Comme nouveau chef de cabinet, Obama choisit un catholique (de nom…)

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William Daley et Barack Obama : deux Chicago Boys…

Ce qu’il y a de plaisant avec Obama, c’est que rien de ce qu’il fait n’est vraiment une surprise : tout est téléphoné à l’avance. Cela facilite d’autant la prédiction politique…
Son ancien chef de cabinet, Rahm Emanuel, l’a quitté en novembre dernier pour aller tenter sa chance à Chicago où auront lieu, le 22 février prochain, les élections municipales. Je signale, en passant, que Chicago est la ville la plus pourrie des États-Unis où s’affaire, depuis des dizaines d’années, la mafia politico-affairiste (et même “gangstériste”, il n’y a pas si longtemps) la plus répugnante de cette grande nation. Le maire actuel, Richard M. Daley, règne depuis 1989 sur Chicago, mais il ne se représente pas cette année. Il est le fils de feu Richard J. Daley, qui fut pendant 21 ans maire de la ville (1955-1976) – auquel il finit par ”succéder” –, et le “boss” du parti Démocrate local, c’est-à-dire un voyou politique. Les années d’Obama à Chicago sont les “années Richard J. Daley” : c’est dire à quelle école politique l’actuel occupant de la Maison Blanche a été formée… Et c’est la raison pour laquelle il s’entoure de politiciens de Chicago, un marigot qu’il connaît fort bien et où il a barboté lui-même. Soit dit encore en passant, je lisais sur le site officiel de l’élection municipale de Chicago que Rahm Emanuel avait comme unique soutien syndical à ce jour, l’Association unie des plombiers et assembleurs de tuyaux et canalisations… Cela ne s’invente pas ! Mais passons. Or donc, le fiston de feu Richard J. Daley, Richard M. Daley, souhaite laisser sa place à Rahm Emanuel. Et qui donc Obama choisit-il pour remplacer Rahm Emanuel comme chef de son cabinet à la Maison Blanche ? Le dernier fils de Richard J. Daley et donc le petit frère du maire de Chicago : William Daley ! C’est une actualisation du vieux jeu des chaises musicales, autrement appelé démocratie élective. William Daley, membre du Council on Foreign Relations (le trop célèbre C.F.R.), fut ministre du Commerce de Bill Clinton de 1997 à 2000 – ce même Clinton qui est, pour l’heure, le soutien politique officiel de la candidature de Rahm Emanuel. Il était encore hier, jour de sa nomination par Obama, un très haut cadre de J.P. Morgan Chase et de Bank One Corp. de Chicago, et spécialisé dans les fusions et acquisitions, donc responsable de la mise sur le marché de l’emploi de 40 000 travailleurs de différentes entreprises. Beau “tableau de chasse” pour un Démocrate ! William Daley fait partie d’une tribu d’origine irlandaise et donc… catholique, mais d’un catholicisme… – comment dire ? – plus génétique que spirituel. On est catholique chez les Daley comme on pourrait aussi être roux avec les yeux verts. Pour le reste, on s’accommode de la doctrine catholique ou, plus exactement, on s’en bat l’œil. William Daley ne craignit pas en 2009, lors de l’abominable affaire de la Notre Dame University, de rabrouer la position du cardinal Francis George, alors président de la conférence épiscopale et archevêque de Chicago – donc son évêque. La critique du cardinal George de l’invitation d’Obama à Notre Dame était pour Daley un acte « de division dans l’Église » et un « embaras pour les catholiques de Chicago ». Gros-Jean en remontrant à son curé ! Il va sans dire – mais la chose va mieux en le disant – que William Daley est un farouche partisan de l’avortement. Voilà le type de “catholiques” dont Obama aime à s’entourer : que l’on songe à Joe Biden, son vice Président, à Kathleen Sebelius, ministre de la Santé, à Ken Salazar, ministre de l’Intérieur, à Léon Panetta, patron de la C.I.A., etc. : tous “catholiques”, tous dissidents, tous pourris. On est en droit d’attendre de cinglantes mises au point de l’épiscopat américain sur ces catholiques qui crachent continuellement sur l’Église et son enseignement. Bon, attendons…

2 comments

  1. Boanergues

    N’est-ce pas l’occasion de rappeler le surnom de “Voyou de Chicago” donné à Obama par Bill Clinton (comme déjà cité sur Americatho en mars 2009) !

    Par ailleurs, que peut-on attendre de bon de ce sombre individu à la langue double qu’est Barack Hussein Obama ?

    Qui sert-il ? Poser la question est y répondre…

    Boanergues

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