ObamaCare : l’évêque de Providence exige des excuses du fils de feu Ted Kennedy

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À une ou deux exceptions près, la « Famille royale des États-Unis », comme les Américains qualifiaient ironiquement les Kennedy dont la puissance financière, entraînant le goût du pouvoir,
est

principalement due au trafic d’alcool pendant la « Prohibition
», n’est qu’un clan de pitoyables parvenus et de malfaisants.
J’ai dit ailleurs sur ce blogue (notamment ici) le dégoût que m’inspiraient les obsèques “cathodiques” et la “canonisation”
médiatique de feu le sénateur Edward (Ted) Kennedy, et le malaise – pour ne pas dire scandale – de la présence à ces obsèques – qui eussent du se dérouler dans la plus
stricte intimité familiale – du cardinal-archevêque de Boston, Sean O’Malley, supportant sans broncher l’éloge funèbre d’Obama, puis ceux des deux rejetons mâles du défunt – éloges
funèbres strictement interdits par l’Introduction générale du Missel romain.
« Oignez vilain, il vous poindra » : cet aphorisme médiéval n’a pas pris une ride même en traversant la « Mare aux Harengs ».
Patrick J. Kennedy II, fils aîné du défunt sénateur Ted, est député du 1er Disctrict de l’État du Rhode Island dont la capitale, Providence, est aussi le siège du diocèse catholique
du même nom dont Mgr Thomas Tobin (photo) est l’ordinaire.
Ce jeune blanc-bec de Kennedy (42 ans), empoignant son courage à deux mains, vient de partir en guerre médiatique contre l’Église catholique dont il se targue d’être membre, au motif que
les évêques catholiques ont fait savoir que l’administration de Washington devait s’attendre à une vigoureuse réaction et résistance des catholiques si la loi ObamaCare contenait une
menace pour la vie des enfants à naître, en finançant l’avortement sur fonds fédéraux, exigeait des contribuables qu’ils mettent la main à la poche pour le financer, raréfiait l’accès aux soins
(notamment plus les plus âgés) et ne maintenait pas la clause de conscience pour les personnels de santé (médecins, infirmières, pharmaciens, etc.) – toutes choses qui s’y trouvent présentement.
Cela ne convient pas du tout au “catholique” Patrick Kennedy qui s’est épanché, avec ce qu’il croit être de l’ironie mais qui n’est que de l’insolence d’un malappris, auprès de
Cybercast News Service le 22 octobre : « Je pensais que les évêques étaient pro vie. Si l’Église est pro vie, alors ils devraient être pour la réforme de la santé parce qu’elle va
fournir des soins qui vont permettre aux gens de rester en vie »
. Pour lui, l’opposition de l’Église à ObamaCare n’est « rien qu’un leurre » (un red herring – hareng
saur –, une diversion, quelque chose qui détourne l’attention d’une chose principale) qui ne sert « qu’à attiser le feu de la division et de la discorde […] Je ne comprends pas comment
l’Église catholique pourrait être opposée à la plus grande cause de justice sociale de notre temps. »
.
Il ne comprend pas, eh bien, l’évêque Tobin, qui possède lui le munus docendi sur le territoire diocésain dont Kennedy est l’élu, va le lui apprendre.
Dans un communiqué très sec du lendemain, l’évêque écrit :
« Les déclaration du député Patrick Kennedy sur la position de l’Église catholique relativement à la réforme de la santé est irresponsable et ignorante des faits. Mais le député à
raison quant il dit qu’il ne comprend pas. À ce dernier égard, il est dans le vrai (…) Le député Kennedy continue à être une déception pour l’Église catholique et pour les citoyens de
l’État du Rhode Island. Je crois que ce député nous doit ses excuses pour ses commentaires irresponsables. »
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