Charles d'Autriche

Mémoire de l’Empereur Charles d’Autriche

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Alors que nous fêtons aujourd’hui en France la fête de saint Remi, évêque de Reims qui joua un rôle décisif dans l’entrée de la France dans le catholicisme, permettez-moi de signaler une messe qui sera célébrée le vendredi 21 octobre, dans la forme extraordinaire du rite romain, en mémoire du bienheureux Charles d’Autriche, qui témoigna pendant sa vie de son attachement et de celui de sa nation à l’Église catholique. Cette messe – mais peut-être y en aura-t-il d’autres – ne sera pas célébrée en France, mais en l’église « St. Mary, Mother of God » à Washington, D.C.

Cette messe, accompagnée de chants grégoriens et polyphoniques, marquera aussi le centième anniversaire du mariage de l’empereur Charles et de l’impératrice Zita. À ce sujet, rappelons que la cause de béatification de cette dernière est ouverte et que sous l’égide du père abbé de Solesmes un comité s’emploie à promouvoir et à faire avancer cette cause. Ce comité est présidé par l’écrivain Jean Sévillia et comprend plusieurs personnalités religieuses et civiles. Espérons qu’il donnera place, lui aussi, à la célébration de messe selon la forme traditionnelle et ce, malgré l’opposition ferme de l’abbé de Solesmes à l’application du motu proprio Summorum Pontificum, toujours impossible dans son abbaye, celle de dom Guéranger.

4 comments

  1. Pierre de Vacquerie

    Trois amis prêtres traditionnels m’ont cependant raconté qu’ils n’avaient eu aucune difficulté pour célébrer la messe traditionnelle à Solesmes lors des messes privées du matin. Et des novices aiment la servir. Il n’en reste pas moins que le MP ne fait pas l’unanimité parmi les moines de Solesmes.

  2. J’avoue ne pas saisir le lien global entre une messe à Washington DC pour Charles d’Autriche, anectodiquement en rite extraordinaire, et la conclusion incisive sur Solesmes sur ce dit rite… conclusion qui semble carrément à la limite de l’honnéteté au vu du commentaire.

    Sur cette dernière, contrairement à des diocèse ou paroisses, le mode de vie monastique est d’abord organisé pour la communauté elle-même, qui décide de ses choix (et notamment d’une éventuelle application du Motu Proprio poru elle-même, décision de chapitre sans doute), et non pour servir de paroisse locale MP. De même que des familles ne sont pas « MP », les moines peuvent en toute légalité ne pas se ranger « MP », laissant le diocèse gérer ce point pour les « locaux-purs MP ». Comme le montre le commentaire, les messes privées sont d’un tout autre ordre, et les choses sont très différentes.
    Quant à une décision du seul père abbé en dehors des règles bénédictines (suggéré par le post), elle reste à démontrer.

    Bref, on est loin de Charles d’Autriche…

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