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Le Motu Proprio au Québec

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cropped-image21Nous publions un extrait du rapport publié par nos confrères canadiens du blog Notions Romaines qui publient très régulièrement d’intéressantes analyses sur le Motu Proprio outre Atlantique. Nous constatons avec eux la ‘stagnation’ de la situation au Québec : 

Summorum Pontificum fut un moment charnière pour les États-Unis, l’Allemagne et dans une moindre mesure pour le Royaume-Uni. Statistiquement parlant, le nombre de messes traditionnelles augmenta de manière significative; il explosa aux États-Unis, crut en Allemagne ainsi qu’en France et continua son avancée en Grande-Bretagne. Néanmoins, le Canada ne semble pas avoir bénéficié du même élan, ou en a-t-il bénéficié, mais d’une manière très ténue. Ceci est d’autant plus vrai au Québec.

Nous avions déjà souligné la stagnation (si l’on est optimiste) ou le déclin du catholicisme francophone au Canada comparé à une certaine vitalité du catholicisme canadien anglais. Divers ministères qui émanèrent du Canada anglais ont migré vers le catholicisme canadien-français : Catholic Christian Outreach, qui n’a même pas de générique en français, œuvre à Québec; et Net Ministries œuvra en banlieue de Montréal. Certains signes de vitalité francophone, comme la Communauté de Jérusalem (Montréal) et de l’Emmanuel (Québec), sont de provenance française.

Depuis le Motu proprio de 2007, aucune nouvelle messe traditionnelle ne s’est ajoutée au Québec. Les trois qui existent présentement sont la FSSP à Québec (Saint-Zéphirin), l’hybride FSSP/diocèse de Montréal (Sainte-Irénée) et Notre-Dame-des-Bois de Sherbrooke (diocésaine) ; elles existaient toutes avant 2007.

Une communauté semblait s’être formée à Saint-Hyacinthe à la paroisse Sainte-Rosalie, desservie sur une base mensuelle par le premier curé de la FSSP à Québec. Elle n’eut pas de suite et à ce sujet le curé de Sainte-Rosalie n’a pas retourné notre courriel. Un autre groupe, de Saguenay cette fois, avait remis une pétition de plus d’une centaine de signatures à l’évêque, Mgr André Rivest, mais celui-ci s’y opposa notamment pour des questions « d’unité ».

Donc pratiquement aucune progression sur la scène traditionaliste au Québec, si ce n’est les différents groupes et chapelles de la FSSPX qui quadrillent un peu mieux le territoire québécois. Malgré une grave lenteur du catholicisme canadien-français, il y a de l’espoir. Si des communautés issues du dernier Concile sont arrivées de France, nous sommes en droit de nous attendre à une percée plus grande de la Fraternité Saint-Pierre, peut-être aussi des percées avec les autres sociétés traditionalistes. L’Institut Christ Roi Souverain Prêtre, les Missionnaires de la Miséricorde Divine, l’Institut Bon-Pasteur, tous issus de France, n’ont pas à traverser la barrière linguistique, seulement l’océan Atlantique. Qui ne voudrait pas inviter des bénédictins de l’abbaye de Barroux pour prier et travailler au sein de leur diocèse ? Qui ne voudrait pas de solides prédicateurs dominicains de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier ?

 

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