Pour l’archevêque Burke, les funérailles catholiques doivent être interdites aux politiciens dissidents

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Dans mon article de samedi dernier (ici), je signalais les fortes paroles prononcées la veille par Mgr Raymond Burke sur
le caractère « certainement pas acceptable » en l’état de l’ObamaCare. Mais je pensais que le Préfet de la Signatura s’exprimait depuis Rome. Le direct sur Fox
News
montrait en effet un écran séparé en deux dans le sens de la hauteur avec le journaliste à senestre et l’archevêque à dextre – pour utiliser la langue de l’héraldique – sur un fond qui
représentait ce que j’ai pris pour le dôme de la basilique Saint-Pierre. En vérité, Mgr Burke était à cette date aux États-Unis puisque je viens d’apprendre qu’il était l’invité et
l’orateur le vendredi 18 du 14ème Annual Partnership Dinner organisé par InsideCatholic.com à Washington D.C.
Au cours de son allocution de 50 minutes, qui fut saluée par une ovation debout des quelque 200 dîneurs, l’archevêque B


urke, sans jamais en citer le nom, a évoqué le scandale de Ted Kennedy et de
ses obsèques “cathodi
ques” et a profité de la présence dans les mémoires de cet événement pour
marteler quelques vérités premières. Voici quelques extraits de ses propos tiré d’une dépêche de LifeSiteNews d’hier – le discours de l’archevêque n’est pas aujourd’hui disponible sur le
site d’InsideCatholic.

Mgr Burke, après avoir évoqué les hommes politiques catholiques favorable à l’avortement, rappelle que « nous devons dire la vérité dans la charité » mais que les catholiques
devraient aussi « avoir le courage de regarder la vérité dans les yeux et d’appeler les choses par leurs noms (…) Il n’est pas possible d’un être catholique pratiquant et de se conduire
soi-même de cette manière »
.
Faisant allusion aux obsèques de Kennedy, l’archevêque précise : « Ni la Sainte Communion ni les rites des funérailles ne devraient être administrés » aux hommes politiques qui
défendent l’avortement ou le “mariage” entre personnes de même sexe. « Les leur refuser n’est pas un jugement de l’âme, mais la reconnaissance du scandale et de ses effets. »
Quand un politicien, poursuit l’archevêque, est associé « à des actes gravement peccamineux quant à des questions comme l’avortement ou le mariage, son repentir doit aussi s’exprimer
publiquement (…) Quiconque saisissant la gravité de ce qu’il a fait comprendra la nécessité de rendre cela public. »

« L’unité de l’Église, conclut Mgr Burke, a pour fondement de dire la vérité dans l’amour. Cela ne détruit pas l’unité mais aide à réparer une rupture dans la vie de l’Église…
»

Avec cette allocution et son entretien télévisé, le grand archevêque Burke revient sur le devant de la scène et reprend son usage de “dire le vrai”, usage dont on avait pu craindre (voir
ici) qu’on l’avait privé…
Il n’est pas non plus interdit de penser que les fortes paroles qu’il a prononcées vendredi soir étaient une manière de répondre aux incongruités du cardinal Renato Martino sur
l’ObamaCare (voir ici) trois jours auaparavant…