L’incroyable insulte faite au cardinal Burke par un journaliste de La Croix

Download PDF

Nicolas Senèze est journaliste au quotidien La Croix, et il possède aussi une page personnelle sur Facebook où il s’exprime et laisse à ses “amis” la liberté de placer leurs commentaires. Comme je ne suis pas du nombre de ses “amis”, je n’ai pas accès à sa page personnelle (ce dont, à la vérité, je me soucie comme d’une guigne). Mais j’ai pu en prendre connaissance grâce à un post incisif de l’excellent Salon Beige, d’où il appert que ledit Senèze a publiquement et méchamment commenté des photographies montrant le cardinal Raymond Burke en capa magna lors de la Messe qu’il a célébrée pontificalement selon la forme extraordinaire dimanche dernier à Rome pour les Franciscains de l’Immaculée. Senèze, visiblement, n’aime ni la cappa magna ni le cardinal Burke qui serait, selon lui, un adepte de « la pompe de dentelles et guipures » et dans le port desquelles Senèze a du mal à ne pas voir « une homosexualité refoulée ». Je sais qu’aujourd’hui les mots n’ont plus beaucoup de sens – particulièrement au quotidien La Croix –, mais ceux qu’utilise Senèze constituent une écœurante insulte contre un cardinal que Benoît XVI vient aujourd’hui même de nommer membre de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, de la Congrégation pour les évêques et du Conseil pontifical pour les textes législatifs… Ce journaliste serait bien avisé de présenter sitôt ses excuses au Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique, des excuses auxquelles devraient immédiatement s’associer ses employeurs du quotidien La Croix.

28 comments

  1. Geneviève

    Excellent ! Parfait ! Merci à notre blogueur en chef dont je ne doutais pas un seul instant de sa réacativité courageuse ! Senèze est un lamentable journaliste ! Exigeons de La Croix en innondant leur site de messages (j’en ai mis un sitôt l’article lu sur le génial Salon Beige) de colère des excuses de ce triste personnage et de son directeur de la Rédaction ! Les liseurs au travail !

  2. klenik

    merci de l’info, je m’en vais de ce pas reagir sur le site de la croix ; ce genre de propos, dont il faudra rendre compte un jour, ressemble etrangement a ceux des sedevacantistes.. il leur faut choisir ou ‘Dieu et son Vicaire du Christ et Ses Cardinaux’, ou bien rejoindre une autre religion.

  3. PEB

    Les humeurs personnelles de Nicolas Senèze, que je respecte pour son intégrité intellectuelle, n’étaient pas destinées à être claironnées sur la place publique. Son mur n’est ouvert qu’aux amis.

    Elle reflète le sentiment d’un catholique du Nord surpris par tant de pompe surannée. Ses mots ont sans doute dépassé sa pensée. Il est vrai que la dentelle n’est plus guère masculine depuis la Révolution industrielle sauf, parfois encore, dans le clergé ou dans le costume historique.

  4. ema

    Je n’ai jamais été abonnée à la Croix, malheureusement j’ai feuilleté ce journal chez des personnes “bien pratiquantes” abonnés par leur frère prêtre (enfin un qui doit approché des 75 ans et qui fait partie de l’époque des soixante huitards). En fait ce que dit ce journaleux de la Croix, ne m’étonne guère compte tenu de l’orientation de ce journal qui est au service de la “subversion” contre l’Eglise catholique romaine, pour utiliser un vocabulaire de circonstance. Je ne suis même pas sûre que la Croix vive des abonnements de ses “fidèles” et vieux lecteurs, mais doit avoir d’autres subventions bien utiles pour lui permette de continuer son travail de sape et de se dire l’officieux-officiel journal de l’Église DE France (et pas de l’Eglise EN France. Mais tout cela aura une fin, la nouvelle génération arrive et n’en a rien à faire de ce journal.
    Je suppose que ce journaleux à l’esprit mal tourné (pour ne pas dire autre chose) ne doit pas aller très souvent à la messe sinon il aurait peut-être aussi pu s’étonner de la couleur rose qui est celle des chasubles pendant des semaines de l’Avent. Le Saint Père lui même portait une chasuble de cette couleur!
    Ces journaleux salissent tout y compris le bel adjectif “gai” qu’on ne peut plus prononcer sans que cela soit mal compris. Que le diable doit être content de ce retournement artificiel des valeurs. Pouah! Mais plus ils en rajoutent plus ils se rendent de moins en moins crédibles. Qu’ils continuent, plus ils se sentent tout puissants, puis ils perdent de leur crédit.

    • Jean Roger FADY CLERC

      Ce genre de réflexion du journaliste de “”””La Croix””” est le type même de reflexions d’homosexuels intégristes avides de propagande anticatholique qui ne comprennent rien à la religion catholique (c’est peut être la raison pour laquelle il travail à “”La Croix”””), et qui se gardent bien de parler des sanctions terribles que fait encourir la charia vis à vis des homosexuels. C’est vrai que c’est moins dangereux de se risquer dans la dentelle que dans les textes de la Charia…

      • Americatho
        Author

        Attention à vos allégations à l’endroit de Nicolas Senèze. On a tout à fait le droit d’être mécontent de ses propres allégations, sans pour autant lui imputer un tel comportement. D.H.

  5. François H

    On critique La Croix, on se demande si on n’a pas été un peu trop vif, un peu trop polémique… Et ausssitôt ledit journal s’empresse de commettre un nouveau forfait, pire encore que les précédents.
    C’est absolument fou.
    Il faudrait prier tout spécialement à l’intention des journalistes catholiques, pour qu’ils ne scandalisent pas les fidèles.

