Les sept acquis que nous lègue Benoît XVI selon la Catholic League

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Il y a énormément de réactions américains à la décision du Saint Père de renoncer à sa charge, j’y reviendrai certainement. Bill Donohue, président de la Catholic League, a très rapidement – son communiqué est de 16 h (heure de Paris) – réagi en soulignant les sept acquis du pontificat. Les voici.

● La religion pour le pape Benoît XVI est autant une affaire publique que privée. En 2008, il avait mis en garde les évêques américains contre la « subtile influence du sécularisme » et soutenu que « toute tendance à vouloir traiter la religion comme une affaire privée, devait être combattue ».

● Le pape a dit très clairement que la liberté religieuse n’était pas qu’un droit donné par Dieu, mais qu’elle était « le chemin vers la paix ».

● Il savait qu’on pouvait abuser de la religion, et que cela pouvait mener à la violence. Son très incompris discours à l’Université de Ratisbonne était fondamentalement sur le découplage entre religion et raison (la raison qui n’est pas unie à la foi mène aussi à la violence).

● Le pape a tendu la main aux dissidents de droite et de gauche, s’efforçant de les ramener à la communion. Tous ses efforts n’ont pas été couronnés de succès, mais ses tentatives furent nobles.

● Personne ne s’est attaqué avec plus de succès au problème des abus sexuels du clergé que Joseph Ratzinger. Peu avant d’être élu nouveau pape, il a parlé sans prendre de gants de cette question : « Que de saletés il y a dans l’Église, et parmi ceux-là même qui, dans le sacerdoce, devraient Lui être entièrement consacrés ».

● S’adressant à ceux qui continuaient à imputer aux juifs la mort du Christ, le pape régla définitivement cette question avec autorité en soulignant que personne ne saurait en porter le blâme, a-t-il expliqué, puisque la crucifixion était nécessaire dans le plan de Dieu d’une rédemption universelle.

● Les nombreuses références du pape à ce qu’il a appelé « la dictature du relativisme » constituèrent le rappel constant que l’un des plus grandes menaces contre la liberté dé nos jours c’est l’abandon de la recherche de la vérité.

La décision de ce matin du pape Benoît de se mettre à l’écart, a surpris tout le monde. Ce qui n’est pas surprenant chez lui, c’est son humilité. Elle est ce qui le caractérise le mieux et ce qui le distingue des personnalités publiques égocentriques de notre temps.

3 comments

  1. Bea Klenik

    nous allons beaucoup regretter un grand Pape, mais nous devons etre conscients que sa decision, surement tres longuement reflechie, est un acte humble et sage. J’ose dire un acte d’Amour. Benoit XVI sait que les temps qui viennent vont reclamer beaucoup d’energie physique a son successeur. Benoit XVI continuera a oeuvrer pour nous et pour le monde. L’Esprit Saint veille sur l’Eglise Catholique !
    Nous aurons deux Papes a accompagner de nos Prieres.

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