Le président de la conférence épiscopale américaine menace Obama d’un « conflit entre l’Église et l’État de proportion majeure »

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Quoi qu’ait pu en écrire le parfois facétieux et très insuffisant Osservatore Romano, les relations entre l’administration Obama et la hiérarchie catholique américaine sont mauvaises depuis le début. Les attaques répétées de cette administration contre le caractère sacré de la vie et désormais du mariage, rendent ces relations aujourd’hui exécrables. L’archevêque de New York, Mgr Timothy Dolan, en qualité de président de la Conférence épiscopale, a adressé le 20 septembre une lettre extrêmement menaçante au président Obama où il dénonce l’attaque en règle de la Maison Blanche contre le mariage traditionnel et son intention de faire abroger le Defense of Mariage Act (DOMA) de 1996, une loi fédérale qui définit le mariage comme étant exclusivement l’union d’un homme et d’une femme et interdit au gouvernement fédéral de reconnaître tout autre type d’union. Depuis le 23 février de cette année, l’administration Obama a abandonné la défense du DOMA au mépris de cette loi toujours en vigueur.

Dans sa lettre, l’archevêque Dolan met en garde Obama contre son projet de faire abroger le DOMA qui « menace le mariage et met en péril la liberté religieuse de ceux qui promeuvent et défendent le mariage ». « Alors que toute personne, poursuit l’archevêque, mérite notre entier respect, aucune autre relation ne contribue au bien commun comme y contribue le mariage entre un mari et sa femme. La loi doit refléter cette réalité ». L’archevêque « presse respectueusement » le Président « d’appuyer sur la touche de réinitialisation quant à l’approche par son administration du DOMA » et menace que si son administration « ne change pas d’orientation » sur ces questions de mariage et de famille, « cela provoquera un conflit national de proportion majeure entre l’Église et l’État qui sera au détriment des deux institutions ». C’est une menace sans ambiguïté et, sans doute, le texte le plus fort jamais adressé par la hiérarchie catholique à un chef de l’exécutif américain. À treize mois d’élections majeures, voilà qui devrait faire réfléchir la Maison Blanche, mais l’idéologie progressiste qui l’a submergée s’accommode mal de l’exercice de la raison au service du vrai bien commun.

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