  6. PEB

    @ema:

    Connaissant Nicolas Senèze depuis nos années étudiantes, je ne tolère pas que l’on mette en doute son attachement aux sacrements de l’Église.

    Il eut des responsabilité au sein de l’aumônerie catholique de l’Université catholique de Lille. Il avait une pratique quasi quotidienne de la Sainte Messe avec les pères assomptionnistes dont beaucoup sont chers à son cœur.

    Je rappelle que ces propos sont des humeurs personnelles non destinées à la publication.

  7. soha

    très étonnant…mais pourquoi ne demandez vous pas plutôt que le “label” catholique soit retiré à “la croix” , comme Bayard et mille officines???
    je maintiens que personne ne sait plus ce que catholique veut dire, ni au Vatican, ni chez les tradis ni chez les prétendus “sédévacantistes”…
    Les chantages, les amalgames et le reste n’y changeront rien . Babel a gagné.apparemment. Et l’oecuménisme intra catho montre ses graves limites…comme l’autre!
    Heureusement, il reste l’Eglise triomphante et l’Eglise souffrante, celles-là, Dieu les a en sa main et les portes de l’enfer etc etc ..

    Bien sinistrement vôtre A.S.

  8. Paul

    De toute manière, cet indigne journaleux a fait une déclaration publique (même sur son site privé, elle est publique), qui crée le scandale. Le Christ a prévenu : “Malheur à celui par qui vient le scandale ! Vaut mieux pour lui qu’on lui attache une meule de pierre au cou et qu’on le précipite à la mer !”

    De sa calomnie contre un Evêque du Christ, comme de la blessure qu’il porte à l’Eglise, il risque de répondre dans la Géhenne de Feu. Même si quelqu’un ne dit que “Crétin !” à son frère, le Christ a prévenu qu’il y répondra à son Tribunal.

  9. Geneviève

    @ PEB : “Des humeurs personnelles ?” Ecrire de telles insinuations aussi graves sont pour vous des humeurs personnelles ? Non proférer de pareilles insultes envers ce très haut prélat du Vatican de la part d’un journaliste comme lui connu de beaucoup de supports papiers cathos ou non, intervenant régulier sur Radio Notre-Dame est scandaleux au plus haut point !

  10. Joseph Paris

    Avant et après les prêtes pédophiles il y a la Croix et autres saboteurs de l’Église. Pourquoi s’étonner que ce torchon persiste et signe dans son scandale.
    Fréquenter la messe tous les jours ne donne pas pour autant une autorité indiscutable.

  11. ema

    @PEB
    1.- J’ai employé le présent et c’était sous forme de boutade (même si mon humour n’était pas des plus évidents)! Mais l’on peut évoluer, certaines “grands hommes” ont bien été séminaristes voire prêtres et cela ne les a pas empêché de mal tourner.
    2.- Je connais bien la catho de Lille et pour voir comme elle a changée, je ne suis pas persuadée que le fait d’avoir eu des responsabilités au sein de l’aumônerie soit un critère d’orthodoxie. Heureusement que certains étudiants commencent à bien réagir cf remarques d’une jeune étudiante en réaction à la Mme du comité de la Jupe, lors des états généraux de l’automne.
    3.- Je peux admettre que le journaliste en question ait fréquenté ou fréquente donc régulièrement les églises, et que le rose des ornements de l’Avent (mais peut-être effectivement qu’il ne fréquente pas les églises où cette couleur est utilisée) l’émeut moins que la longue cape rouge d’un éminent prélat, puisque a priori cette couleur de l’Avent ne l’a pas amené à s’interroger sur certains refoulements!
    Je m’étonne néanmoins que ce journaliste ait de telles pensés vis à vis d’un haut prélat promu tout récemment à de très hautes fonctions par notre Saint Père, le premier souverain pontife a avoir mis les points sur les i par rapport justement au sujet évoqué et avoir pointé du doigt le relâchement des moeurs notamment dans les années 60-70 ayant favorisé d’horribles comportements. La Belgique pas si éloignée de Lille en sait quelque chose…
    4.- “Les humeurs personnelles non destinées à la publication”: les écrits restent et un journaliste qui n’est normalement pas “un enfant de coeur” et ne doit pas l’être pour bien exercer son métier, mais fait partager une humeur de ce type a ses amis, a une curieuse conception de l’amitié et du journalisme ou alors ce n’est pas un hasard! L’on peut très légitimement s’interroger sur un “journaliste pratiquant catholique”, comme vous le définissez, qui ose avoir ce type d’humeur contre un cardinal? Certes il faut balayer devant sa porte avant de juger, mais ce n’est pas tout le monde qui évoque ce sujet sur son facebook avec ses amis. Et même s’il n’est pas de bon ton, même entre “catho bien comme il faut” de prononcer le mot péché, qui est devenu pour eux presque un gros mot, pécher en pensée avec une telle insinuation et en plus la partager avec “les amis” facebookiens, ne me paraît pas tout à fait correct, même si l’on a été tous les jours à la messe chez les assomptionistes et qu’on a été responsable dans une aumônerie comme étudiant!
    5.- Je vous reconnais votre grande loyauté envers votre ancien condisciple de la Catho et vous en félicite. Mais je ne mettais pas en cause de par mes mots l’attachement de votre ami journaliste aux sacrements de l’église. Par contre je m’interrogeais sur sa fréquentation à l’époque de l’Avent car je ne comprenais pas en utilisant sa même dialectique qu’il s’étonne d’une cape rouge et non pas d’ornements roses! Désolée de vous avoir choquer par ma déclaration boutade mais les humeurs du journaliste de la Croix, même en pensée et à titre privé comme vous le dites, sont pour moi du niveau d’insinuation que j’ai du mal à accepter. C’est cela le fond du problème si vous ne voulez pas que nous nous interrogions sur l’attachement aux sacrements dont la confession fait aussi partie.

    je préfère personnellement prendre parti pour Mgr Burke.

