Le cardinal Burke revient sur l’identité catholiques des universités

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Encore un discours du désormais cardinal Burke qu’il eut été utile de traduire intégralement. Les habitués d’americatho qui parlent l’anglais pourront aller le lire ici sous sa forme imprimée – de minuscules et insignifiantes variantes par rapport au texte prononcé –  ou l’écouter grâce à la vidéo mise en ligne (durée 41 minutes). C’était le 4 décembre dernier, le cardinal Burke était l’invité d’honneur au dîner organisé à Boston (Massachusetts) par The Thomas More College of Liberal Arts de Merrimack (New Hampshire), avec lequel le cardinal est très lié. En voici quelques extraits… bien sentis !

  • « Comme il est tragique que le laïcisme que les universités catholiques devraient aider ses étudiants à combattre et à vaincre se soit insinué dans plusieurs d’entre elles, ce qui aboutit à une compromission funeste de leur haute mission ».
  • « Dans une université catholique, la manière même d’étudier et de se livrer à la recherche, devrait manifester la faillite des abus quant à la vie et à la sexualité humaines, qui sont devenus la norme sur bien des campus universitaires, et la faillite de la transgression de l’inviolable dignité de la vie humaine, de l’intégrité du mariage et de nos relations justes avec les autres et avec le monde, en général, abus qui sont la marque de fabrique de notre culture devenue tristement une culture de violence et de mort. »
  • « Un collège ou une université catholique où Jésus-Christ vivant dans son Église n’est pas enseigné, rencontré dans la sainte Liturgie et dans ce qui la poursuit comme la prière et la dévotion, et n’est pas suivi dans une vie vertueuse, ne sont pas dignes du nom de catholique. »
  • « La présence de Notre Seigneur Jésus-Christ sur le campus d’un collège ou d’une université catholiques, n’est pas quelque chose d’accessoire ou d’étranger à la recherche de la vérité. C’est tout le contraire : Lui seul inspire, guide et discipline professeurs et étudiants, de sorte qu’ils demeurent fidèles dans cette recherche et ne succombent pas aux tentations que Satan offre astucieusement pour nous corrompre à chaque fois que nous nous disposons à parvenir à un grand bien.
  • Selon l’ancienne sagesse canonique, corruptio optimi pessima est, “la corruption de ce qu’il y a de meilleur est la pire”. Avec tristesse, nous avons été les témoins de la vérité de cet axiome dans tant de collèges et d’universités catholique de notre pays, qui autrefois accordaient une place d’honneur à leur identité catholique et à la vie catholique sur leurs campus, mais qui ne sont plus aujourd’hui catholiques que de nom, qualifiant ordinairement leur identité catholique d’un autre nom, par exemple en s’appelant universités catholiques de tradition franciscaine ou jésuite. Ce que la tradition avec un petit “t” signifie pratiquement n’a que peu ou rien à voir avec la Tradition revêtue d’un “T” capital. Le mot “catholique” dans le nom d’une université est pleinement qualifiant et n’a pas besoin d’épithètes. »
  • « La rencontre avec Jésus-Christ, qui prend une forme privilégiée dans une université catholique, exige naturellement l’engagement actif de l’évêque, comme successeur des Apôtres, dans toute université catholique située dans sa juridiction. De son côté, une université catholique cherchera une communication la plus complète possible avec l’évêque. »
  • « La situation dans laquelle l’université catholique considère l’évêque comme un suspect ou un partenaire purement et simplement importun dans la mission de l’éducation supérieure catholique – sauf si l’évêque souhaite trahir les devoirs de ses fonctions en vertu de son pouvoir d’enseigner la foi sur le territoire dans lequel se trouve l’université catholique, avalisant l’identité catholique de l’université sans considérer les hautes exigences d’une telle identité –, une telle situation est totalement anormale. »

Des paroles fortes et catholiques ! Mais pouvait-on attendre autre chose du cardinal Burke ?

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