FSSPX

L’abbé Bouchacourt (FSSPX) appelle à prier pour le synode sur la famille

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Nous reproduisons le communiqué de l’abbé Bouchacourt, supérieur du district de France de la FSSPX, qui, face à certains perspectives inquiétantes du prochain synode romain sur la famille, appelle à prier face au « péril pour nos âmes et pour la société ». Ainsi, durant la semaine du 26 septembre au 3 octobre 2015, il incite les fidèles et membres de la FSSPX du district de France à prier (récitation du chapelet, Heure sainte ou veillée de prière devant le Très Saint-Sacrement, ajout de l’orasion « pro quacumque tribulatione » aux oraisons de la messe du jour). L’abbé Bouchacourt constate également qu’« un certain nombre d’évêques et de cardinaux ont eux-mêmes tiré la sonnette d’alarme ces derniers mois. » Une saine convergence où la prière est toujours la bienvenue.

A propos du Synode.

Dans quelques jours s’ouvrira le Synode sur la famille. Les orientations de la 1ère session, les déclarations de certains participants et le document préparatoire de cette 2e session nous font craindre un grand péril pour l’Eglise. Après la ruine de la foi consécutive au concile Vatican II et aux réformes qui l’ont suivi, voici que se profile une remise en cause de la morale que l’Eglise a toujours enseignée. Un certain nombre d’évêques et de cardinaux ont eux-mêmes tiré la sonnette d’alarme ces derniers mois.

Devant un tel péril pour nos âmes et pour la société, nous ne pouvons rester passifs. Il nous faut supplier Dieu qu’il ait pitié de la sainte Eglise. Aussi, durant la semaine du 26 septembre au 3 octobre, j’invite les fidèles et les membres de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X du district de France :
– à réciter le chapelet en famille ou dans nos églises et chapelles afin de supplier la Vierge Marie de protéger l’Eglise d’un tel désastre.
– de plus, que dans chaque lieu où cela sera possible, un jour de cette semaine, soit organisée une Heure sainte ou une veillée de prière devant le Très Saint- Sacrement exposé.
– que durant cette semaine, soient ajoutées aux oraisons de la messe du jour celles « pro quacumque tribulatione ».
– à ces prières, joignons la pénitence afin que Notre-Seigneur veille sur son Vicaire pour qu’il ne tombe pas au pouvoir des ennemis de l’Eglise.

En bons fils de l’Eglise, soyons généreux à répondre à cet appel afin que le Saint-Esprit éclaire les membres du synode et fortifie le Pape dans la foi. « Ut Domnum Apostólicum et omnes ecclesiásticos órdines in sancta religióne conserváre dignéris, te rogámus, audi nos.»

Abbé Christian BOUCHACOURT, Supérieur du District de France de la FSSPX,
le 17 septembre2015 en la fête de l’impression des Stigmates de saint François

On ne peut que se réjouir de cette initiative qui démontre que la FSSPX s’inscrit dans le « jeu » ecclésial. Il est dommage qu’elle n’ait pas déployé, en 2014, la même vigilance, préférant prier pour la non-canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, alors que le synode de 2014 s’avérait tout aussi inquiétant… Quoi qu’il en soit, le changement de direction du district de France de la FSSPX n’aura pas été inutile. Nous relayons donc cette initiative.

4 comments

  1. Menager

    merci d’avoir transmis les dires de L’abbé Bouchacourt
    quel dommage que vous n’ayez pas rangé votre « pique sur 2014  » aux oubliettes des rancunes.
    on en crève de tous ces  » Bravo ,oui mais…. » qui empoisonnent les catho.
    seriez vous républicains

    bravo et merci pour vos annonce,mais rien non rien; chacun fait son devoir la ou la Divine Providence l’a mis sans » piquer » son prochain

    Thaddée

    • Jean-Marie Vaas
      Author

      La pique me semblait excessive, mais je prend la précaution de l’indiquer, car des amis de la FSSPX ont trouvé que certaines initiatives passées étaient inutiles. Il faut savoir être équilibré dans ces appréciations: nos approbations ne sont pas des flatteries. Et ce sont peut-être de saines critiques qui ont manqué à la FSSPX. Mais pour être honnête, il faut bien reconnaître que, dans le monde catholique, la FSSPX est aussi le groupe catholique qui pratique le mieux l’auto-critique. Ce qui est rare, par exemple, en milieu dit progressiste.

      • Observateur

        Je vous remercie de cette information, que la Fraternité Saint-Pie X est capable d’auto-critique. Si cette information est vraie, c’est très récent et très encourageant.

        @Menager : une fois de plus, la Fraternité réclame pour elle-même une mansuétude qu’elle refusait jusqu’ici à tous les autres (jusqu’à l’heureuse nouvelle transmise par l’auteur). JM Vaas a été très mesuré dans son propos, croyez-moi. Je n’insiste pas, ayant constaté l’incapacité de la Frat à argumenter.

        Dieu merci les temps changent. Je prie pour la pleine réconciliation.

        Je comprends que JM Vaas ait voulu rééquilibrer son propos pour vous ménager. De là à limiter l’Eglise au camp tradi et au camp moderniste… qu’un « émigré » type FSSPX y croie encore, c’est normal, c’était la summa divisio de 1962 (rien oublié, rien appris). Mais depuis le monde a changé, il faudra leur dire un jour, même avec ménagement.

  2. Jean-Christophe

    A l’Abbé Bouchacourt

    Ne craignez pas trop pour l’Eglise, mais méditez toujours et encore les Ecritures ! Que demande le Seigneur Jésus à une femme, mariée cinq fois et vivant avec un homme qui n’est pas son mari ?
     » Donne moi à boire !  »
    et si cette femme en retour lui demande :  » donne moi ton corps à manger !  » ? Méditons cela voulez vous ?

    Un seul mariage, cela sera toujours la vérité de l’Eglise, car nul ne peut briser ce que Dieu a uni. Le danger réside dans l’annulation d’un mariage, l’heure est grave en effet sur ce point précis.

    Quant à l’Eucharistie, n’est ce pas une rencontre mystérieuse entre le Seigneur et le fidèle ? Et si l’Eglise laissait au Seigneur le dernier mot à ce sujet ?
    N’oublions pas que nous sommes morts si nous ne mangions la chair du Seigneur ou si nous ne buvions son sang !
    En fait on ne peut pas dire aux divorcés remariés : vous êtes interdits de communion, mais rassurez vous, on vous confie à la Miséricorde du Seigneur ! c’est un langage tenu par l’Eglise qui n’est pas convenable !

    De toute façon quand nous disons  » amen  » en réponse à  » Corps du Christ  » imaginons-nous que nous acceptons avec cet  » amen  » de sacrifier nous même le Seigneur pour nous sauver de nos péchés, de le clouer sur la Croix pour nous sauver ? Et quand on accepte cela, alors le corps du Christ devient le pain de la vie.

    Jean-Christophe

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