    PS La dentelle fait partie des ornements de tous les prêtres en soutane (même les plus humbles). Mais là encore, on ne peut pas les voir encore dans toutes les paroisses. Le fait d’être du nord n’est pas un critère. Par contre les insinuations sont malheureusement de toutes les latitudes…Un journaliste orthodoxe pratiquant qui mettrait sur son facebook destiné à ses amis des interrogations du même genre sur les parures et l’allure des popes, qu’en penseraient les autres orthodoxes pratiquants? Au fait, les russes ne sont pas des gens du sud, je crois.
    J’arrête de vous ennuyer @PEB et surtout je veux pas monopoliser americatho mais avec un tel article M. Hamiche attire les remarques!

  12. Paul

    Les brebis n’ont pas à enseigner aux pasteurs ce qu’ils ont à revêtir liturgiquement. Quand un Cardinal de l’Eglise Romaine décide de porter tel ou tel parement liturgique et cérémoniel, ce n’est pas à un quidam de l’enseigner sur ce qu’il doit faire dans sa fonction cardinalice et épiscopale. Il y a une continuité dans l’Eglise : même en ces signes qui paraissent, à première vue, secondaires il y a une portée symbolique et un sens ecclésiologique qui peut échapper aux ignorants dont le monde regorge. L’Eglise n’est pas de ce monde.

    Cette époque actuelle, avec toutes ses bassesses de société, est la dernière placée pour donner des leçons à l’Eglise qui en a déjà vu et surmonté des vertes et des pas mûres depuis 20 siècles. Si une époque doit ÉCRASER avec humilité devant l’Eglise, c’est bien l’insolente basse époque actuelle.

    Ce journaliste de “la Croix” ( sic )est-il catholique ? Va-t-il à la Messe ? Communie-t-il ? Dans ce cas, qu’il aille au préalable cogner son front contre le dallage d’une église, en signe de remords devant le Seigneur, qu’il y confesse son péché d’avoir impudemment sali l’honneur d’un Cardinal, qui reste son maître et seigneur s’il est réellement catholique, et qu’il y reçoive l’absolution des mains d’un prêtre. Car après cette parole de scandale public, il ne peut plus s’approcher de l’Autel.

  13. Nicolas Senèze

    Cher M. Hamiche. Vous n’avez pas pas lu la conversation incriminée. Mais cela ne vous empêche nullement de la rapporter… Mais il ets vrai que l’honnêteté intellectuelle ne vous a jamais étouffé.

    Il est évident que je n’ai jamais tenu les propos que vous me prêtez. Mais puisque vous vous me pousser à démentir ce qui n’existe pas, voici donc une précision mise en ligne mais que le Salon Beige n’a pas eu l’heur de répercuter.

    « Il est un sport répandu dans les milieux traditionalistes : prendre une photo sur un site diocésain ou paroissial et la commenter à l’envi pour montrer toute l’horreur de la réforme liturgique et de l’Église conciliaire.

    Et de souligner ces “aubes-burkas” qui rendent les prêtres difformes (alors qu’ils existent de si belles aubes-violons pour corseter les prêtres), de s’indigner que, dans une célébrations d’enfants, garçons (et filles, ô horreur !) se retrouvent autour de l’autel en se tenant la main, ou encore de souligner que tel prêtre ne met pas le petit doigt là où il faut, signe évident de son manque de foi en la Présence Réelle…

    Au fil de ces sites, photo commentée après photo commentée, se distille ainsi une haine tranquille de l’Eglise où les sarcasmes le disputent aux rires moqueurs contre tout ce qui n’est pas “Tradition”. Voire carrément des accusations d’« hérésie » atteignant jusqu’à nos évêques et certains cardinaux…

    Mais quand l’exercice se retourne contre eux, plus de rire chez les tradis : l’Eglise est en danger !

    Voilà donc une photo du cardinal Raymond L. Burke, préfet du Tribunal Suprême de la Signature apostolique : celui-ci était dimanche 26 novembre en l’église romaine Sainte-Marie-de-Nazareth pour prendre possession de son titre cardinalice (chaque cardinal se voit en effet attribuer une paroisse romaine : beau symbole qui fait de lui fictivement un prêtre ou un diacre de Rome et signifie ainsi sa collaboration particulière avec le pape, évêque de Rome).

    Pour cet exercice protocolaire, Son Éminence avait revêtu la cappa magna, une longue cape de 6 mètres de soie. Sur sa page personnelle de Facebook, un journaliste de La Croix sourit de cet accoutrement qui tient plus du ridicule que de la dignité que l’on est en droit d’attendre d’un cardinal en 2010.

    Bien au-delà du cas d’espèce du cardinal Burke, qui n’est plus alors évoqué dans la discussion, il s’ensuit alors un débat sur le retour en force de ces attributs liturgiques dans certains milieux de l’Eglise, ces dernières années. Car, tout de même, il y a là un mouvement de fond, qui va bien au-delà du seul attachement, somme toute légitime, à des formes anciennes et respectables de la liturgie.

