Abus sexuels du clergé : “le scandale sans nom” pour la Catholic League

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Sous le titre Le scandale sans nom [1], Bill Donohue, président de la Catholic League a fait paraître jeudi son commentaire (reçu à 22 h 37) sur le rapport de la United States Conference of Catholic Bishops (USCCB) du 11 avril, dont j’ai traité ici-même hier en fin d’après-midi. Les remarques de Bill Donohue, s’appuyant sur la dépêche de la journaliste Rachel Zoll de l’Associated Press, m’ont semblé suffisamment intéressantes et, comme toujours, de bon sens, pour que je les traduise à votre intention.

« Rachel Zoll de l’Associated Press a, comme à l’ordinaire, fait un bon travail, mais comme la plupart des informations étaient bonnes, son analyse a été soit ignorée, soit drastiquement réduite par la plupart des journaux. Voici quelques points-clefs :
– sur les 635 accusations vraisemblables faites en 2006, 71 % des cas allégués se sont déroulés entre 1960 et 1984. Seulement 2 % en 2006 ;
– La plupart – 71 % – des accusés sont décédés ou ont été chassés de leur ministère ; certains sont portés disparus ;
– 80 % des victimes alléguées sont de sexe masculin.
En d’autres mots, cette maltraitance s’est dilatée tout au long de la révolution sexuelle des années 1960 et s’est terminée dès que le SIDA a été diagnostiqué en 1981.
Le rapport traite d’allégations impliquant “des enfants de moins de 18 ans”, et, ce faisant, confond ceux qui ont 7 ans et ceux qui en ont 17 : on ne considère habituellement pas ces derniers comme des enfants. Puisque la plupart des victimes sont de sexe masculin et que tous les persécuteurs le sont, cela signifie que ce sont des pédophiles et des homosexuels qui ont commis ces attentats à la pudeur ou ces agressions sexuelles. Incroyable : ni le mot pédophile ni le mot homosexuel n’apparaît dans ce rapport. Ce rapport ne fait opportunément qu’un seul bloc de cas survenus dans une tranche d’âges allant de 10 à 14 ans (52 % des cas), rendant dès lors impossible de savoir s’il s’agit de pédophilie ou d’homosexualité (la puberté se manifeste entre 10 et 12 ans). Qu’importe, il y a à peu près deux fois plus de victimes supposées âgées de 15 ans ou plus que de victimes âgées de 9 ans ou moins.
Mais ce dont personne ne veut parler c’est de ces 11 % de prêtres dont les allégations qu’on a portées contre eux n’ont pas pu être prouvées ou se sont révélées infondées. Qu’est-ce qui a été fait pour eux ? De quel programme d’assistance ont-ils pu bénéficier ? C’est cela le scandale sans nom, et tous les prêtres le savent ».

[1] The Scandal That Has No Name (http://www.catholicleague.org/07press_releases/quarter_2/070412_scandal_no_name.htm)

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