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Du nouveau pour l’Angelus

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L’Angelus (école fondée en 2010 par l’abbé Régis Spinoza, membre de l’Institut du Bon Pasteur) se détache de l’Institut du Bon Pasteur pour fonder une nouvelle Fraternité : la Fraternité Enseignante des Cœurs de Jésus et de Marie.
Cette Fraternité est une association canonique privée de fidèles sous le patronage du Père Abbé de Randol. Elle sera amenée probablement à évoluer vers une autre forme canonique en fonction de son développement.

 

Sur le nouveau site Internet de la Fraternité, dont l’Angelus est la Maison-Mère, l’abbé Spinoza donne quelques précisions :

AbbeSpinozaLa Fraternité Enseignante des Cœurs de Jésus et de Marie a été érigée canoniquement au titre d’une association privée sous la gouvernance morale du Révérend Père Abbé de Randol le 22 Août 2013 à l’Angélus, jour de la Fête du Cœur Immaculé de Marie. L’Angélus, après concertation avec le Supérieur Général de l’Institut du Bon Pasteur, le 5 octobre 2013, devient la Maison-Mère de la Fraternité Enseignante. Ce statut canonique constitue une première étape et, si Dieu veut, est appelé à évoluer vers une structure ecclésiale plus large sans modifier le charisme propre de la Fraternité.
Pour quelles raisons avons-nous décidé de fonder une nouvelle Fraternité alors que l’Europe connaît une véritable crise spirituelle ? Il n’est nullement question d’une nostalgie des temps passés mais plutôt d’une réponse, à notre petite échelle, à la crise d’identité que notre pays et l’Occident en général connaissent. Ce qui consterne les âmes de bon sens est la décadence spirituelle, morale et intellectuelle de nos jeunes générations. Sans vouloir brosser un tableau trop sombre, la Fraternité entend s’inscrire dans la dynamique de l’évangélisation ou plutôt de la nouvelle évangélisation à laquelle nous sommes appelés en tant que chrétiens. Il faut reconnaître qu’au milieu des turpitudes sociales, nous assistons à l’émergence de nombreuses écoles indépendantes en France. Il existe donc une force vive et la Fraternité entend contribuer à cette belle mission qu’est l’instruction des enfants et des adolescents afin que ceux-ci deviennent des témoins du Christ dans la Cité.
C’est donc dans l’esprit des grands ordres enseignants que sont les jésuites, les frères des écoles chrétiennes ou encore les salésiens que la Fraternité entend s’inscrire. Il ne s’agit pas de réinventer la pédagogie. Nous laissons ce travail aux spécialistes ! Non, il est question de reconstruire, à partir de méthodes qui ont fait leur preuve, des écoles dirigées par des éducateurs religieux, ecclésiastiques et laïcs.
Cela peut paraître audacieux voire téméraire. La vieille Europe connaît une pénurie de prêtres et de religieux sans précédent. L’image même du frère a été dévalorisée et même parfois dénigrée. Le problème de la « reconnaissance » sociale est mis au-devant de la scène. Les gens du monde (et même parfois le milieu ecclésiastique !) considèrent, à tort, que le frère est un « prêtre loupé ». C’est donc réduire la vocation, appel de Dieu, à une fonction « utilitariste ». Tous ces éléments ont conduit à cette pénurie qui voit les frères enseignants de tous ordres confondus diminuer de manière dramatique. En fin de compte, c’est l’essence même de la vie religieuse qui est méconnue. Le frère est celui qui donne son être, sa vie à Dieu. La gratuité, le désintéressement sont les deux principales vertus d’un frère enseignant. Nous oublions que de nombreuses générations ont été sanctifiées par les Frères, les « chers frères » qui transmettaient leur science, leurs savoir-faire. Ils étaient de véritables « paratonnerres » par leur vie régulière alimentée par une vie de prière et d’oraison qui apporte davantage que toutes les recettes pédagogiques contemporaines. Ils allaient à la source, l’Eucharistie et l’oraison qui font les saints. Leur don d’eux-mêmes les accompagnait dans leurs actions auprès de leurs élèves et leur inculquait ce talent, cet art qu’est l’éducation chrétienne. Leur disponibilité, leur écoute, leur présence auprès des garçons est unique. Voilà une des raisons qui nous fait croire que la Fraternité Enseignante a sa place malgré les vicissitudes et les contraintes de notre monde.

 

L’Institut du Bon Pasteur n’a pour l’instant pas fait de communication sur le sujet. Il semble que cette nouvelle fraternité n’ait pas de relation directe avec l’Institut du Bon Pasteur. N’étant qu’une association privée elle n’a pas le pouvoir d’incardiner ses membres, il semble donc qu’elle est vouée à rassembler (au moins dans un premier temps) des membres de différentes communautés mis à la disposition de l’oeuvre.

 

1 comment

  1. mangouste20

    Bravo ! C’est, en effet, par l’école que se trouve le meilleur moyen de redonner Jésus aux petits et aux adolescents pour qu’ils deviennent des adultes porteurs du Christ.

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