Bush au Vatican : « C’est un tel honneur ! Un tel honneur ! »

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Ce sont les paroles de George W. Bush après sa réception officielle par Benoît XVI au Vatican, hier matin. Le Souverain Pontife
avait en effet souhaité un protocole sans précédent pour recevoir le Président des États-Unis, afin de lui manifester sa gratitude pour la réception tout à fait exceptionnelle que le chef de
l’exécutif américain lui avait réservée lors de son voyage apostolique d’avril dernier, et notamment le 16 avril, jour anniversaire du Souverain Pontife. Le Saint Père a donc accueilli le
président Bush, accompagné de son épouse et d’Ann Mary Glendon, ambassadeur des États-Unis près le Saint Siège, à l’entrée de la Tour Saint-Jean des jardins du Vatican. Puis le pape
et le président américain sont montés au bureau du premier étage de la Tour pour trente minutes d’entretiens, tandis que Laura Bush, Ann Mary Glendon patientaient dans les jardins
du Vatican en compagnie de leur compatriote Mgr James Michael Harvey, archevêque et préfet de la Maison Pontificale, bientôt rejoint par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire
d’État du Saint Siège. À l’issue de l’entretien, s’est déroulé le traditionnel échange de cadeaux : le présid


ent américain a offert au pape une photographie signée de sa main et de celle de son épouse les représentant en compagnie de Benoît XVI et un album
de photos prises lors du voya
ge apostolique du Saint Père ; le pape a offert au couple présidentiel une photo dédicacée de sa main,
prise lors de la prière qu’il fit à la Maison Blanche en compagnie et à la demande de George et Laura Bush, et quatre volumes sur la Basilique Saint-Pierre. Le Saint Père, le couple
présidentiel, et leurs suites respectives se rendirent ensuite jusqu’à la Grotte de Lourdes des Jardins du Vatican, qui reproduit à l’identique celle où le pape se rendra en septembre, pour
écouter deux motets interprétés par le chœur de la Chapelle Sixtine (notre photo).

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Voici la traduction en français d’extraits de la version anglaise du communiqué officiel diffusé par le service de presse du Vatican, le 13 juin :

« Ce matin, le président des États-Unis, George W. Bush, a été reçu en audience par Benoît XVI. Pour répondre au chaleureux accueil offert au Souverain Pontife lors de sa visite aux
États-Unis, l’audience s’est déroulée selon un protocole sans précédent (…) Lors du dialogue cordial [entre le pape et George Bush], le Saint Père a avant tout renouvelé au président sa gratitude
pour l’accueil chaleureux et exceptionnel qu’il a reçu aux États-Unis et à la Maison Blanche lors de sa visite en avril dernier, et pour l’engagement [du président] dans la défense des valeurs
fondamentales. [Les deux interlocuteurs] ont abordé les principaux sujets de la politique internationale : les relations entre les États-Unis et l’Europe, le Moyen-Orient et l’engagement pour la
paix en Terre Sainte, la mondialisation, la crise alimentaire et le commerce international, et l’application des objectifs du Millénaire [Millenium Development Goal de l’Organisation des Nations
Unies] ».

3 comments

  1. Gentiloup

    A première vue un quasi non évènement, mais l’important n’est pas dans le communiqué.
    Qu’est-il ressorti des échanges? Y aura-t-il des sutes diplomatques?

    Cela, peut-être ne le saurons-nous jamais…

  2. Castille

    ……..Cela, peut-être ne le saurons-nous jamais… …..

    Et c’est plutôt une bonne chose.

    Gentiloup Bonjour,

    Devons-nous vraiment TOUT savoir? POUVONS-nous tout savoir?

    C’est un plaisir de vous retrouver Gentiloup. Cet espcace change du site où nous nous connues, n’est-il pas? Sourire

  3. Blaise

    D’accord, le Pape était cordial. Je veux bien le croire. Mais… est-ce parce qu’il donne son assentiment à la politique de M. Bush? voilà qui est moins évident.

    Si l’on se réfère au communiqué, les principaux points abordés concernaient des objets de friction avec le Pape. Benoît XVI peut bien féliciter le président américain pour sa défense des “valeurs fondamentales”, mais tout de suite il enchaîne sur des sujets où il ne peut que lui reprocher d’avoir justement été infidèle à ces valeurs. Car cette défense ne se réduit pas à l’opposition à l’avortement. Ce serait un peu court.