PQR 117

La messe du 7 mars 1965 n’était pas entièrement en italien…

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On annonce que le 7 mars 2015 le pape François se rendra dans la paroisse romaine de Ognissanti (Toussaint). Un colloque sur la réforme liturgique est même prévu dans ce sillage, le 27 février 2015. Pour rappel, dans la paroisse d’Ognissanti, Paul VI avait prononcé une homélie significative dans l’histoire de la réforme liturgique. Lors du premier dimanche de Carême, Paul VI avait, en effet, célébré une messe qui devait marquer l’application du premier texte mettant en œuvre la réforme liturgique, l’instruction Inter Œcumenici. À l’occasion de cette messe, le pape Paul VI avait ainsi justifié une moindre utilisation du latin : « l’Église a estimé nécessaire cette mesure pour rendre intelligible sa prière. Le bien du peuple exige ce souci de rendre possible la participation active des fidèles au culte public de l’Église. L’Église a fait un sacrifice en ce qui concerne sa langue propre, le latin, qui est une langue sacrée, grave, belle, extrêmement expressive et élégante. Elle a fait le sacrifice de traditions séculaires, et, surtout, de l’unité de langue entre ses divers peuples, pour le bien d’une plus grande universalité, pour arriver à tous ».

Le problème est que les trophées que certains voudraient brandir ne sont pas aussi nets que cela… Rappelons que la messe célébrée par Paul VI était partiellement en italien, dans la mesure où l’offertoire et le canon avaient été dits en latin (aujourd’hui, un usage même limité du latin passerait pour certains comme un signe d’intégrisme…). Paul VI ne faisait que mettre en œuvre des réformes que l’on retrouvera le missel dit de 1965. La constitution Sacrosanctum concilium affirme que « l’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins » et que les exceptions à l’usage du latin concernent les lectures, les chants, les prières et les monitions. Quant à l’autel face au peuple, la constitution Sacrosanctum concilium reste muette sur la question. On peut enfin gloser à l’infini sur le fait de savoir si le texte ne contenait pas des arrière-pensées et si l’esprit était tout autre: en soi, dans une assemblée comprenant plus de 2000 évêques, il y avait forcément des sensibilités différentes…

Rappelons que même la minorité conciliaire était favorable à l’introduction du vernaculaire. Dans ces années fort troublées, les positions étaient loin d’être aussi tranchées. Le 6 juin 1965, un père conciliaire affirmera même: « faire en sorte que le prêtre s’approche des fidèles, communique avec eux, prie et chante avec eux, se tienne donc à l’ambon, dise en leur langue la prière de l’oraison, les lectures de l’Épître et de l’Évangile ; que le prêtre chante dans les divines mélodies traditionnelles le Kyrie, le Gloria et le Credo avec les fidèles. Autant d’heureuses réformes qui font retrouver à cette partie de la messe son véritable but. » Qui est ce père conciliaire ? Le cardinal Suenens ? Non. Le cardinal Lercaro ? Non plus. Les propos ont été affirmés par… Mgr Marcel Lefebvre, qui s’exprime dans un article publié par la revue Itinéraires. La minorité conciliaire n’était pas opposée en soi à une introduction du vernaculaire dans la liturgie. Autre question: en 1965, un prélat affirmera que le missel de 1965 constituait une « restauration finale »; il n’est donc pas question d’aller plus loin. Qui est l’auteur de ces propos ? Mgr Lefebvre ? Non. Le cardinal Siri ? Non plus. Réponse: Mgr Bunigni qui, pourtant, participera à la réforme liturgique la plus radicale de l’histoire de l’Église (DC 1965, c. 316 et 318). La réforme liturgique a aussi été – pardon: a surtout été – un processus marqué par l’improvisation permanente où les initiatives pratiques ont imposé une surenchère avec comme résultat évident qu’à la fin des années 1960 on se retrouve avec des messes entièrement vernacularisées. Cela ne manque pas de piquant quand on sait qu’en 1962 Jean XXIII n’envisageait comme réforme liturgique que la suppression du… dernier évangile. (Au passage, c’est le même Jean XXIII qui débarqua Mgr Bunigni de la commission pré-conciliaire qui devait aborder les questions liturgiques…)

