Et 40 ans aussi pour le district de France (de la Fraternité Saint-Pie X)

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Le district de France de la Fraternité Saint-Pie X fêtait en 2016 son 40è anniversaire. A cette occasion, l’abbé Christian Bouchacourt, supérieur de District, revient sur cet anniversaire… et sur les développement de l’apostolat de la FSSPX en France.

Extrait de la Porte Latine

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Pourriez-vous nous présenter le district en quelques mots ?
C’est comme un magnifique navire, qui va au grand large, à la conquête des âmes, pour les donner à Dieu. D’ardents soldats travaillent sur le pont. Il compte environ 160 prêtres, un peu plus de 30 frères. Nos frères sont les auxiliaires des prêtres et travaillent avec une générosité admirable. Le district est aussi riche d’une quinzaine d’oblates qui aident nos prêtres dans la discrétion. Et puis voici la cohorte des membres du Tiers-Ordre, qui sont environ 600. Ces fidèles vivent dans le monde mais prient pour nos prêtres, offrent leur vie, leurs devoirs d’État pour la sanctification de leurs pasteurs. Ils participent aux biens spirituels de notre famille.

Les premières associées du district, ce sont les Soeurs de la Fraternité qui sont attachées à nos prieurés, à nos écoles, à nos maisons en général. Cette congrégation représente une magnifique aide pour nos prêtres. Elles sont un peu l’âme de nos établissements, elles prient pour nous, participent à notre apostolat, nous soulagent des tâches matérielles aussi.

Parmi les communautés religieuses distinctes de la Fraternité proprement dites mais qui sont nos amies, je veux citer en particulier les communautés contemplatives ou semi-contemplatives. Elles ont un rôle capital mais caché. Monseigneur Lefebvre, partout où il a été évêque « ordinaire », a voulu des communautés contemplatives pour attirer les grâces sur son diocèse. Au risque d’en oublier, je citerais les carmélites, les clarisses, les dominicaines contemplatives, les bénédictines, et aussi le Trévoux.

Et je ne parle pas des autres communautés : communautés religieuses féminines actives (dominicaines enseignantes, Soeurs de Saint-Jean-Baptiste dites « du Rafflay », religieuses de Mérigny) et les communautés masculines qui marchent dans le même sens que nous, à Morgon, Bellaigue, Mérigny, Caussade, et celles que, peut-être, hélas j’oublie.

Il y a aussi les oeuvres pour les fidèles ?

Effectivement, il ne faut pas oublier les multiples oeuvres apostoliques qui se développent dans le district (Croisade Eucharistique, scouts, MJCF, confréries, conférence de Saint-Vincent-de-Paul, Milice de Marie, Milice de l’Immaculée…)

On peut mentionner aussi les grands rendez-vous annuels de notre district. Ils sont des occasions d’apostolat, mais manifestent aussi la vitalité du tissu qui se reconstruit ainsi peu à peu. Citons le pèlerinage de Chartres à Paris, qui est vraiment un pèlerinage de sacrifice et, par ce biais-là, le Ciel a accordé de nombreuses grâces à notre district. Le pèlerinage de Lourdes est l’occasion d’une grande ferveur, et la sainte Vierge voit y affluer nos malades, nos familles, et guérit les plaies de nos âmes. L’Université d’été forme de son côté les intelligences et fortifie les volontés pour former des âmes apostoliques et reconquérir le terrain.

C’est finalement tout une petite chrétienté qui se reconstruit.

Cette reconstruction est aussi matérielle ?

Grâce à la générosité des catholiques de Tradition, la Fraternité a eu les moyens de s’étendre et de multiplier les acquisitions. On compte aujourd’hui en France 36 prieurés, 34 écoles, 13 aumôneries de maisons religieuses, 5 maisons de retraites spirituelles, un institut universitaire et une maison pour nos anciens, le Brémien-Notre-Dame.

Dans le passé, les églises et les paroisses furent construites grâce à la générosité des catholiques. Il en est de même aujourd’hui. Tout s’est édifié grâce à la Providence, et à la générosité des fidèles. Leur charité est parfois anonyme.

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