Premiers commentaires de Benoît XVI à bord du « volo papale » : « Plus jamais de prêtres pédophiles ! »

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Le « volo papale » est bien parti (notre photo). L’avion est un Boeing 777 d’Alitalia,
et le Souverain Pontife possède même une carte d’embarquement… Prénom : Papa ; Nom : Benedetto XVI ! 101 personnes accompagnent le pape dont de nombreux
journalistes (chacun d’eux coûte 3 200 euros à sa rédaction…). L’avion est divisé en trois compartiments : la chambre à coucher du Saint Père, avec prie-Dieu et Crucifix, et son bureau se
composant d’une table et de six chaises ; le compartiment destiné à ses proches collaborateurs ; le compartiment destiné aux journalistes.



Selon ces derniers, le pape a déjà commencé à s’entretenir à bâtons rompus avec eux. Le correspondant de La Reppublica
[1]
  est le premier à avoir transmis à son journal les propos de
Benoît XVI sur le tragique sujet des prêtres “pédophiles” – il faut entendre “éphébophiles”, ce qui n’est pas tout à fait la même chose…. Voici quelques remarques du pape sur le sujet
selon le correspondant de La Reppublica : « Les prêtres pédophiles doivent être totalement exclus de la prêtrise (…) Notre honte est profonde et nous ferons tout notre possible pour
qu’une chose pareille ne se renouvelle jamais plus à l’avenir (…) Il est plus important d’avoir de bons prêtres que d’avoir beaucoup de prêtres [2] (…) Quand je lis les témoignages des victimes,
il m’est difficile de comprendre comment il a été possible que des prêtres aient trahi leur mission qui est d’apporter du soulagement, de transmettre l’amour de Dieu à ces enfants (…) Plus jamais
de prêtres pédophiles ! »

[1] www.repubblica.it/2008/04/sezioni/esteri/benedetto-xvi-usa/benedetto-xvi-usa/benedetto-xvi-usa.html
[2] Il s’agit là d’une critique implicite de l’épiscopat américain qui, face à la diminution du nombre de
prêtres, amorcée dès le début des années 1970 par chute des vocations et abandon par de nombreux prêtres du sacerdoce, manquèrent de discernement pour mener des séminaristes aux ordres… Voyez
l’ouvrage de Michael Rose (journaliste à la New Oxford Review), Good Bye, Good Men.

1 comment

  1. Oui, c’est une situation triste et grave. Les prêtres restent des hommes et un discernement est nécessaire (entretiens et tests psychologiques).