Le missel de 1965 correspond encore une édition du missel romain traditionnel (la réforme de 1969 sera plus radicale au point de constituer de facto un nouveau missel, et non une simple édition corrigée du missel romain traditionnel), même s’il va plus loin que la réforme de 1962 (simplification des prières au bas de l’autel, prières dites à voix haute, etc.), tout en continuant à s’inscrire dans l’optique de Sacrosanctum concilium (maintien du latin et absence de création de nouvelles prières). Il faudra attendre 1967 pour que Rome autorise la lecture du canon en vernaculaire et la simplification de certains gestes (diminution des signes de croix): un prélude avant la réforme (radicale) de 1969… Mais la question est si complexe que même des communautés refusant le missel de 1969 utiliseront le missel romain traditionnel dans ses dernières adaptations, à l’instar de la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX). Cette dernière, par prudence, ne reviendra à l’édition de 1962 qu’en 1974. Écône avait donc commencé par l’utilisation d’un missel comportant des prières au bas de l’autel simplifiées (psaume Judica me limité à son antienne) ou omettant le dernier évangile. On ne peut pas soupçonner la FSSPX d’être à l’avant-garde de la réforme liturgique…

Autre argument qui ressort de certains promoteurs de cette réforme liturgique qui doivent d’exprimer dans le colloque qui se tiendra aujourd’hui : « un des objectifs principaux de la réforme liturgique était la participation pleine, active et consciente à la liturgie, pour que les fidèles sortent de l’attitude de spectateurs muets et étrangers. En ce sens, le changement a été historique et a marqué un tournant ». On peut d’abord rappeler que le concept de « participation active » n’est nullement imputable à Vatican II. Dans son Motu proprio Tra le sollecitudini de 1903, Saint-Pie X demandait une « participation active aux mystères et à la prière officielle et solennelle de l’Eglise ». On peut souligner que cette « participation pleine, active et consciente » n’a pas besoin de réforme liturgique ou de réécriture du missel: le développement des messes dialoguées avant le concile visait déjà à une participation des fidèles. Le mouvement liturgique cherchait déjà à développer une culture liturgique chez les fidèles. Mais le concept de « participation active » mérite d’être creusé pour ne pas se limiter à un concept superficiel qui se cantonne à un pur activisme. En soi, la participation est avant tout spirituelle: on s’unit intérieurement à la liturgie. La présence de Mgr Piero Marini, président du Conseil pontifical pour les congrès eucharistiques internationaux, qui fera un exposé sur « la langue parlée, instrument de communion dans le dialogue de l’assemblée liturgique », donne un aperçu sur la tonalité du colloque du 27 février: certainement pas celle de « la réforme de la réforme »

Cinquante ans après les faits, il serait juste de les restituer à leur juste mesure et de ne pas lire les évènements d’alors à la lumière des évènements suivants. La réforme liturgique a aussi été marquée par une improvisation et un processus de fuite en avant, et pas seulement par des textes dont on aurait tort de penser qu’ils suffisent, en eux-mêmes, à endiguer les maux… Mais au-delà des polémiques, de tel souci visant à justifier tel geste, il faut s’interroger sur le fait que les baptisés, massivement, ne pratiquent plus. Pire: ils n’adhèrent pas toujours aux vérités de la foi et à celles qui en découlent, en partie parce que le verbiage liturgique ne les porte guère à entretenir cette foi. L’éloignement massif des fidèles est significatif pour une réforme qui affichait pourtant sa volonté de ne pas les éloigner de la liturgie… Cinquante après, il serait temps de se poser les vraies questions, non de célébrer l’autosatisfaction ou de se cantonner à un « bilan globalement positif » de ce qui a été l’une des plus grandes catastrophes spirituelles des temps modernes…