    Les ressorts d’une telle attitude sont multiples. Mais, à la suite d’Anne Soupa (que je ne suis pas toujours dans sa critique de l’Eglise que je trouve trop systématique et revendicative) on peut quand même se demander si ce retour aux « dentelles et froufrous » n’est pas, chez certains prêtres, l’expression d’une homosexualité refoulée. Comment ne pas s’étonner, d’ailleurs, que ce soit justement ceux-là qui, mettant abominablement en rapport homosexualité et pédophilie, déclenchent de véritables « chasses aux homos » dans les séminaires ?

    Ces mêmes sites Internet cités précédemment ont aussi l’habitude de prendre ici un bout d’une phrase et là le bout d’un autre pour faire dire à quelqu’un ce qu’il n’a pas dit.

    Les commentaires Facebook tiennent plus de la conversation de sacristie que de l’étude théologique : grâce à un rapide copier-coller, il était donc facile de tenter un rapprochement ignoble entre le début et la fin de la conversation pour insinuer que c’est au cardinal Burke que j’attribuait le qualificatif d’”homosexualité refoulée” »…

    • Arnold

      Franchement Nicolas, vous défendre en insultant Hamiche est assez malvenu… Et vous avouer utiliser en définitive une pratique que vous condamnez (le commentaire imbécile de photo) en tenant des propos qui laissent à penser que c’est peut-être vous qui auriez un pb avec les dentelles, non ?
      On vous a connu plus intelligent…

  14. Geneviève

    A Monsieur Senèze : Les propos qui suvent viennent de mon propre chef et je ne suis pas mandatée par Daniel Hamiche pour vous les servir. Je n’admets pas que vous lui attribuez d’être intellectuellement malhonnête ! Lorsque vous aurez autant de courage, de détermination que lui-même pour dénoncer ce qui doit l’être sans avoir peur de prendre des coups alors j’aurai de l’estime pour votre travail de journaliste ! Si vous ne souhaitiez pas que tels propos sur son Eminence paraissent sur Facebook à vous d’y mettre de l’ordre !

  15. Paul

    N. Senèze, qui dit :” beau symbole qui fait de lui fictivement un prêtre ou un diacre de Rome et signifie ainsi sa collaboration particulière avec le pape, évêque de Rome).”

    Il n’y a aucune fiction. Vos termes vous trahissent comme étranger à l’Eglise de Dieu. Tel Cardinal est réellement cardinal-diacre ou cardinal-prêtre de telle église particulière de Rome, ou cardinal-évêque pour les sièges suburbicaires. Il n’appartient pas à votre langue profane de rouler sur ce qu’elle ignore.

    N. Senèze, qui dit : ” Sur sa page personnelle de Facebook, un journaliste de La Croix sourit de cet accoutrement qui tient plus du ridicule que de la dignité que l’on est en droit d’attendre d’un cardinal en 2010.”

    Je l’ai déjà dit : Les brebis n’ont pas à enseigner aux pasteurs ce qu’ils ont à revêtir liturgiquement. Encore moins quelqu’un qui est étranger à l’Eglise et qui est abandonné de l’Esprit Saint, qui l’aurait protégé de commettre ce scandale maintenant public.

    Quand un Cardinal de l’Eglise romaine décide de porter tel ou tel parement liturgique et cérémoniel, ce n’est pas à un profane de l’enseigner sur ce qu’il doit faire dans sa fonction cardinalice et épiscopale. Il y a une continuité dans l’Eglise : même en ces signes qui paraissent, à première vue, secondaires il y a une portée symbolique et un sens ecclésiologique qui peut échapper aux ignorants dont le monde regorge. L’Eglise n’est pas de ce monde.

    Ce journaliste de « la Croix » ( sic )est-il catholique ? Va-t-il à la Messe ? Communie-t-il ? Dans ce cas, qu’il aille au préalable cogner son front contre le dallage d’une église, en signe de remords devant le Seigneur, qu’il y confesse son péché d’avoir impudemment sali l’honneur d’un Cardinal, qui reste son maître et seigneur s’il est catholique, et qu’il y reçoive l’absolution des mains d’un prêtre. Car après cette parole de scandale public, il ne peut plus s’approcher de l’Autel.

    L’article 220 du Code de Droit Canonique stipule : “Il n’est permis à personne de porter atteinte d’une manière illégitime à la bonne réputation d’autrui.” L’article 1390 alinéa 2 du Code de Droit Canonique stipule : “Quiconque porte atteinte à la réputation d’autrui peut être puni d’une juste peine.”

    Le Christ vous jugera sur ce que vous avez publiquement écrit sur le Cardinal Burke : ” Il est impossible que les scandales n’arrivent pas, mais MALHEUR À CELUI par qui les scandales arrivent ! Mieux vaudrait pour lui qu’on lui passe une meule de pierre autour du cou et qu’il soit précipité à la mer.” (Lc 17, 1-2).

