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Le carmel d’Alençon reprend la forme extraordinaire…

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carmel_alenconLe Carmel du Sacré-Cœur de Jésus et de l’Immaculée Conception d’Alençon a été fondé en 1888 à la demande de Mgr François-Marie Trégaro, évêque de Sées. Six moniales du Carmel du Mans quittèrent leur monastère pour venir fonder un nouveau carmel à Alençon (alors que le Carmel d’Alençon avait fermé à la Révolution). Le monastère est dédié au Sacré-Cœur et à l’Immaculée.

En 2007 avec la promulgation du Motu Proprio, le Carmel reprenait la forme extraordinaire pour ses messes dominicales et pour les jours de fêtes. La Mère Supérieure avait d’ailleurs expliqué ce choix de la forme extraordinaire dans les colonnes de La Nef en novembre 2010 :

Depuis la promulgation du Motu proprio Summorum Pontificum, les messes du dimanche et des fêtes de précepte sont célébrées dans notre chapelle selon la forme extraordinaire et, en semaine, selon la forme ordinaire. Notre préférence va à la forme extraordinaire, faisant nôtre ce que disait André Frossard : « Je trouve que la nouvelle messe n’est pas assez contemplative, que l’on y parle trop et que la part du mystère y est bien réduite ». La forme extraordinaire exprime mieux le sacré, l’amour et le respect. C’est une liturgie « amoureuse ». Comparez par exemple les traductions du missel Dom Lefebvre avec celles d’un missel moderne. Le ton n’est pas du tout le même. Aujourd’hui on parle à Dieu d’égal à égal, ou peu s’en faut. Pour nous, ce n’est pas du tout une question d’être attachées au temps jadis. Nous ne sommes pas des passéistes.
Quant à l’avenir de cette question, en filles de l’Église, nous nous appuyons sur Sa Sainteté Benoît XVI.

 

Selon nos informations, pendant l’été, la Supérieure du Carmel a demandé à Mgr Jacques Habert, évêque de Sées, la possibilité de reprendre la forme extraordinaire ce qui est fait depuis quelques jours.
La messe dans la forme extraordinaire (sauf exceptions) est donc célébrée les dimanches et fêtes à 9h00, en semaine (du lundi au samedi) à 8h00. L’aumônier est un prêtre du diocèse aidé par les prêtres de la Fraternité Saint-Pierre (Sées).

 

Monastère du Carmel – 4 place Marguerite de Lorraine – 61000 Alençon.

6 comments

  1. Castille

    ..Comparez par exemple les traductions du missel Dom Lefebvre avec celles d’un missel moderne. Le ton n’est pas du tout le même. Aujourd’hui on parle à Dieu d’égal à égal, ou peu s’en faut…..

    Oui « ou peu s’en faut ». Quoiqu’il en soit dans les prières du XIXe, nous ne jouions pas à tutoyer Dieu. Comme des protestants désireux de montrer qu’Ils le connaissent mieux que tout le monde.
    La déférence, l’extrême délicatesse, la componction des anciennes prières marquent l’amour filial que nous avons pour un Père que nous ne voudrions peiner pour rien au monde. Plutôt mourir.
    Certes la messe en latin élève l’âme, mais le français du 19eme la maintenait haletante du désir de Dieu. Tous les beaux cantiques, toutes les belles prières en attestent.

    Aujourd’hui quand ils ont chanté « Couronnée d’étoiles, la lune est sous tes pas », c’est d’un plat et pourtant ils croient l’avoir inventée. La lune cela va sans dire.

  2. Rosme

    Merci à celui qui, en premier, a pris la défense de messe de toujours : Mgr Lefebvre.
    Il ne faut pas oublier tout ce qu’on lui doit. Sans lui, la messe dite « de la forme extraordinaire » n’existerait plus.

  3. GASTINEAU

    Je connais ce Carmel. On y est saisi par l’atmosphère de prière. C’est un lieu de silence et de paix. Quel bonheur d’y vivre la liturgie traditionnelle avec cette sacralité qui fait tant défaut parfois. Si j’avais la grâce d’habiter Alençon, c’est là que j’irai chaque jour ! Et quelle joie de pouvoir chanter la messe en grégorien le dimanche, c’est ça la « participation active  » au saint sacrifice ! Ce Carmel est comme un tabernacle dans la ville ! Merci mes sœurs !

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