Scandale Notre Dame : et maintenant, les poursuites judiciaires pour les pro-vie…

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Je ne crois pas qu’un autre média francophone vous ait tenu informé, presque au jour le jour, des développements du scandale de l’Université Notre Dame. Ce dont je suis sûr, c’est
qu’americatho fut le premier média français à vous alerter sur le scandale, et ce dès le 23 mars (les nouveaux venus sur ce blogue pourront aller voir ici).
Ce scandale sans équivalent connaît aujourd’hui un nouveau développement judiciaire qui constitue le scandale du scandale.
Quatre-vingt huit (88) militants pro-vie qui bravèrent l’interdiction juridico-administrative édictée par le P. John Jenkins – que Dieu, Seigneur de la Vie, ait pitié de lui – de ne point
pénétrer sur le campus de l’Université afin de protester pacifiquement pour la vie et la défense de l’identité catholique de la plus prestigieuse université catholique des États-Unis, et contre
la venue d’Obama et l’octroi par la “bande à Jenkins” d’un doctorat honoris causa [sic !] au président américain, devraient prochainement passer en procès. Ils risquent un
an ferme et 5 000 $ d’amende !
Je dis « devrait », parce qu’il suffirait au P. Jenkins d’annuler ses plaintes pour que ces 88 militants ne soient pas poursuivis. Mais le P. Jenkins – qui a eu la trouille de sa
vie devant l’extraordinaire mobilisation-insurrection de la Vie contre son intiative – s’y refuse avec une obstination (perseverare…) coupable.
Thomas Brejcha le président du Pro-Life Law Center de la Thomas More Society s’est engagé à tout faire pour que les plaintes soient levées. Il a mis sur pied sur pied un
nouveau site sur ce scandale du scandale (ici).
L’avocat pro-vie Tom Dixon qui apris en charge la défense des 88 inculpés, et que la Thomas More Society épaule désormais, vient d’indiquer que « le bureau du Conseil général de
Notre Dame [lui a fait savoir que] le P. Jenkins ne voyait aucun intérêt à discuter plus avant de cette affaire »
.
Thomas Brejcha a, de son côté, écrit au P. Jenkins pour lui demander d’être indulgent et d’abandonner les poursuites. Le P. Jenkins lui a fait savoir que l’affaire n’était
plus entre ses mains mais entre celles de la justice ! « Avec tout le respect que je vous dois, mon Père, vient de lui rétorquer Brejcha, le futur de ces affaires pénales – si
elles doivent suivre leur cours – est directement entre vos mains. Notre Dame est la partie plaignante. Son personnel de sécurité a commandé ou exécuté les interpellations, désignant ceux
qui devaient être arrêtés (les pro-vie) et ceux qui ne devaient pas l’être (ceux qui portaient des pancartes favorables à Obama et/ou raillaient les pro-vie »
. Ce dernier détail n’est
juridiquement pas sans intérêt…
Une affaire à (continuer à) suivre.