Le Décret présidentiel d’Obama est un chiffon de papier selon le Washington Post, et l’avortement sera bien fédéralement financé…

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Kathleen Parker, éditorialiste au Washington Post, a consacré son article d’hier au Décret présidentiel d’Obama exigeant que le
remboursement de l’avortement sur fonds fédéraux ne puisse se faire dans le cadre de l’ObamaCare. L’article est intitulé : « Les avortements financés au plan fédéral sont
programmés »… Venant d’une journaliste d’un grand quotidien progressiste, ce constat est intéressant. Il montre, encore une fois, que personne – sauf Bart Stupak – n’est dupe.
Bien des commentateurs catholiques l’ont dit (voir ici), mais qu’un quotidien de gauche
pro-Obama le confirme, voilà qui mérite d’être signalé. Quelques extraits de l’éditorial de Kathleen Parker :

  • « C’est encore obscur de savoir si la nouvelle loi fédérale permet de subventionner l’avortement et si le Décret
    présidentiel d’Obama possède une quelconque valeur (juridiquement applicable). La réponse à cette dernière question ne mérite guère de discussion. C’est non. Un Décret présidentiel ne saurait
    prévaloir sur une loi fédérale. Pour ce qui est de l’affaire du financement, disons qu’elle est intentionnellement compliquée. Qu’il suffise de dire qu’elle ne devrait pas l’être. Ses
    défenseurs argumentent que 1. nulle part dans la loi, il n’est dit que des fonds iront à l’avortement, 2. l’amendement Hyde, qui interdit le financement fédéral de l’avortement, s’applique.
    Ces deux assertions sont vraie – jusqu’à un certain point. La question n’est pas ce que dit la loi, mais c’est ce qu’elle ne dit pas (…) Sur le premier argument : bien sûr la loi ne
    dit pas explicitement qu’elle affecte des fonds à l’avortement. De fait, elle se donne beaucoup de mal à utiliser une terminologie qui semble explicitement l’interdire. Mais d’autres passages
    sont plus vaseux. Et, en vérité, des fonds pourront être utilisés pour rembourser des avortements dans certaines circonstances dont on peut prévoir qu’elles évolueront (…) L’amendement
    Hyde est une annexe qui doit être imposée et appliqué chaque année aux projets de lois de crédits des ministères du Travail et de la Santé. Selon ces conditions, l’amendement
    ne s’applique qu’à ces fonds (…) La loi de réforme de la santé ne prévoit pas le financement des Centre communautaires de santé (Community Health Centers,
    CHC) sur le budget de ces ministères et donc contourne Hyde en en accordant directement des milliards de dollars de lignes budgétaires à un nouveau fond pour
    les CHC. Puisque la loi “système D” de l’administration d’Obama ne comporte pas l’interdiction [explicite] de [financer] l’avortement, ces milliards de
    lignes budgétaires destinés aux CHC ne relèvent pas de l’amendement Hyde. Maintenant, le Décret présidentiel prétend régler cette lacune en étendant le champ d’application de
    l’amendement Hyde à ces dollars. Le problème c’est que, indépendamment des intentions déclarées d’Obama, il ne peut vraiment le faire sans un acte du Congrès
    (…) Plusieurs défenseurs de la loi ont prétendu que cet argument était infondé puisque les avortements ne sont pas pratiqués dans les CHC. C’est vrai actuellement, mais cela
    ne veut pas dire que les CHC ne souhaitent pas proposer l’avortement parmi leurs autres services à la reproduction. Selon la nouvelle loi, ils le peuvent. Et rien ne pourra
    les en empêcher. Et voici pourquoi. Selon leurs statuts les CHC ont l’obligation de fournir tout “ce qu’exigent les premiers soins de santé” dont il est précisé qu’ils incluent “les services
    de soins liés (…) à l’obsétrique ou à la gynécologie fournis par des médecins”. Mes prédictions : les avortement seront fournis dans les Centres communautaires de santé. Vous pouvez
    parier vos saisies hypothèques là-dessus. Il y a toujours eu une volonté dans cette administration ; à présent il y a un chemin. »

Les évêques et les mouvements pro-vie avaient donc raison !

Source : Washington Post (article en anglais)