        Fraternellement,

        A.G.

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