    Si vous êtes un chrétien, confessez-vous à un prêtre. Et auprès de sa personne, MORDEZ-LA POUSSIÈRE devant le Christ, si vous voulez encore vous approcher du Sacrement de l’autel. Il vaut mieux s’humilier dans le Confessional, où tout se pardonne, que d’aller devant le Tribunal dans l’autre monde, où tout se paye. “Nous serons tous mis à nu devant le Tribunal du Christ, pour que chacun retrouve ce qu’il aura fait pendant qu’il était dans son corps, soit en bien, soit mal.” (2 Co 5, 10)

    “En vérité, je te le dis : tu ne sortiras pas de là, que tu n’aies rendu jusqu’au dernier sou.” (Mt 5, 26)

  16. Pingback: RCS » Blog Archive » Une guerre en dentelles peut-elle en cacher une autre ?…

  17. Marc

    En tant que catholique en voie de conversion à l’Orthodoxie, je peux vous dire que, si ma démarche est fondée avant tout sur des considérations d’ordre théologique et ecclésiologique, je suis néanmoins également très heureux d’aller vers une Eglise qui n’a pas peur de marquer triomphalement son attachement à la vraie Foi et sa célébration des authentiques Mystères du Christ par une Liturgie glorieuse et des ornements somptueux. Le moindre évêque du plus petit diocèse de Grèce a une allure infiniment plus conforme à l’idée que je me fais d’une icône vivante du Seigneur, par le port des vêtements impériaux byzantins, que l’archevêque de Paris, aussi sympathique soit-il, avec ce style triste, effacé, atone et vaguement “épiscopalien” qui caractérise le “background” liturgique catho-réformé. Au moins Benoît XVI et le cardinal Burke relèvent-ils le niveau ! Après, on peut discuter des différentes traditions, romaine ou grecque et préférer l’or de Byzance à la dentelle vaticane. Mais ces ornements sont là pour rappeler, comme les présents des Mages, la Royauté et le Sacerdoce selon Melchisédeck de l’Enfant de la crèche. Sans doute Monsieur Sénèze attend-il surtout du Christ une libération sociale alors que moi, j’en attend la déification.

  18. PEB

    Vous êtes épuisants.

    Est-ce que Mgr Burke va régler personnellement la vie paroissiale de son titre cardinalice? Certainement pas. Le cardinal-vicaire exerçant au nom du Saint-Père ses fonctions épiscopale ira ou a déjà nommé un recteur chargé d’organiser baptême, mariage, catéchisme, messe dominicale e tutti quanti. Ses prérogatives sont les mêmes que n’importe quel curé.
    C’est en ce sens que la présence paroissiale de ces Éminentissime Seigneurs est fictive. Autrefois, la coutume voulait cependant qu’un portrait du titulaire trônât discrètement dans l’église afin de rappeler le lien particulier des fidèles avec toute la Sainte Église Romaine.
    En droit, il s’agit donc d’une fiction juridique car des responsabilités sont conférés à une personne mais elles sont effectivement exercé par une autre. Cela n’empêche nullement le cardinal titulaire de participer de bon cœur aux évènements de sa paroisse d’incardination. Avant les Révolutions, les cardinaux qui avaient quelque fortune finançait effectivement sur leurs deniers propres l’embellissement sinon la réfection de leur église particulière. N’étant pas toujours évêques, ni investis d’autant de responsabilité qu’aujourd’hui, sans doute avaient-ils plus de temps à consacrer à leurs très chères ouailles romaines.

    Avant de raconter des sottises, visitez donc en pèlerinage les paroisses de la Ville.

    Nicolas Senèze s’est étonné de l’à-propos de tant de pompe dans un lieu qui ne s’y prêtait pas nécessairement. Par ailleurs, à une époque où plus personne ne comprend l’étiquette d’Ancien Régime, le public apprécie non pas les ornements empesés mais, sans rien renier à la dignité du service du Roi des rois, une attitude rappelant l’unique Pasteur, doux et humble de cœur.

    Mais si on n’a plus le droit de dire que le roi est nu ou qu’un prélat parait un peu décalé, je ne sais pas.

    Il ne s’agit pas d’une insulte mais d’un avertissement. Certes, le cardinal est majeur et vacciné mais comme disait si bien Machiavel à Laurent le Magnifique, “il faut être prince pour comprendre le peuple et peuple pour comprendre le prince.” Or, un prince de l’Église était justement en représentation. Car la cappa magna est un accessoire de pure représentation qui n’a rien de liturgique. Était-ce bien utile à la fin de 2010, dans la pénitence de l’Avent? Voilà donc le fond de la question de mon ami. La réputation, l’intelligence et l’honneur de Mgr Burke n’étaient pas directement atteints.

    Nicolas Senèze, pour le paraphraser, s’interrogea ensuite avec d’autres comparses, dans une discussion plus générale, sur le retour de pomp & circumstance d’un autre âge. Que signifie pour de jeunes vocations tout ce baroque, ce rococo? Une esthétique à la limite du maniérisme est-elle en accord avec la pureté évangélique? Est-ce Jésus-Christ qui est célébré ou la mondanité d’un institut quelconque aussi respectable soit-il?

    Je n’irai pas plus loin dans la polémique à l’approche de la nouvelle année.

    Enfin, le fait que les propos aient été tenu tel jour à l’occasion de nominations dont le public et les fidèles n’ont, pour parler Français, cure, est totalement fortuit.

