Abus sexuels du clergé : bilan 2010 (1)

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Le Center for Applied Research in the Apostolate (CARA) a fait paraître hier The 2010 Survey of Allegations and Costs, c’est-à-dire son rapport annuel sur la surveillance de l’application des normes édictées par la Conférence épiscopale américaine en matière de protection des enfants et des jeunes, les cas d’abus sexuels sur des mineurs par des membres du clergé et sur le coût des indemnités aux victimes d’abus sexuels. J’y reviendrai demain. Mais, pour l’heure, voici le commentaire de Bill Donohue, président de la Catholic League, sur le rapport 2010.

  • « En 2009, six incriminations plausibles [d’abus sexuels sur des mineurs] ont été retenues au cours de cette année, alors qu’il y avait 40 000 prêtres aux États-Unis. En 2010, on en a retenu sept. En outre, entre 2005 et 2010 le nombre moyen d’incriminations est de 8,3 par année.
  • Comme à l’ordinaire, la plupart des accusés sont des homosexuels : 83 % des victimes supposées étaient de sexe masculin et les trois quarts étaient des post-pubères. Cela est compatible avec tout ce que nous avons appris depuis des années. Pour le dire en d’autres mots : il est faux de dire que l’Église catholique a souffert d’un problème de pédophilie. Ceux qui disent que ces chiffres seraient corrélés à une promiscuité plus fréquente des prêtres avec les servants d’autel, ont tort : plus les prêtres sont en contacts avec des servantes d’autel, et plus ils sont enclins à choisir des garçons (on a constaté une légère augmentation des victimes mâles au cours de la décennie passée).
  • Comme à l’ordinaire, ces affaires remontent à des décennies : les deux tiers ont eu lieu entre 1960 et 1984, et les trois quarts des délinquants sont aujourd’hui morts ou ont été réduits à l’état laïc. Pour les allégations découvertes en 2010, le plus grand nombre remonte aux années 1970-1974. Que cela soit survenu à l’acmé de la révolution sexuelle n’est pas une coïncidence. Comme ce n’est pas non plus une coïncidence que l’apparition du SIDA en 1981 a effectivement mis un terme à la révolution sexuelle, mais pas à un changement dans les mœurs.
  • Bien que ce soit là de bonnes nouvelles, il demeure toujours déconcertant de constater que des centaines de victimes supposées se révèlent chaque année – avec leurs avocats en remorque – espérant que leurs allégations sur ce qui s’est passé il y a des dizaines d’années pourront être établies. Tout comme est pénible la tendance à appeler les flics sur des cas où “on a embrassé des filles sur le dessus de la tête », etc. »

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