26 comments

  1. Hervé Soulié

    Le « bébé » de la nouvelle liturgie de la Messe a été mal conçu et est mal né, par la faute au pape Montini et du sinistre Hannibal Bugnini.
    Mais il est là.
    On peut penser que la grâce du Saint-Esprit a su tirer un bien d’un mal et sauver la nouvelle messe malgré ses concepteurs.
    En attendant, il faut assumer le « bébé », en corrigeant les excès, en supprimant les abus, en exigeant le respect strict des rubriques, des formules, des textes et des paroles que prononcent le prêtre et dans une certaine mesure, l’assemblée, en revenant à des chants à consonnance effectivement religieuse, à des vêtements liturgiques catholiques, aux rites de l’aspersion, de l’encensement etc…
    C’est cela la réforme de la réforme, c’est nécessaire et ce n’est certes pas une erreur.
    C’est déjà en cours depuis une dizaine d’années seulement, et je pense que le rétablissement de la forme extraordinaire en 2007 n’est pas étranger aux améliorations apportées depuis à la liturgie de la forme ordinaire.
    Ce processus doit se poursuivre, et en particulier, la traduction du nouvel Ordo doit être revue, j’allais dire réalisée sérieusement.
    Par exemple, l’Orate Fratres de la fin de l’Offertoire doit à nouveau « coller » au texte officiel latin, en abandonnant le vaseux résumé actuel en français.
    Mais il y a d’autres exemples….

  2. sygiranus

    Faut-il encore que la Messe ne soit pas simplement la « synaxe du peuple de Dieu » – la soi-disant préciosité du langage cache toujours la pauvreté intellectuelle – mais le Sacrifice du Sauveur répété de façon non sanglante sur l’autel, et que le prêtre sache et croit fermement qu’il tient entre ses mains et grâce à son intervention personnelle, le vrai Corps et le vrai Sang du Christ ! Et ce, quelque soit le rite utilisé, l’ancien y étant tout de même plus… propice. Le Pape François devrait le rappeler plus souvent, lui qui a constaté un des derniers miracles eucharistiques en Argentine même !

  3. « l’Église a estimé nécessaire cette mesure pour rendre intelligible sa prière. Le bien du peuple exige ce souci de rendre possible la participation active des fidèles au culte public de l’Église. L’Église a fait un sacrifice en ce qui concerne sa langue propre, le latin, qui est une langue sacrée, grave, belle, extrêmement expressive et élégante. Elle a fait le sacrifice de traditions séculaires, et, surtout, de l’unité de langue entre ses divers peuples, pour le bien d’une plus grande universalité, pour arriver à tous ».

    L’Église avait donc estimé à tort que l’usage du latin était nécessaire pour diverses raisons, puis l’Église a jugé le contraire pour d’autres raisons. Il était donc abusif de dire l' »Église ». L’Église ne fait de sacrifice en ces matières qui ne sont pas disciplinaires. Il aurait fallu dire: « Nous avons estimé opportun d’autoriser… » C’est donc un usage à des fins partisanes du prestige de l’Église en une matière où la liberté aurait dû régner, la liberté religieuse notamment. Les catholiques ne sont pas des robots. Ils sont des hommes qui jouissent de la liberté religieuse.

    • mme

      L’église, l’église… Ne confondons pas l’Eglise et les hommes d’église : c’est très différent. L’Eglise transmet une Tradition sainte qu’elle tient de son Fondateur et des Apôtres, tandis que les hommes d’église font se qu’ils pensent devoir faire et ils ne suivent pas toujours les inspirations du Saint-Esprit.
      Pour l’usage du latin, pourquoi ne pas avoir continué. J’ai appris le latin pour pouvoir suivre la messe et cela ne m’a pas traumatisé. Lorsque l’on se rend dans des pèlerinages -comme à Lourdes – il est pénible (par ex. au chapelet) que chacun prie dans sa langue cela crée une cacophonie qui gâche l’union de prière des fidèles.
      A notre époque où l’on voyage beaucoup le latin de la messe est irremplaçable pour PRIER ENSEMBLE et non se rendre à l’église à certaines heures pour y retrouver des fidèles d’une même langue.
      Je considère que les décisions de l’après Concile et surtout pour la messe n’ont pas tenu compte du BIEN des fidèles. On leur a imposé des changements de tous genres – y compris dans le catéchisme – qui se sont fait sans respect spirituel, sans psychologie, sans discernement. Tout cela a amener une grande déchirure dans le peuple de Dieu qui n’est pas encore prête à se cicatriser et qui trouble la recherche de Dieu.
      Actuellement il est dommageable que la langue officielle utilisée par le pape ne soit pas le latin cela éviterait des erreurs dans la traduction des textes. Il en est de même pour la messe Paul VI le latin permettrait de ne pas changer les textes au gré du prêtre.