    Le Saint-Père par sa bulle Summorum Pontificum nous appelle à la conversion. Ce n’est pas l’ordo qui compte per se mais la manière dont on sert Jésus-Christ immolé en Hostie agréable pour nous présenter à son Père dans la gloire de l’Esprit-Saint. Toute forme rituelle peut conduire à l’orgueil d’être tellement dans la perfection que le prêtre et les fidèles en oublient leur condition de pécheurs face aux bontés immenses de Notre Seigneur. La divine liturgie est faite pour l’homme et non l’homme pour la divine liturgie. C’est par ce don spirituel et matériel que Notre Père céleste par la tradition de l’Église nous attire à Lui par l’oblation de Son Fils bien-aimé sur l’éternelle Croix dans l’unité de l’Esprit-Saint qui fait de nous un seul corps à La gloire du Dieu Saint, Saint Fort et Saint Immortel en union avec la bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu et de tous les saints du Ciel.

    Suis-je assez orthodoxe?

    Je digresse, je digresse…

    Bref, je ne vois pas où était l’insulte.

    Nous sommes à une période où chacun se repasse les photos de l’année écoulée. Certaines évoquent de bons souvenirs comme la simplicité du Pape et de la Reine en Écosse. D’autres paraissent saugrenues et on en discute avec les copains. Il n’y a pas rien à condamner. Le dossier est vide, Monsieur le Procureur.

    Pour conclure, je suis sûr que Nicolas Senèze est prêt à toutes les mortifications et pénitences pour le salut de son âme et de son prochain mais, de grâce, n’en rajoutez pas. C’est un fidèle catholique qui mène comme il le peut sa vie chrétienne avec l’aide providentielle de la Divine Miséricorde. On ne changera jamais, et c’est sans doute tant mieux pour la gloire de Dieu, son mordant incisif.

    PS: Madame ou Mademoiselle Geneviève, belle liseuse, notre journaliste n’en voulait pas spécialement à Monsieur Daniel Hamiche au sujet duquel on ne saurait douter de son engagement quotidien pour l’instauration d’une Chrétienté authentique dans cette vallée de larmes. Ceci dit, il rapporte indirectement des propos qui n’étaient in fine destiné qu’à un cercle restreint de connaissances choisies entre toutes.

    PPS: Madame ou Mademoiselle Ema, belle liseuse, il s’agissait, pour nous, de la Catho des années 1992-1996: nous ne sommes plus tout jeunes. Pour les ornements roses, chacun sait qu’il s’agit de dimanches particuliers. Compte tenu des coûts des étoles et chasubles et de la fréquence d’utilisation, le rose de la pénitence joyeuse et ardente n’est plus guère utilisée de nos jours. La différence toutefois avec la cappa magna, c’est que ce rose est au service direct de la louange du Seigneur et de son admirable sacrifice. La cappa magna n’est qu’un ornement civil marquant la prééminence d’un prélat sur les fidèles au service de Celui Qui S’est fait serviteur pour la rédemption de l’humanité souffrante.

    PPPS: Tout ça pour pour une brève de comptoir d’arrière-cour de presbytère… Un peu de vin clairet et la tête tourne tourne! A ce flacon faisons la guerre (d’après un air connu). S’il est illégitime de flétrir un cardinal, il est tout aussi scandaleux de pendre haut et court un petit (si tu me permet ce qualificatif, Nicolas) plumitif pour une saute d’humeur qui l’a dépassé malgré sa stature. Much ado about nothing. Une tempête dans un verre d’eau.

    PPPPS: Meilleurs vœux à tous d’Amérique et de France, de Rome et de Paris. Que le Seigneur garde vos pas au long de nouvel an de Grâce MMXI qui d’annonce.

  19. Jacques Thomas

    Faudra-t-il un jour abattre les clochers, signes religieux éminemment ostentatoires dans le paysage de France, portant ainsi atteinte à sa laïcité ?
    Faudra-t-il réglementairement limiter chez nous les rassemblements infinis de fidèles venant rendre hommage au Saint Père, portant ainsi atteinte à la libre circulation des citoyens ?
    Dans un roi, la personne n’est rien, le symbole est tout. N’en va-t-il pas de même dans l’Eglise avec ses prélats ?
    Rien ne peut être trop beau, rien ne peut être trop grand dans l’hommage rendu à Dieu.
    S’incliner avec respect et dévotion devant la tradition séculaire qui nous met en relation avec l’infini du passé, ses gloires et ses douleurs, s’incliner humblement devant le magistère de celui que le Saint-Esprit a porté sur le trône de Saint Pierre est source de joie, d’équilibre, d’apaisement de l’esprit, d’espérance en l’avenir.
    Quelle chance avons-nous en tant que catholiques, de pouvoir aller ainsi confiants en un avenir éternel, pour peu que nous fassions nôtre, atant que nous le pouvons, la recherche d’une attitude de respect, d’obéissance, d’humilité, d’amour.
    C’est une grâce infinie qui nous est ainsi offerte. Il ne peut en être de plus belle.
    Deo gratias.

