À propos de mon article « Isaiah, trois ans, “célèbre” la Messe… »

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Mon article d’avant-hier et la vidéo qui l’accompagnait ont suscité des commentaires – toujours bienvenus – dont j’estime certains surprenants voire navrants. Pour un lecteur, « le Saint Sacrifice n’est pas une dinette », un autre « balance entre l’indignation et l’étonnement », un troisième craint « un risque d’affaiblissement », n’apprécie pas le « caractère artificiel de la chose » et préférerait que cet enfant « n’ait pas de kit pour la messe », kit qu’il trouve par ailleurs « un peu trop réaliste »… Je pensais que des critiques viendraient du fait que le petit bonhomme “célèbre” selon la forme ordinaire du rite… Rassurez-vous, et comme le montre l’image ci-dessus, d’autres enfants américains “jouent” à la Messe selon la forme extraordinaire…

Alors, permettez-moi, comme on dit familièrement, d’en “remettre une couche”.

Ce type de “sacristie” miniature était commune en France au XIXe siècle et jusqu’au début du XXe. Une lectrice de ce blogue – dont j’eusse préféré qu’elle postât en commentaire sa réaction plutôt que de m’informer par courriel… – m’écrivait : « J’ai toute une collection de miniatures d’autel anciennes et j’ai toujours peur qu’il y ait de la casse quand je les apporte pour le caté ! Mais c’est fabuleux pour faire passer ce qu’est la messe! Je les ai utilisés encore ce mercredi. » Et elle me faisait passer une information sur un autre kit américain, moins beau que celui qu’utilise Isaiah, mais sans doute destiné aux très petits (le tissu molletonné est lui… incassable !).

 

Il ne faut pas craindre de voir des petits enfants “jouer” à la Messe ou organiser des processions et toutes sortes de bénédictions dans la maison ou le jardin ! Saviez-vous que saint Pie X enfant “jouait” à la Messe tout comme Benoît XVI… avec la particularité, pour ce dernier, que non content d’imiter le prêtre à l’autel, il donnait… une homélie !

Je lisais récemment que le nouveau cardinal Timothy Dolan, l’archevêque de New York, lui aussi “jouait” à la Messe enfant. Aîné d’une fratrie de cinq, un de ses deux frères cadets, Bob Dolan à confié à EWTN que le “grand frère” jouait à la Messe fréquemment dans le sous-sol de la maison familiale, mais que l’assistance à la « Messe de Tim » était « obligatoire » pour toute la famille…

Laissez donc les petits garçons “jouer” à la Messe en songeant à saint Pie X, au pape Benoît XVI et au cardinal Dolan !

 

13 comments

  1. Culotté

    Dans le même ordre d’idée, j’ai vu la Petite Maison de Bernadette de Lourdes une très belle église Play-Mobil et tous les personnages pour jouer à la messe. Je ne l’ai jamais vu en vente ni sur le site de la marque, quelqu’un en a-t-il l’expérience avec ses enfants et sait-il si on peut encore s’en procurer ? Les miens faisaient la messe avec les personnages Play-Mobil standard.

  2. Angélique

    Bonjour,

    Je n’avais pas laissé de commentaires sur le premier article mais devant les critiques plutôt étranges laissées en commentaires, je ne me dis que je peux moi aussi exprimer mon opinion.

    Je trouve Isaiah très mignon quand il joue. Je ne vois pas en quoi cela est choquant. Les enfants jouent bien au papa et à la maman, à ” papa va au travail ” ou à la guerre. Cela leur permet, en reproduisant les gestes, les attitudes, qu’ils voient, de les assimiler, d’entrer en quelque sorte dans le monde des adultes. Moi-même, lorsque j’étais petite, je jouais à la religieuse (cela exaspérait mes amies). Et bien des années plus tard, je me prépare à entrer au monastère.

    Jouer ne m’a pas fait construire une sorte de parodie de la vraie vie religieuse. Au contraire, j’essayais de m’en approcher le plus possible et en grandissant, j’ai pu me rendre compte de ce qui était vrai et de ce qui ne l’était pas et aller au delà des apparences. Je pense que c’est pareil pour ces jeunes garçons. Leur jeu témoigne de leur attirance pour la Messe.

    En union de prière

  3. Denis CROUAN

    Mgr Julien Weber, ancien Evêque de Strasbourg, raconte aussi dans un petit livre qu’il “jouait à la messe” quand il était enfant et précise qu’il existait en face de la cathédrale un magasin qui vendait des objets miniature pour les enfants qui voulaient “jouer à la messe”.
    Ça prouve en tout cas que la liturgie était familière et parlait aux enfants. Je connais plus aucun gamin qui, de nos jours, “joue à dire la messe” comme il la voit dans sa paroisse. Les liturgies bricolées et soi-disant adaptée aux enfants n’intéressent pas les jeunes qui, il faut le souligner, sont naturellement sensibles au sacré.