  4. J-M V

    Lorsque vous entendez bêler: « Christ » est venu, ‘Christ » est reparti, « Christ » repassera par la, vous vous demandez dans quelle secte vous avez mis les pieds.

    • Buffalo

      La secte à laquelle vous faites allusion est l’Eglise catholique. Elle confesse depuis deux mille ans l’Incarnation du Verbe, sa mort et sa résurrection et, enfin, elle attend son retour dans la gloire( Parousie). C’est ce que signifie l’anamnèse que les fidèles récitent après la consécration, dans la forme ordinaire du rite romain de la messe.

      • sygiranus

        Entre confesser, c’est-à-dire énoncer la croyance au Seigneur et réaliser matériellement l’offrande du Corps de ce même Seigneur tenu en tant que tel par les mains du prêtre, en sacrifice de propitiation et de louange, il peut y avoir une marche que certains ne franchissent apparemment pas… de leur propre aveux ! Ceux-ci font bien partie d’une secte qui se prétend à l’intérieur de l’Église de toujours.
        A la messe, ne fermez pas les yeux ni les oreilles et apprenez à discriminer. C’est, hélas, nécessaire et 70 ans de déclarations trop… humaines ne peuvent abolir 2000 ans d’enseignement continu et homogène !
        Hélas, l’Église de toujours ne transparait d’office dans les dires de l’Église de maintenant ! ! !

  5. professeur Tournesol

    C’est me semble-t-il dommage que le célébrant n’ait légalement le choix qu’entre les missels de 1962 et 1969, sans avoir la possibilité d’user de celui de 1965 (bien que j’aie assisté à la messe célébrée dans une communauté traditionnelle suivant l’ordo missae de 65) La réforme de 1965 constitue un juste milieu entre les défauts de l’ancien missel, et les excès de la réforme de 1969. Que l’épître et l’évangile soient lus face aux fidèles c’est plus logique que face à l’autel ou vers le nord.
    La volonté des auteurs de la réforme de 1965 est ambiguë : aboutissement de la réforme prévue par Sacrosanctum concilium ou simple étape intermédiaire ? Bugnini semble avoir été hypocrite.
    Il est intéressant de voir que mgr Lefèvre était moins conservateur que beaucoup de tradis actuels, qui ne veulent pas toucher au moindre Dominus vobiscum.
    Dans 4 ans, aurons nous droit à de nouvelles réjouissances pour les 50 ans du missel de Paul VI ?

  6. Bayard

    L’enfer est pavé de bonnes intentions… L’atteinte à la dignité du Saint sacrifice de la messe est telle que, quels que soient les efforts qu’ils fassent, les fidèles qui croient, venant encore le dimanche à la messe, ont toutes les peines du monde à honorer ce mystère, au cours d’un office désacralisé au point que l’on se demande parfois si les prêtres qui officient ont encore la foi! Dans ma paroisse, même le dimanche c’est toujours le credo le plus court et les prières les plus courtes qui sont utilisées pour le Canon. Quant aux homélies, qui sont 9 fois sur dix des « sermons », les prêtres ne se donnent que rarement le temps de les préparer… Il est vrai qu’expliquer la parole de Dieu dans la tradition de notre Eglise est plus compliquée que de remonter les bretelles des paroissiens.

    • Buffalo

      Le credo le plus court, c’est-à-dire le symbole des Apôtres, a le mérite de ne pas contenir la traduction fautive du symbole de Nicée-Constantinople, qui transforme la consubstantialité du Père et du Fils en un horrible « de même nature que »…Donc, quand le credo n’est pas chanté en latin( ce qui reste la meilleure option), il vaut mieux choisir le plus court, qui est aussi le plus exact.

      • Vous avez sans doute raison en un sens. Mais à ce compte on pourrait ne rien dire du tout, comme cela tout le monde serait d’accord…

        Cette horreur de « de même nature » pose l

        • Mon message est parti sans que je le veuille.

          Vous avez sans doute raison en un sens. Mais à ce compte on pourrait ne rien dire du tout, comme cela tout le monde serait d’accord… Tout le monde garderait le silence à la messe… nous méditerions… comme dans la fameuse « minute de silence ».

          Les hommes sont tous de même nature, mais il y a autant de substances que d’individus. Je suis de même nature que vous, mais nous ne formons pas une même substance. En revanche nous communiquons par la parole et formons une seule société. En revanche, il n’y a qu’une seule substance. Il n’y a qu’un seul Dieu.

          Cette horreur de « de même nature » pose le problème de la dé-latinisation, de la dé-scolastisation qui conduit à l’hérésie par le silence. Comment concilier ce silence avec l’obligation que nous avons de confesser publiquement la foi ? Ce silence nous évoque un autre silence: celui des autorités ecclésiastiques et des papes devant les objections de Jean Madiran.

          Pris à un autre point de vue, ce problème pose celui de la liberté religieuse dans l’Église. Notre liberté humaine inamissible de confesser la foi sans silence comme celui d’honorer et servir Dieu comme l’ont fait saint Pie V et tout ceux qui l’ont écouté. Dans cette perspective, Paul VI (et avec lui le haut clergé) devient un tyran.

          • J’ai voulu écrire: il n’y a qu’une seule substance en Dieu. Il est unique en trois personnes.

            Je ne souscris pas à ce qui serait le discours de Spinoza selon lequel il n’y aurait absolument qu’une seule substance. Je maintiens la différence infinie entre la Divinité Unique et le monde lui-même formé de plusieurs substances. Sur ce point, je soumets mon jugement à celui de la sainte Église.

  7. noelle

    le latin aurait du être conservé au moins dans les pays latins et même européens, par contre le latin en afrique et en asie.;; n’était peut être pas indispensable..je ne sais pas si l’Eglise a fait un sacrifice mais elle a créé une belle pagaille dont nous ne sommes pas encore sortis…beaucoup trop de messes n’ont plus rien de sacré et il n’est guère étonnant que les fidèles y aillent à reculons quand ils y vont! dès le début c’est les bavardages comme si il n’y avait pas d’autres endroits pour se rencontrer, puis les gesticulations à l’autel, puis les preches insipides, puis la pagaille au baiser de paix…et entre tout cela des prières souvent courtes et baclées …et ne parlons pas de cet autel face au public où trop de pretres semblent plus intéressés par ce qui se passe dans l’église que sur l’autel! ne nous étonnons pas que les églises soient vides ; la reine Astrid disait : »on y va parce que c’est un devoir et on se rend compte que c’est une joie » et bien elle avait bien de la chance la reine Astrid ! par contre le Seigneur est là et nous pouvons être partagés entre le désir et même le besoin d’aller à la messe , le refus de ces offices qui ne ressemblent à rien, nous laissent vides et parfois en colère et le désir d’accueillir notre Dieu.

    • sygiranus

      Le latin, en Afrique, ne posait pas plus de problèmes que partout ailleurs quand il était enseigné correctement et naturellement comme vous l’avez appris. C’est l’Educ’Nat qui a torpillé le latin et les langues anciennes avec son tout-mathématiques et son enseignement déstructuré de l’Histoire et de la Géographie, et j’en passe…!

      @ au professeur Tournesol qui me semble justifier son pseudo

      Mgr Lefebvre était prêt à toutes les modifications possibles si c’était réellement pour le bien des fidèles. Mais quand il s’est rendu compte qu’en touchant au rite, c’était l’âme de la Messe qu’on voulait changer, il a dit « Halte, là ! » et les « traditionalistes » avec lui ont préféré garder l’essentiel quitte à passer pour d’horribles « conservateurs ». Les liturgistes avertis savent bien que, dans la Messe « de saint Pie V », tout se justifie et que toucher à une rubrique doit se faire avec grandes précautions sous peine de déséquilibrer le reste.

      Nota : si dans une messe basse, l’évangile se lit à l’autel par économie de mouvement, lors d’une grand’messe, il se lit tourné vers le peuple si le prêtre est seul à l’autel et à l’ambon, entouré des cierges et de l’encens, si un diacre ou un lecteur est présent et en a la charge.

      • professeur Tournesol

        Je vous rejoints au sujet du latin en Afrique, les Africains ne sont pas plus idiots que nous, par ailleurs vu la diversité linguistique en Afrique, l’usage d’une langue liturgique y est particulièrement indiqué.
        Nous ne sommes pas obligé d’être d’accord, mais nous pourrions néanmoins rester courtois.
        Sans être expert ès liturgie, je constate qu’à certaines messes dans la forme extraordinaires le sous-diacre et le diacre ne sont pas tournés vers les fidèles pour les lectures.

        • sygiranus

          Courtoisement vôtre…, c’est néanmoins un point très, très mineur par rapport à la déformation de la messe apportée par les sectateurs de VII… !

          Nota : le pseudo, c’est vous qui l’avez choisi ?

  8. Pierre II

    Demain, je vais enfin avoir l’indicible bonheur de pouvoir assister à la messe dite de Saint Pie V de la Fraternité Saint Pierre. les km. ne me font pas peur, car j’emmène en mes intentions tous ceux qui voudraient y participer et ne le peuvent pas… et même vous qui me lisez.
    La dizaine d’enfants de choeur s’incline ensemble, les chants grégoriens (le grégorien est dû à saint Chrodegang de METZ et non à saint Grégoire) sont d’une exécution simple… la latin, quel délice, sachant que Satan s’en offusque au plus haut point. La traduction est là, mais le sentiment est prioritaire.
    Tout cela va revenir, car c’est du créé indestructible par une bulle dont la caractéristique est de ne pas pouvoir être supprimée jusqu’à la fin du monde !
    Chacun donne son avis, mais à quoi cela sert-il ? A mettre en évidence que c’est le peuple, une fausse Eglise démocratique qui a engagé le pas dans la manipulation de mai 68 et en tant d’autres occasions qui commande.
    On veut se faire plaisir pour les chants, la langue vernaculaire, et tant d’autres choses. ça, ce sont les droits de l’homme… donc Dieu n’a qu’à lui obéir… d’où cette tour de Babel liturgique que la F.M. ecclésiastique a mis habilement, progressivement en oeuvre. Tout cela va mourir. L’Antéchrist va régner un certain temps, très court, mais quelle chute… vertigineuse, car il va tomber du plus haut.
    Dieu fait des humanités en quantité dans l’espace galactique , mais il sera victorieux contre le mal, en profondeur chez nous. (C’est une explication, à un autre niveau, de la parabole du Bon Pasteur, la brebis perdue étant notre humanité et les 99 autres celles des milliards de galaxies dans lesquelles se trouvent de nombreux soleils. Chez nous, ces soleils qui ont des planètes habitées sont Procyon,, Algol, Vega et Sirius… Ah! Lisez « Le Mystère des étoiles » du Père dominicain et astronome Jourdain PY qui a tout visité mystiquement. Il a vécu non loin de chez moi !!! Vous trouverez son livre sur internet, mais aussi son livre: « La Sainte Messe, sa nature, ses prières » Il n’y a pas au-dessus… Fini à jamais les pleurs, avec une telle espérance et une telle connaissance.

