Biden, l’avortement et le Kenya : un ancien évêque américain suggère une sanction canonique

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Âgé aujourd’hui de 87 ans, Mgr René Henry Gracida est l’évêque émérite de Corpus Christi (Texas) dont
il fut l’ordinaire de 1983 à 1997 après avoir été évêque auxiliaire de Miami, en Floride (1997-1975) puis évêque de Pensacola-Tallahassee, également en Floride (1975-1983).

Malgré son âge avancé, l’évêque a gardé toute sa tête et surtout son franc-parler. Il écrivit en 2006, une excellente
étude critiquant le rôle de la Conférence épiscopale vis-à-vis de l’autorité des évêques individuels, une étude que j’ai traduite mais que je n’ai pas encore trouvé le temps de faire paraître
alors même que l’évêque m’y a encouragé. Mgr Gracida continue à analyser régulièrement certains aspects du catholicisme aux États-Unis sur son remarquable blogue Abyssus Abyssum Invocat qui mérite d’être découvert. Comme on l’aura compris, l’évêque est quelque peu “atypique”, ce qui me le rend,
évidemment, fort sympathique.
Mon article du 19
juin sur les scandaleuses déclarations du vice-Président Joe Biden au Kenya, a été pas mal lu et commenté ici ou là, certains lecteurs s’interrogeant même sur la véracité de
telles déclarations tant elles sont déplacées dans la bouche d’un vice-Président des États-Unis… Elles sont pourtant aussi véridiques qu’affligeantes. Mgr Gracida en a aussi
traité sur son blogue le même jour, mais je n’en ai eu connaissance qu’hier grâce à un article de LifeSiteNews. En voici la traduction.

  • « Le vice Président Biden (…) mérite une censure canonique.
  • La pensée m’était venue en 2008 que le sénateur Joe Biden aurait dû décliner la proposition que lui
    avait faite Barack Hussein Obama de devenir son vice-Président. Ma pensée était que quiconque a subi une opération pour le débarrasser d’une tumeur au cerveau 1 ne
    doit en aucun cas occuper le Bureau oval.
  • Le vice-Président Joe Biden a confirmé mon intuition de 2008 par ses comportements parfois bizarres,
    ses nombreuses gaffes et ses remarques carrément idiotes depuis sa nomination. La plupart de ses gaffes portaient sur des questions politiques plutôt que morales. Mais à présent il vient de
    franchir la ligne blanche comme catholique en soutenant ouvertement l’avortement de complaisance dans la patrie du père de Barack Hussein Obama : le Kenya. Il vient de prendre
    position sur le projet de nouvelle constitution du Kenya, une position qui est vraisemblablement en violation de la loi des États-Unis, mais assurément immorale. Peut-être que Dieu qui sait si
    le cerveau de Biden a été irrémédiablement abimé par l’opération chirurgicale qu’il a subie, ne le jugera pas trop sévèrement, mais l’Église, qui n’a pas ce type de
    connaissance, devrait absolument élever la voix et le blâmer. »


1. Ce n’est pas d’une tumeur au cerveau qu’a souffert Biden, mais de ruptures d’anévrisme qui ont nécessité deux opérations chirurgicales
cérébrales en 1988.