  4. Je n’imaginais pas que cet article sur un garçon jouant à la messe pouvait susciter des critiques, alors je vous écris pour dire que je trouve cela très bien.
    Cela prouve que la messe est entrée dans la vie de ces petits, et il y a de grandes chances que ce jeu les y attache pour toujours.
    Abbé Bernard Pellabeuf

  5. cécile marie

    Magnifique !!
    Que de belles initiatives. Je rêve que mon neveu y joue un jour (cela voudrait dire qu’il va à la messe régulièrement)…
    Je me souviens de moi, petite, jouant à la messe (aaahhh, une fille, mais bon, on ne savait pas trop nous…) sur un baril de lessive, et puis chacun notre tour (nous étions 3, 1 garçon, 2 filles) nous faisions, le prêtre, le lecteur, l’assemblée….
    J’en ai des souvenirs merveilleux, et nous faisions ça très sérieusement… une religieuse parmi nous, le Seigneur parle bien.

  6. Manon

    Je trouve moi aussi cela très mignon, et je dois dire que je suis même impressionnée de voir à quel point il reproduit bien les gestes vus ! Les mains jointes en se déplaçant, essuyer le calice… m’est avis que ce petit garçon ne fait pas que jouer à la messe mais qu’il y va aussi avec ses parents régulièrement !

    C’est toujours la même chose en fait pour les enfants. La part du jeu est immense dans leur éducation et c’est très favorable de les laisser faire, même de les encourager (avec le kit par exemple) du moment qu’ils soient aussi cadrés pendant les moments vraiment importants, ici, la vraie messe.

    Après c’est aussi une question de goût, je dis ça mais je ne sais pas si je l’achèterai aux miens.. on verra !

  7. Potier de Courcy Samuel

    Ma grand-mère m’avait cousu une aube et une chasuble pour dire la messe devant mes parents, mes frères et soeur. J’avais entre 5 et 7 ans environ ; Je prenais du vrai pain pour distribuer à mes fidèles. Nous chantions des cantiques. Je suis devenu enfant de choeur.
    Mon fils à une malette de docteur ; s’il est demandeur je lui offirai un autel portatif et des vetements liturgiques !

  8. Michèle

    Les commentaires assortis de qualificatifs péjoratifs portaient-ils sur le jeu : ” je préfèrerais que cet enfant reproduise spontanément les gestes du prêtre pendant un jeu”, par exemple? Chacun sait ( et pas seulement les “spécialistes”) que le jeu, et le “rejeu” est un mode d’apprentissage essentiel chez le jeune enfant, et que bien des appels ont commencé à s’exprimer de cette manière chez de nombreux saints et prélats.
    Non, il est davantage question, me semble-t-il, du “kit” ( vendu pour la bagatelle de 128$, soit dit en passant), à l’égal d’une panoplie de Zorro, Batman ou d’une quelconque profession, quelconque n’ayant ici rien de péjoratif, bien sûr, mais soulignant la différence entre un métier et une mission.
    On peut faire une une différence entre ces kits et un matériel, des maquettes, utilisés ponctuellement à des fins pédagogiques, catéchétiques en l’occurence.
    Il est question aussi, je pense, de la dimension de l’imaginaire de l’enfant, de plus en plus mis à mal. Je cite: “caractère un peu artificiel de la chose”, ” un peu trop réaliste”. Cet aspect me parait
    ( déformation professionnelle sans doute) très important: que ne livrera-t-on pas, clés en main, à des enfants de plus en plus jeunes?
    Cette réflexion mérite d’être menée, je crois. C’est dommage ( et un peu méprisant tout de même) de qualifier ces commentaires de “navrants”.

  9. Virginie Delcourt

    Sans être égocentrique, voici un souvenir personnel: mon frère cadet “jouait” à “célébrer la messe” quand il était enfant. Mon père lui servait parfois d’acolyte. Mon frère n’avait pas de kit tout fait mais utilisait les coupes, nappes etc. les plus belles, que mes parents lui prêtaient volontiers. Ce “jeu” n’en était pas un: il était accompli avec grand sérieux. C’est justement là le point crucial: les enfants qui “jouent” à la messe montrent quelle importance ils lui accordent. C’est le moment de rappeler ce que disait Montaigne dans “L’institution des enfants”: “il fault noter que les jeux des enfants ne sont pas des jeux, et les fault juger en eulx comme leurs plus sérieuses actions”.

  10. Michel

    J’étais personnellement un peu réticent par rapport à ce genre de jeux… jusqu’à ce que je lise une biographie du curé d’Ars qui explique que le petit Jean-Marie Vianney faisait de même!

  11. Martine

    Moi je trouve ca tellement extraordinaire. Chaque famille devrait montrer a leur enfants l’importance de la messe et passer du temps avec eux pour leur montrer comment faire. Si nous montrons jamais a nos enfants l’importance de la notre foi cahtolique et nous leur montrons pas qu’ils peuvent jouer à la messe, jouer a être des saints et saintes ou bien jouer au bon berger..ou autre jeux de notre foi..notre belle religion en Jesus s’ effacera petit par petit. Il faut leur montrer ses belles choses la si nous voulons plus de pretres et de religieuse..Nous au Canada nous avons besoin de nouvelle releve 🙂 Aide donc nos enfants et notre entourage a connaitre le Seigneur. Et peut etre ensemble nous pourrons voir grandir des pretres ou bien des petits saints. Soyons des Saints notre famille. Amen! Seigneur je te demande de benir se petit Isaiah et sa famille pour que leur foi n’ arrete jamais de grandir. Amen!

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