Abus sexuels du clergé sur des mineurs : c’est la faute à Woodstock !

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Le troisième et dernier rapport du John Jay College of Criminal Justice (City University de New York), commandité par la Conférence des évêques catholique des États-Unis (USCCB), a paru le 18 mai à Washington D.C. sous le titre The Causes and Context of Sexual Abuse of Minors by Catholic Priests in the United States, 1950-2010 (Causes et contexte des abus sexuels sur des mineurs par des prêtres catholiques aux États-Unis, 1950-2010).

Les deux premiers rapports étaient d’un très grand intérêt et d’une très grande précision. Les criminologistes particulièrement compétents du John Jay College avaient su décortiquer enquêtes et statistiques pour quantifier la tragédie et le scandale des abus sexuels de prêtres catholiques sur des mineurs. Toutefois, le décorticage d’une situation est une chose, la définition des causes et du contexte de dette situation en est une autre. Si les criminologistes excellent dans le premier, ils n’ont, scientifiquement, aucune compétence pour la seconde. Décrire une situation n’est pas en démonter les « causes et le contexte ». Ce rapport est donc d’abord une “erreur de casting”, si je puis dire, une erreur qui a un coût pour les catholiques américains : 2 millions de $ !

Pour synthétiser ce volumineux rapport, je dirai qu’il se résume à trois propositions : les « causes et le contexte » de cette tragédie et de ce scandale n’ont rien à voir avec le célibat imposé aux prêtres (oui), rien à voir avec la responsabilité des évêques (euh…) et… rien à voir avec l’homosexualité (hein ?)… Voilà pourquoi votre fille est muette et passez la monnaie !

Les « causes et le contexte », au fond et si l’on veut suivre les conclusions désarmantes du rapport, c’est le climat de permissivité des années 1960 et 1970 : en gros, c’est la faute à Woodstock.

Évidemment, les critiques de ces conclusions pleuvent comme à Gravelotte : le Dr. Richard Fitzgibbons, psychiatre réputé et spécialiste du traitement des prêtres déviants, Brian W. Clowes, directeur des recherches à Human Life International, Philip Lawler, rédacteur en chef de Catholic World News (CatholicCulture), Bill Donohue, président de la Catholic League, pour ne citer qu’eux. Tous dénoncent les fausses conclusions d’un rapport pourtant fondées sur des analyses justes. Comment, en effet, se refuser à voir que les tendances et les pulsions homosexuelles – j’en ai souvent traité sur ce blogue – sont au cœur de cette tragédie des abus sexuels qualifiée à tort de « pédophilie », sinon pour sacrifier au politiquement correct de notre temps et courber l’échine devant la propagande homosexualiste ? Il est dommage, infiniment dommage que l’épiscopat américain donne, avec l’argent des fidèles, crédit à un tel contresens.

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