Mgr Lori aux évêques français : ne jamais baisser les bras

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L’hebdomadaire Famille Chrétienne à fait paraître dans sa dernière livraison (n° 1816 daté du 30 octobre) un excellent dossier de huit pages titré « Catholiques aux États-Unis : Les secrets d’une renaissance », réalisé par le journaliste Jean-Claude Bésida qui est allé mener son enquête à Washington D.C. et au Maryland. Ce survol de la réalité catholique américaine ouvre de nombreuses pistes sur la vitalité du catholicisme dans cette grande nation. Ce dossier n’est pas disponible en ligne, mais vous pouvez commander ici cette livraison d’intérêt de cet hebdomadaire catholique.

Jean-Claude Bésida a obtenu un entretien avec Mgr William Lori, archevêque depuis cette année de Baltimore (Maryland), un diocèse qui est un peu le berceau du catholicisme américain puisqu’il fut le premier érigé dans les jeunes États-Unis (1789). Mgr Lori préside la commission pour la défense de la vie et la liberté religieuse de la Conférence épiscopale américaine : deux thèmes d’actualité brûlante et où l’Église en Amérique s’illustre particulièrement. Bien que cet entretien ait été réalisé avant l’ouverture des travaux de la Conférence des évêques de France, marqués par une ferme défense du mariage traditionnel, Mgr Lori a répondu à une question de Jean-Claude Bésida qui l’invitait à donner un message à ses confrères français dans l’épiscopat qui sont confrontés aux mêmes défis en matière de défense de la vie, de la famille et de la liberté religieuse. Voici la réponse de l’archevêque de Baltimore (les passages en gras sont soulignés par moi) :

« Si j’avais le plaisir d’échanger avec les évêques français, je suis certain que nous nous dirions la même chose les uns aux autres. Nous nous encouragerions à prier, nous nous encouragerions mutuellement à proclamer l’Évangile avec audace, et aussi à défendre publiquement, et avec des arguments de raison, que la famille est terriblement importante pour la cohésion de la société. Je suis sur que nous nous dirions aussi qu’il ne faut jamais abandonner. Imaginez que nous ayons baissé les bras il y a quarante ans, lorsque l’avortement a été autorisé dans ce pays, et que nous nous soyons dit qu’il n’y avait rien à faire contre cela. Mais non, nous ne nous sommes pas découragés et nous avons pris notre bâton de pèlerin en lançant la mouvement pro-vie pour former les consciences afin que, un jour, elles atteignent une masse critique et fassent la différence dans la société. C’est une longue bataille qui se mène sur plusieurs générations. Comme évêques, nous devons avoir cette vision à long terme ».

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