La nouvelle traduction du Missel entrera en application le 27 novembre 2011

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C’est donc dans un peu plus d’un an, le premier dimanche de l’Avent 2011, que les nouvelles traductions en anglais de l’édition
typique du Missel romain publié en 2002, prendront effet dans toutes les paroisses des États-Unis. C’est ce que vient d’annoncer, le 20 août, le cardinal Francis George,
archevêque de Chicago et président – jusqu’à novembre – de la Conférence épiscopale des États-Unis. Les nouvelles traductions du Missel en anglais ont été approuvées par la Congrégation
pour le culte divin et la discipline des sacrements
en juin dernier. Elles semblent, selon la plupart des analystes, plus proches de l’original latin et plus « poétiques » que les
précédentes, et c’est précisément cet éloignement du texte original qui avait fortement suggéré d’en réviser la traduction. Certains pourront objecter non sans raison – ni sans une petite pointe
d’humour — qu’il eut fallu mieux célébrer en latin le Missel de 2002, réservant le vernaculaire aux lectures et à l’homélie. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer… Il est vrai
qu’on aurait ainsi fait l’économie de beaucoup de temps, d’énergie et… de polémiques. Ces dernières ne sont d’ailleurs pas éteintes par l’adoption des nouvelles traductions du Missel. Pour le P.
Thomas Reese, SJ, l’ancien patron – viré – de l’hebdomadaire des jésuites America, « c’est un retour en arrière qui va embrouiller les fidèles
»
. Les expressions comme « consubstantiel » ou « oblation » sont pour le P. Reese ou pour l’ancien évêque d’Erie (Pennsylvanie) Donald
Trautman
, absconses. À croire que les catholiques américains sont devenus d’un coup, après Vatican II, de véritables crétins. Qui pourrait le croire à part Reese et
Trautman ? En tout cas, la conférence épiscopale a décidé d’appliquer ces nouvelles traductions suivant l’adage latin festina lente. Pour permettre, dit-elle, aux
éditeurs de missels d’avoir le temps de les fabriquer et aux paroisses américaines de s’y préparer. C’est très sage, mais eut-on cette sagesse quand on est passé de l’ancien Missel au nouveau
lors de la précédente réforme liturgique. Je demande à voir.