« Nous avons un président Vatican II. Barack Obama » : la dernière des jésuites américains…

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« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » écrit La Fontaine des animaux accablés par la peste dans sa fable célèbre. De quel accablement mental (sous la forme
particulière de cécité intellectuelle), ont été frappés les jésuites américains pour nous asséner, à jet continue, d’ineptes réflexions. La dernière vaut son pesant de peanuts, et
s’étale dans la livraison du 25 mai de l’hebdomadaire des jésuites américains America, l’organe « des catholiques qui pensent » (les chevaux sans doute…), selon
l’auto-publicité du journal.
Le P. John W. O’Malley, S.J., professeur de théologie à la Georgetown University, a écrit un livre, que je n’ai pas lu : What happened at Vatican II, qu’est-ce qui s’est passé à
Vatican II, et publie dans ladite livraison un article titré « Barack Obama and Vatican II » et sous-titré « The president’s persona and the spirit of the council », le personnage (au sens psy)
d’Obama et l’esprit du concile. Tout l’intérêt de la lecture de cet article est de me dispenser de l’envie de lire le livre d’O’Malley
Voyez ce qu’ose écrire O’Malley :
« Nous avons un président Vatican II. Barack Obama, j’en suis convaincu, ne se pense pas lui-même en ces termes, mais quand j’ai entendu son allocution à Grant Park (Chicago) le soir
de son élection [4 novembre 2008], et plus récemment celle de la cérémonie de remise des diplômes à Notre Dame, c’est ce qui m’a immédiatement frappé. Dans ces deux occasions il a incarné
et publiquement professé dans sa personne publique l’esprit du concile »
. L’esprit du concile ! Mais qu’est-ce donc que « l’esprit du concile » ? Écoutons O’Malley glissant sans trop
de finesse de la doctrine à la lexicologie : « Le concile s’est exprimé dans un style nouveau, un style différent de tous les précédents conciles. Il évita les mots impliquant la punition, la
surveillance, l’hostilité, la méfiance et la modification de comportement imposée par les précédents conciles. Il a employé des mots qui épousaient un nouveau modèle pour le comportement des
chrétiens (…), un nouveau vocabulaire conciliaire. Je fais référence aux mots comme frères et sœurs, coopération, partenariat, famille humaine, conscience, collégialité et, tout particulièrement,
dialogue (…) Ce nouveau vocabulaire a fait du concile un des plus grands événements linguistiques dans l’histoire de l’Église »
. Il faut se pincer pour y croire…
Et Obama là-dedans ? « C’est pourquoi, quand j’ai entendu les deux allocutions, j’ai été frappé de constater combien il parlait en accord avec l’esprit de Vatican II. Dans ces deux
allocutions, de même que dans ses autres discours, il en appelle à la politesse, à la fin des insultes et à la volonté de travailler ensemble à nos problèmes communs, y compris l’avortement,
plutôt que de se camper dans nos certitudes sans en évaluer le coût pour le bien commun »
.
Bon, j’arrête ici cette traduction parce que les boyaux me remontent à la glotte. O’Malley est un damned and a dirty rat (en français de tous les jours : un con et un
salaud). O’Malley est incapable de mettre dans la colonnes de gauche le vocabulaire rhétorique d’Obama et dans la colonne de droite ses actes… Je lui dédie mon poste
suivant… Et vous jugerez ainsi, ami lecteur, à quel type de canailles O’Malley doit être assimilé.