Pour l’archevêque de Baltimore, l’ObamaCare, version Sénat, « exige qu’on s’y oppose »

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Sitôt connu le résultat du vote au Sénat de son projet de loi sur la réforme de la santé, le récent – il fut nommé en octobre 2007 – et quinzième archevêque de Baltimore, Mgr Edwin F.
O’Brien
, a fait connaître sa déception et son opposition dans un texte qui constitue une excellente synthèse de l’état de la question. En voici la traduction.

« Comme on s’y attendait, les deux sénateurs du Maryland ont fait partie des soixante membres du Sénat des États-Unis qui ont approuvé ce matin [24 décembre] une version de la loi sur la
réforme de la santé qui tristement ne répond pas à nos attentes dans trois domaines d’une importance capitale pour la communauté catholique : le respect de la vie, le caractère abordable et aisé,
et l’inclusion des immigrés.
Le relâchement des politiques fédérales sur l’avortement dans le projet de loi du Sénat est particulièrement alarmant et reflète une différence significative avec les dispositions – qui figurent
dans le projet de loi de la Chambre – qui se contentent de maintenir le statu quo dans ce domaine.
Le projet de loi ne protège pas non plus de manière adéquate les droits de la conscience, il ne permet pas l’accès adéquat aux soins pour les familles de tous les immigrés, et laisse 23 millions
d’Américains sans assurance santé. Tant que ces inquiétudes ne seront pas réglées, la version approuvée aujourd’hui par le Sénat exige que nous nous y opposions.
Beaucoup sont à féliciter pour leur engagement constant et leurs efforts de bonne foi pour faire avancer notre pays plus près du but louable de réformer le système de santé.
J’entends aussi applaudir les milliers d’électeurs du Maryland et de tout le pays qui ont continué, alors même qu’on se rapprochait du Jour de Noël, à transmettre leurs inquiétudes à leurs élus.
Je prie pour que de tels efforts portent du fruit au cours de la nouvelle année, et pour que la Chambre et le Sénat arrivent à un accord sur une version finale de la loi qui puisse être soutenue
par tous ceux qui ont travaillé si dur pour obtenir une authentique réforme sans sacrifier les principes moraux fondamentaux ».

Voilà la ferme position d’un pasteur conséquent et qui est bien en adéquation avec la devise épiscopale de l’ordinaire du premier diocèse des États-Unis : « Pastores dabo vobis »

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