  20. bea

    Je viens de lire la succession des posts sur cette affaire et ça me fait penser à l’Eglise de Saint Martin de Vic, dans l’Indre. C’est une des raretés en France : des fresques magnifiques y ont subsisté malgré la Révolution.
    En France, il ne faut jamais oublier que nous avons eu la Révolution, elle a tout cassé, tout abimé, tellement détruit ! Les significations du décorum ne sont plus accessibles à nos esprits héritiers, qu’ils le veuillent ou non, de cette période de notre récent passé. Napoléon avait même essayé de rétablir ce décorum : c’est dans un décor de carton pâte créé spécialement pour l’occasion qu’il s’est fait sacrer empereur à Notre Dame. Le résultat est à l’image du carton pâte, ça n’a pas pris. (La gloire de Napoléon est liée non à son titre invraisemblable, mais à un certain génie dans certains domaines). Il faut donc comprendre la perplexité devant ces ornements qui sont très oubliés en France. Regardez nos églises, elles sont presque toutes dépouillées de leur décoration originale. Quand on va en Italie par exemple, c’est ce qui frappe : les églises très décorées.
    Pour moi c’est l’explication des réactions. Et puis il y a toute la facilité maintenant que chacun a d’exposer, même volontairement, le moindre de ses états d’âme sans filtre. Et puis aussi l’attitude de réserve, en face de quelque-chose qu’on ne comprend pas, qui a disparu, remplacée par l’envie bien orgueilleuse de faire des commentaires critiques qui devraient être tournés plusieurs fois dans la bouche avant de sortir. En face de quelque chose qu’on ne comprend pas, dans l’Eglise, se dire : c’est moi l’idiot, je vais me renseigner, peser les choses tranquillement, au lieu de se transformer en président de tribunal. Remettre l’humilité à la mode : voilà ce que je souhaite pour la France en cette année nouvelle qui commence.
    Bien à vous tous.

  21. allegrovivace

    j’ajoute que Zéline MARTIN, maman de Sainte Thérèse de Lisieux (Thérèse Martin à l’Etat Civil)fabriquait des broderies “au point d’Alençon) et sa qualité professionnelle s’exerçait, certainement aussi, dans la réalisation de vêtements liturgiques.(…)

    Senèze a vraiment tout faux !…

    Au fait, qui sont ses employeurs, qui le paie pour écrire pareilles insultes et pour quels lecteurs, avec quelle intention ?

    Bien à vous
    allegrovivace

  22. Paul

    A N. Senèze :

    Présentez ici une réparation publique à l’insulte publique que vous avez commise, et favorisé qu’elle soit aussi commise par d’autres, contre le Cardinal Burke. Si vous êtes catholique, le Cardinal est votre maître et votre seigneur.

    Publiez sur votre page facebook votre réparation publique et fermez-la à tout commentaire d’autrui.

    Supprimez immédiatement de votre page facebook toute ligne outrageante sur le Cardinal. Les paroles ignominieuses sont le fruit du coeur. “Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l’homme impur, mais ce qui sort de sa bouche et qui provient de son coeur.” (Mt 15, 11)

    Vous avez porté atteinte, et laissé autrui porté atteinte par autrui, à l’honneur d’un Cardinal de l’Eglise. Vous avez donc porté atteinte indirectement à l’honneur du Souverain Pontife qui l’a créé, à qui il est intrinsèqement lié et pour qui, et pour l’Eglise, il ira, si cela est nécessaire, jusqu’à laisser verser son sang, d’où la couleur pourpre de ses vêtements.

    De plus : vous avez directement porté atteinte au Pape qui, par un acte de sa souveraineté apostolique, l’a créé en toute vérité et dans la parfaite juridiction canonique diacre de l’église romaine de Sainte-Agathe-des-Goths, car en l’Eglise de Dieu et dans les actes du Successeur de Pierre, qui est aussi Pierre en PERSONNE, il n’y a ni mensonge ni fiction.

    La fiction et le mensonge résident seulement dans l’esprit de ceux qui ont l’audace de traiter de “fiction” un acte souverain du Pontife romain, qui a dit au Cardinal Burke en le créant : “Reçois cet anneau de la MAIN DE PIERRE et le Titre de Sainte-Agathe-des-Goths.” Dans la main de Pierre il n’y a pas de fiction, mais il y a les Clefs du Royaume, qui ouvrent ou ferment le Salut.

    La fiction, à cet égard, ne germe que dans l’esprit de ceux qui accomplissent contre l’Eglise les oeuvres du Diable, menteur dès l’origine et père du mensonge. (Jn 8, 44)

    Vous avez le droit de ne pas aimer la cappa magna. Mais, impudent et insolent, sans crainte de Dieu, vous n’aviez pas le droit de salir l’honneur d’un Cardinal qui la porte. Salissez aussi le Cardinal Castrillon Hoyos, et dautres Cardinaux, qui l’a portent aussi selon les normes canoniques. Salissez encore tous les Patriarches et Evêques orientaux, catholiques et orthodoxes, qui la portent aussi en entrant solennellement au milieu de leur peuple dans leur cathédrale, et chez qui la cappa magna s’appelle le “mandyas”.

    http://1.bp.blogspot.com/_bRVwCUPQIlI/S-GxPsif2HI/AAAAAAAAAHA/u2tWQMXNm34/s1600/hoyos2.jpg

    http://1.bp.blogspot.com/_L_n3vJLPuZQ/S_mGnNjt-cI/AAAAAAAAENQ/Yf2FAj6CnDs/s1600/patriarxis+me+mandya.JPG

    http://02varvara.files.wordpress.com/2008/03/image004.jpg

    http://www.antiochianladiocese.org/images/images/Bishop_mandya.jpg

    Voici le Vénérable Serviteur de Dieu et Pape Jean-Paul II en cappa magna, dans son cardinalat :
    http://1.bp.blogspot.com/_cQ2xhpZfenk/S5fFhr0RV2I/AAAAAAAANT0/UN5r_fz__Ts/s1600-h/card.+wojtyla+in+rome+in+1968+iii.JPG

    Ne savez-vous pas que, le Pape, l’Evêque, le Cardinal ou le Patriarche, si humbles soient-ils en leur propre personne individuelle, doivent également refléter symboliquement, en certaines solennités, la MAJESTÉ MÊME DE LA LITURGIE ET DU CULTE DIVINS ? Ce n’est pas à vous à enseigner à l’Eglise de Dieu ce qu’elle à faire parmi les hommes, mais c’est à vous de recevoir cette leçon.

