Le New York Times tente de discréditer le pape. Encore une fois. Toujours en vain.

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Comme le qualifient sans beaucoup exagérer les catholiques américains – enfin ceux qui sont vraiment demeurés
catholiques –, le New York Times est véritablement la Hell’s Bible, la Bible de l’Enfer !
Un nouvel article, de 4 000 mots s’il vous plaît !, du 1er juillet de Laurie Goodstein – toujours elle –, s’efforce de “démontrer” qu’en matière de traitement des abus sexuels
par des prêtres sur des mineurs – des « prêtres pédophiles » comme elle écrit n’osant utiliser le terme de « pédérastes », puisque son journal est homosexualiste –, le cardinal
Ratzinger n’a pas fait tout son boulot quand il était à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
Une fois de plus je laisse Bill Donohue de la Catholic League répondre à la dame, après tout ils sont tous les deux Newyorkais. Voici son ommuniqué
d’hier.

  • « Le but de cet article est de réussir ce que le Times a raté en mars dernier : incriminer
    le pape pour le scandale des abus sexuels. Nouveau ratage.
  • On nous raconte que quand Joseph Ratzinger (aujourd’hui pape) était en charge des fonctions de la
    Congrégation pour la doctrine de la foi, il avait autorité sur les cas d’abus sexuels, mais ne l’a jamais exercée. L’article donne comme preuve quelques vieilles instructions remontant à 1922,
    et sur lesquels l’archevêque australien Philip Edward Wilson est “tombé par hasard” quand il était étudiant au début des années 1990. Quand il a signalé cela, dix ans
    plus tard, lors d’une réunion au Vatican “peu de gens dans la salle avait une idée de ce dont il parlait”. En d’autres mots, il n’y a aucune preuve que même Ratzinger
    ait eu la connaissance de disposer de cette supposée autorité.
  • “Les évêques avaient une panoplie d’outils disciplinaires à leur disposition” quand
    Ratzinger était à la tête de la Doctrine de la foi. Non seulement c’est vrai, mais cela amoindrit les tentatives de faire retomber le blâme sur lui. Nous apprenons aussi qu’il
    y avait au moins une demi-douzaines de services (outre celui que menait Ratzinger) auxquels les évêques signalaient les cas d’abus sexuels. Cela aussi est vrai, et alors que
    cela suggère vraiment l’existence du problème bureaucratique, ce n’est pas la même chose en matière d’irresponsabilité morale. Nous apprenons aussi que Ratzinger était accablé
    par toutes sortes de problème à cette époque, ce qui est également vrai, mais c’est une calomnie de dire qu’il en avait contre des prêtres latino-américains car ils prêchaient au nom des
    pauvres : les rares prêtres adeptes de la théologie de la libération suspectés étaient des sympathisants marxistes.
  • Le récapitulatif le plus précis vient d’un évêque irlandais, Eammon Walsh. À la réunion qui s’est
    tenue voici une décennie, il a dit de Ratzinger : “Ce gars a tout pigé, il comprend la situation à laquelle nous sommes affrontés.” Toutefois, il reconnaît aussi que
    les gens de Rome n’avaient jamais eu d’expérience de première main avec quelques prêtres retors, et par conséquent maintinrent la position qu’un accusé est “innocent tant qu’on n’a pas fait
    la preuve de sa culpabilité”
    . Non seulement cela est compréhensible, dans une perspective civile libertarienne, mais c’est hautement recommandable. »