Burke honoré par les mouvements pro-vie à Washington

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DSC_0328_810_500_55_s_c1Archevêque émérite de St. Louis (Missouri), préfet émérite du Tribunal suprême de la signature apostolique, actuel patronus d’un Ordre de Malte dans la tourmente, le cardinal étatsunien Raymond L. Burke vient de se voir décerner le Law of Life Achievement Award, par les dirigeants d’organisations pro-vie aux États-Unis, réunis à Washington D.C. le 26 janvier pour leur sommet annuel – le Law of Life Summit – à la veille de la Marche pour la Vie, pour son œuvre de « défense de la foi, de la vie et de la famille ». Retenu à Rome pour les raisons qu’on imagine, le cardinal n’a pu se rendre à Washington pour recevoir son prix, ô combien symbolique, puisqu’il s’agit d’un cadre contenant la réplique du clou qui fixa les pieds du Christ sur la croix…

Dans son allocution annonçant le récipiendaire de ce cinquième prix, John-Henry Westen, co-fondateur de Voice of the Family et de Life Site News, a, en quelques remarques bien senties, expliqué les raisons pour lesquelles le prix était remis cette année au cardinal Burke : « Il a énormément souffert pour la cause de la vie et de la famille. Il a joyeusement supporté cette souffrance et les humiliations publiques qu’il a reçues de toutes parts. À chaque fois que vous discutez avec lui, vous l’entendez exprimer des préoccupations qui n’ont rien à voir avec lui-même, mais toujours pour la foi, pour la vie et pour la famille. Il n’a jamais fui la vérité bien qu’il ait été rétrogradé, ridiculisé, traité comme un objet, attaqué dans les médias internationaux et cruellement diffamé par ses frères évêques ».

4 comments

  1. Henri

    Bien, bravo aux USA.

    On cherche vainement un équivalent en France, pourtant fille ainée de l’Eglise!!!

    HONTE, oui, HONTE à tous ceux qui, face aux incohérences, aux mensonges, aux marques d’infidélité au Seigneur et à sa parole, omniprésents dans Amoris laetiia, particulièrement en son chapitre huit, acquiescent ou demeurent impavides. Par action ou par omission, ils prennent ainsi part au scandale, mot à entendre ici au sens Evangélique du terme. Malheur à ceux par qui le scandale arrive!

    Car la réalité de cette situation aussi tragique que rocambolesque, le scandale auquel il est ainsi pris part trouvant sa source dans le pape lui-même, est impossible à contester honnêtement et raisonnablement. A titre d’exemples parmi cent ou mille, en voici trois flagrantes.

    Première preuve: la discipline des sacrements selon laquelle l’absolution et la communion ne peuvent en aucun cas être donnés à des personnes divorcées civilement remariées ne pratiquant pas la continence, correspond à un enseignement constant de l’Église fondé, en foi et en raison, sur l’Écriture, ainsi qu’expressément rappelé par Jean-Paul II. On ne peut donc changer cette discipline, comme promu par Amoris laetitia, sans mettre en cause l’Écriture elle-même. Refuser de voir cela revient à déraisonner ou, ce qui revient au même, à mentir.

    Deuxième preuve: Le texte d’Amoris laetitia multiplie les références à des textes ecclésiaux, en particulier : du Conseil Pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, de Saint Jean-Paul II, de Benoit XVI, de Saint Thomas d’Aquin, appelés comme cautions des positions défendues par Amoris laetitia alors même que les écrits en cause vont en réalité dans le sens contraire. On est là dans une entreprise de falsification pour camoufler la rupture. Si on a lu le texte, refuser de voir cela revient à déraisonner ou à mentir.

    Troisième preuve: Le texte d’Amoris laetitia s’est gardé de tout énoncé explicite du changement qui est voulu, cependant que ce changement est dans la pratique activement promu sur le terrain. Il y a là une incohérence choquante dans la méthode, qui traduit d’ailleurs une incohérence de fond, laquelle se relie au fait qu’on ne peut énoncer clairement le projet sans faire apparaitre clairement la contradiction avec l’enseignement constant de l’Église fondé sur l’Écriture. Pour cette raison, la méthode employée combine, de manière malhonnête, le louvoiement et le passage en force.

    Mesdames et messieurs les défenseurs d’Amoris laetitia, clercs ou laïcs, à vos plumes pour répondre. Mais cela va être très dur pour vous, car si vous déraisonnez vous-même, ou si vous falsifiez vous-même la réalité, cela se verra.

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