    Au regard du Code de Droit Canonique, pour avoir porté injurieusement et publiquement atteinte à l’honneur d’un Cardinal de l’Eglise, vous êtes un délinquant.

    Je vous remets en garde, pour votre bien : n’approchez pas du Sacrement de l’autel, tant que vous n’aurez pas publiquement satisfait là où vous avez publiquement et gratuitement porté atteinte à l’honneur d’un Cardinal. Et satifait sans louvoiements ni artifices de plume, auxquels vous recourez ici par respect humain, personnellement ou par personnes interposées.

    Confessez-vous, si vous êtes catholique. Dans le confessional, NE LOUVOYEZ PAS AVEC DIEU. Accusez-vous devant Lui entièrement, pour être entièrement pardonné par Lui.

  23. PEB

    @Paul:

    Le délit canonique doit être démontré, je pense en jugement contradictoire devant une instance constituée légalement. Qu’a dit untel? Que visait-il? &c. Les Chrétiens préférerons toujours le droit à la fatwa.

    En tous cas, ses propos n’étaient pas destinés au public. Ils ont été dénoncés par un croquant en mal de scoop. On a associé deux citations qui n’étaient pas directement ou formellement reliés.
    L’injure publique ou la diffamation, qui dans notre droit civil sont deux délits de presse distinct et non commutatifs, présuppose justement une mise à disposition du public d’un contenu incriminé. Ça ne va pas plus loin, je pense, que l’outrage. Et encore.
    Je pense qu’il a initié cette démarche en répondant publiquement à ses contradicteurs.

    Quant au terme de fiction juridique, il ne faut pas vous leurrer. Oui, Mgr Burke a réellement été incardiné à la Sainte Église Romaine. Oui, il est titulaire d’un morceau de la Ville. Cela n’a rien de fictif. En revanche, les fonctions pastorales associées audit lieu ne sont pas exercé quotidiennement par le titulaire mais par un recteur désigné par le Cardinal-Vicaire. Je ne pense pas que Mgr Burke va passer ses journées à la catéchèse, aux sacrements ou au gouvernement de ses ouailles romaines. Ses hautes fonctions ne lui en donneront point le loisir. C’est en ce sens que l’on parle de fiction. Ce terme n’évoque pas le mensonge ou l’inefficacité de la parole de Benoît XVI mais une construction juridique originale reliant l’organisation du Siège Apostolique avec le diocèse de Rome.

    Enfin, le cardinal n’est pas notre maître et seigneur car nous n’avons qu’un seul que le Père nous a donné en cette sainte nuit de Noël. C’est un éminentissime seigneur de la Sainte Église Romaine auquel tout respect et honneur sont dus, certes. Quant à l’obéissance à sa personne, elle ne découle que de la volonté du Saint-Père et des responsabilités qu’il a bien voulu lui confier.

    Quant au confessionnal, je me garderais bien de juger qui que ce soit au for interne.

  24. ROUYER

    Cher Nicolas Senèze,

    Il me semble que vous avez déclenché une véritable crise mimétique (pour utiliser une expression girardienne),crise dont vous risquez fort d’être la victime.
    En accord avec Arnold, je constate que vous usez contre vos adversaires des procédés que vous leur reprochez d’user à votre égard.
    En dépit de ce qui se dit ici et quoiqu’appartenant au clan dit “tradi”,j’ai de la sympathie pour vous et je pense, à l’instar de notre Saint Père Benoit XVI, que nul n’est de trop dans l’Eglise. Vous y avez aussi votre place comme tout un chacun pour peu que vous la respectiez et l’acceptiez comme une mère aimante.
    Je comprends ou plutôt j’entends que vous ne semblez pas porter dans votre coeur son Eminence le cardinal Burke pas plus que le monde tradi car, à travers la personne du cardinal, c’est bien le clergé traditionnel dans son ensemble que vous visiez n’est-ce-pas?
    Cet inimitié ne vous autorise pourtant pas à proférer des insinuations douteuses sur les moeurs dudit cardinal et dudit clergé je signale au passage que certaines personnes homosexuelles n’aprécieront peut être pas votre allusion aux froufrous et aux dentelles qui relèvent pour le moins d’une forme de caricature.
    Je veux croire cher Nicolas que vos paroles(vos écrits) ont simplement dépassé votre pensée, après tout nous sommes tous humains et pêcheurs, moi le premier, (mais de grâce, allez puiser votre inspiration ailleur que chez Mme Soupa!) et que vous saurez vous en excuser publiquement clairement et humblement pour mettre fin au plus tôt à cette triste polémique.
    Très fraternellement,

    Vincent Rouyer

    PS: Ce qui est dommage de surcroit c’est que cette polémique n’élève pas le débat à la hauteur des idées car la question posée était celle de la pertinence de conserver des vêtements et ornementations liturgiques hérités du passé lorsque leur sens ne semble plus compris par nos contemporains. En l’occurence son Eminence le cardinal Burke célébrait selon le rite extraordinaire, on peut donc penser que le fait qu’il revête la cappa magna avait un sens pour l’assemblée, si cela ne semble plus en avoir pour vous. Admettez au moins ce point si vous ne voulez pas avoir l’air de faire preuve de l’intolérance que vous nous reprochez si souvent d’avoir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *