Mgr Gilbert Louis, évêque de Chalons-en-Champagne

Il existe des diocèses qui n’appliquent pas le motu proprio

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Mgr Gilbert Louis, évêque de Chalons-en-Champagne

 

C’est ce qui ressort d’une enquête de Paix liturgique qui consacre sa dernière lettre au diocèse de Chalons-en-Champagne. Selon Paix liturgique :

 

Recouvrant le département de la Marne (51) à l’exception de l’arrondissement de Reims, le diocèse de Chalons-en-Champagne est organisée en six doyennés regroupant 34 paroisses pour plus de 400 communes. Fondé par saint Memmie, évangélisateur de la région au IIIème siècle, le diocèse compte pour fleuron le sanctuaire marial de Notre Dame de l’Épine, lieu de découverte d’une statue de la Vierge la nuit de l’Annonciation de l’an 1400 et dont la basilique constitue un superbe exemple de gothique flamboyant.

 

Moins flamboyante en revanche est la pyramide des âges des prêtres diocésains puisque 64 d’entre eux sur 73 avaient – au 24 octobre 2008, dernière statistique publiée – plus de 65 ans !

 

 

Conscient de état de délabrement, Mgr Louis a fait venir la Communauté Saint-Martin qui présente l’avantage de n’être pas traditionaliste au sens liturgique du terme. Pour Paix liturgique :

 

Mgr Louis lui a ainsi confié la paroisse de Châlons-centre (25 000 habitants) et la pastorale des jeunes pour toute la ville. Le latin et le grégorien ont donc pris depuis cette date leurs quartiers dans le diocèse, du moins en semaine, le matin et sous leur forme ordinaire. Cet appel à une communauté nouvelle, de surcroît de matrice traditionnelle, démontre que Mgr Louis ne pratique pas la politique de la terre brûlée et ne se satisfait pas de la mort lente de son diocèse, à la différence de tant de ses confrères progressistes.

 

Mais la célébration en forme extraordinaire dans ce diocèse ? N’y a-t-il pas de demandes ?

 

 

En 2008, une demande d’application du motu proprio a vu le jour à Châlons à l’initiative d’une famille de militaires. Malheureusement, le départ de cette famille pour cause de mutation a gelé la demande et l’essentiel des fidèles concernés ont du coup pris leur mal en patience, poursuivant leur pratique religieuse ordinaire, l’arrivée de la communauté Saint-Martin ayant, en partie, comblé les aspirations de ces demandeurs en matière de liturgie plus digne et fervente.

 

Selon les autorités, il n’y a aucune demande de célébration de la messe en forme extraordinaire. Paix liturgique en tire la conclusion suivante :

 

Si la forme extraordinaire est absente du diocèse de Châlons-en-Champagne, c’est donc finalement plus par ignorance que par idéologie. On se trouve là dans le cas, exemplaire, de cette Église de France qui se sent mourir, le reconnaît, mais est incapable de prendre des initiatives pour enrayer son mal. Une Église plus préoccupée par le devenir de ses structures que par celui des âmes que lui a confiées le Seigneur.

 

Pour aider Mgr Louis à aller puiser du côté du magistère pontifical les réponses à la crise de son diocèse (2), Paix liturgique a donc décidé de commander un sondage local sur la réception du motu proprio Summorum Pontificum et de lancer une grande enquête auprès des catholiques du diocèse, dont nous publierons les résultats au printemps 2012. En plus d’être un instrument au service de l’unité et de la réconciliation dans l’Église, la forme extraordinaire du rite romain est en effet aussi un outil à disposition de nos pasteurs pour le renouveau de la foi nécessaire à la nouvelle évangélisation voulue par le Saint Père.

 

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