dom Cassian Folsom

Nursie attend le pélé Populus Summorum Pontificum

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À l’occasion de la fête de saint Benoît, patron de l’Europe, dom Cassian Folsom a répondu pour nos confrères du New Liturgical Movement à quelques questions sur la venue à Nursie du pèlerinage Populus Summorum Pontificum pour l’ouverture de sa cinquième édition (27-30 octobre 2016).

Pour participer à la journée d’ouverture du pèlerinage Summorum Pontificum à Nursie, un AR en bus depuis Rome, comprenant l’hébergement et un dîner avec Mgr Sample et l’abbé Barthe, aumônier du pèlerinage, est organisé par l’agence Via Sacra. Les détails sont à télécharger ici.

  1. Révérend Père, fin octobre, le cinquième pèlerinage international du peuple Summorum Pontificum commencera son itinéraire vers le tombeau de Pierre à Nursie : comment votre communauté se prépare-t-elle à cet événement ?

Nous sommes très heureux d’accueillir ce cinquième pèlerinage international Populus Summorum Pontificum. Il est bon pour chacun de nous de revenir aux sources de notre foi et la prière aux tombeaux des saints est un bon moyen de le faire. Comme le peuple Summorum Pontificum, notre communauté monastique, en outre, a été inspirée par le motu proprio de Benoît XVI. Nous rendons grâces à Dieu de pouvoir Lui offrir chaque jour notre messe conventuelle dans la forme extraordinaire du rite romain. Pour ces motifs, notre monastère, qui se dresse sur le lieu de naissance de saint Benoît et de sainte Scholastique, est une destination logique pour un tel pèlerinage. Nous sommes honorés que les organisateurs aient choisi de venir à Nursie.

  1. Ce pèlerinage sera guidé par Mgr Alexander Sample, archevêque de Portland dans l’Oregon : est-ce important que les pasteurs diocésains célèbrent in utroque usu comme vous le faites à Nursie ?

Alors que notre messe conventuelle est célébrée dans la forme extraordinaire, nous célébrons aussi la forme ordinaire dans la paroisse locale et pour les groupes de pèlerins qui le demandent. En 2009, la Commission Ecclesia Dei nous a confiés l’apostolat particulier de célébrer l’Eucharistie in utroque usu – dans l’une comme l’autre forme du rite romain – afin d’être un signe d’unité en ces temps de division trop fréquente. Dans certains pays, il est naturel pour de nombreuses paroisses d’offrir les deux formes du rite romain chaque dimanche. Je suis toujours édifié quand je visite de telles paroisses et j’admire les évêques qui n’hésitent pas à promouvoir la richesse de notre tradition liturgique.

  1. L’Europe se trouve dans une situation toujours plus difficile depuis que ses dirigeants ont choisi de renier ses racines chrétiennes : pourquoi est-il si important de prier saint Benoît aujourd’hui ?

En effet, de nombreux dirigeants européens refusent de reconnaître les racines chrétiennes de ce continent. Cette attitude est le résultat d’une prise de position idéologique qui fait fi de toute observation objective de la culture et de l’histoire européennes. Saint Benoît est souvent admiré, y compris par les laïcistes, pour sa contribution à la civilisation occidentale. Mais la contribution culturelle du monachisme n’est qu’un produit dérivé de sa nature profonde. L’objet premier du monachisme, c’est la louange de Dieu et la vraie devise de saint Benoît n’est pas « ora et labora » mais « ne rien préférer à l’amour de Dieu ». Nous devons demander à saint Benoît une double ration de cet esprit !

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