    • professeur Tournesol

      Vous aussi vous avez bien un avis sur la question, sinon vous iriez à la messe paroissiale selon le missel de Paul VI. Celui-ci n’a pas été créé par le « peuple » mais bien par la hiérarchie de l’Eglise.
      « Dieu n’a qu’à obéir » : ce n’est tout de même pas Dieu qui a demandé de dire la messe en latin, ou qui a écrit le missel.
      Je ne suis pas sûr que les théories sur d’autres « humanités » soient très orthodoxe …

  9. professeur Tournesol

    Tout en étant favorable au maintient partiel du latin, je pense que la question de la langue est secondaire tant que les textes français correspondent au latin. Le problème est que trop souvent dans les paroisses les chants de l ‘ordinaire sont remplacés par de vague adaptations : « Gloire à Dieu, paix aux hommes, joie du ciel sur la terre », « Je crois en Dieu qui chante », « Dieu saint, Dieu fort… » quand ce n’est pas « La paix oui la paix c’est le don de jésus » en guise d’Agnus Dei ». Pour ce qui est des chants du propre, il est vrai que le graduel n’est pas facile à chanter, mais on aurait pu créer un graduel en français au lieu de remplacer les chants du propre par de vagues cantiques. La réforme a prétendu donner plus de place à l’Ecriture (ce qui est vrai avec l introduction d’une lecture supplémentaire le dimanche) mais a entraîné le quasi abandon du graduel dont les textes sont essentiellement bibliques.
    Plus que le latin, le gros problème est celui de l’orientation du prêtre. Autant c’est une bonne chose que les lectures soient proclamées face à l’assemblée, autant il eût fallu garder la position traditionnelle pour les prières, principalement pour le canon. Un point essentiel d’une « réforme de le réforme » serait un retournement progressif des autels. Pour ne pas brusquer les fidèles habitués depuis 50 ans à voir le célébrant face à eux, il faudrait le faire avec pédagogie et de manière progressive, par exemple commencer par les messes de semaine, ou encore, dans les paroisses qui ont la chance d’avoir plusieurs messes dominicales, célébrer une messe ad orientem et une autre versus populum.

    • sygiranus

      Il faudrait surtout que soit réenseigné clairement la vraie nature de la Messe, répétition non sanglante du seul Sacrifice du Christ, offerte à Dieu en rémission de nos péchés. Les choses reprendraient leur forme naturellement dans la logique de leur mise en place. La Messe a son origine dans le Christ et non pas dans le rassemblement plus ou moins chaotique des hommes qui la tirent chacun à hue et à dia !

  10. garmon

    Une réforme de la reforme est nécessaire. On est allé trop loin et trop vite. Les abus sont nombreux. Les ajouts à la messe (distribution d’autocollants à mettre sur un tableau, intervention du prêtre pour être salué : « Bonjour ! je ne vous entends pas, plus fort mes frères ! », omission du lavabo, ball

  11. garmon

    Une réforme de la reforme est nécessaire. On est allé trop loin et trop vite. Les abus sont nombreux.
    Les ajouts à la messe (distribution d’autocollants à mettre sur un tableau, intervention du prêtre pour être salué : « Bonjour ! je ne vous entends pas, plus fort mes frères ! », omission du lavabo, ballade dans l’église au moment du baisers de paix, hostie remplacée dans le précieux sang, oraison inventées, pas de chasuble….)
    Or au moment où es fractures sont apparues, on a manque de vraie ouverture ; en permettent des messes en latin comme à Solesmes, que de dégâts auraient été évités !

    Dieu vous garde

  12. Léa

    Que de maladresses! on voudrait dégoûter les croyants à tout jamais, on ne s’y prendrait pas mieux!
    Heureusement que Mgr Lefebvre a vu tout ça venir, je ne le remercierai jamais assez!

  13. professeur Tournesol

    A-t-on des informations sur la date de publication de la version française de la 3ème édition typique du missel, parue en 2002 ? Pourquoi faut-il autant de temps ?

  14. Pingback: 7 mars 1965 : il y a 50 ans, début de la réforme liturgique | Riposte-catholique

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