Notre Dame : le P. John Jenkins, ce « plein aux as », n’est qu’un hypocrite

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Il me faut maîtriser ma colère. Deux lecteurs de ce blogue, que je respecte, un ami professeur de patristique aux États-Unis et un prêtre respectable, secrétaire d’un évêque diocésain en France,
m’ont reproché la “vivacité” de certains de mes propos. Je le confesse : je me laisse parfois à exprimer avec des mots familiers – voire vulgaires – le dégoût que m’inspirent des comportements ou
des déclarations glanés dans ma quête d’information sur le catholicisme américain. Je dois donc me contrôler. Mais je n’en pense pas moins…
J’aurais aujourd’hui une nouvelle occasion de pousser des glapissements. Je lis, en effet, deux informations sur l’excellent site de Thomas Peters, l’animateur d’American Papist.
La première, que Thomas a dénichée, est extraite de la déclaration de revenus pour l’année 2006, du président et administrateur de l’université Notre Dame, le P. John
Jenkins
. Les revenus du personnage se montaient, cette année-là, à la bagatelle de 432 000 $… (soit environ 314 000 €). On comprend que le Jenkins s’accroche de toutes ses forces à
cette prébende, quitte à s’asseoir sur les principes catholiques.
Le second montre toute l’hypocrisie du personnage. L’image ci-dessous montre l’arrestation du P. Norman Weslin (80 ans !) sur le campus de Notre Dame pour avoir manifesté pour la
Vie et contre la venue d’Obama (voir ici). Je traduis le texte qui apparaît sur ce
montage : « Un dialogue raisonnable ». « Nous devons être un endroit où les personnes de bonne volonté sont reçues dans la charité, où elles peuvent s’exprimer et être écoutées, et où l’on
s’engage dans un dialogue responsable et raisonnable »
. Cette belle “profession de foi” est de Jenkins et est extraite de son discours lors de la venue d’Obama (autre gros
menteur : asinus asinum fricat !) Quel hypocrite ! quand on sait qu’il n’a pas bougé le petit doigt pour tous les militants qui ont été arrêtés, sur son ordre, sur le campus et qui ont
passé ou vont passer en jugement…
Au fond, ce Jenkins ne mérite même pas les octets que je lui consacre sur ce blogue. Honte à lui !