La Catholic League et la controverse du « Don’t Ask, Don’t Tell »

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Les pétitions s’accumulent, les associations d’anciens combattants et d’officiers supérieurs s’émeuvent… La raison ? Encore une fois, le militantisme de l’administration Obama et sa
volonté de remettre en cause le délicat compromis sur un non moins délicat problème : celui des homosexuels sous les drapeaux.
Imaginée dès 1993 sous l’administration de Bill Clinton, la politique dite du « Don’t Ask, Don’t Tell » (ne demandez pas, n’en parlez pas), est entrée en vigueur sous celle de
George Bush. Elle contraint le militaire homosexuel à taire son inclination (Don’t Tell) et la hiérarchie militaire à ne pas chercher à savoir (Don’t Ask).
Mais Obama, et le lobby homosexualiste qui le soutient, estime que c’est une discrimination et que l’État ne saurait « punir des Américains patriotes qui se sont portés volontaires
pour servir ce pays »
et que, par conséquent, la règle du « Don’t Ask, Don’t Tell » doit être abrogée. Ce n’est pas le sentiment de la Catholic League qui perçoit, derrière
cette abrogation, une grave menace se profiler. Voici ce qu’en disait hier Bill Donohue :

« Au cours de la semaine passée, j’ai beaucoup discuté avec les personnes de plusieurs religions de la décision d’annuler l’invitation qui avait été antérieurement faite à Tony Perkins de
venir faire un discours au National Prayer Luncheon sur la base Andrews de l’Armée de l’air. L’invitation fut annulée parce que Perkins, président du Family Research Council
s’oppose [à l’abrogation du] “Don’t Ask, Don’t Tell”. Pour répliquer, j’ai adressé une lettre au général de division Darrel D. Jones, commandant pour la zone de Washington de
l’Armée de l’air, pour lui exprimer mes préoccupations. Les récentes discussions que j’ai eues me laissent penser qu’il y a beaucoup plus en jeu dans la farce [dont] Perkins [a été la
victime].
Ce qui est en jeu, ce sont les préoccupations légitimes de beaucoup de communautés catholiques et protestantes : qu’en deviendra-t-il de la liberté de parole et des droits à la liberté religieuse
de ceux qui servent sous les drapeaux, et particulièrement des aumôniers, si le “Don’t Ask, Don’t Tell” est aboli ?
Nous allons dès à présent contacter la commission sénatoriale des affaires militaires et lui demander une étude sur l’impact que l’abrogation du “Don’t Ask, Don’t Tell” pourrait avoir sur
ces droits issus du Premier Amendement. Nous allons aussi prendre contact avec ceux qui ont la responsabilité de mener l’évaluation sur les gays dans l’armée, nommément Jeh Johnson,
conseiller juridique au ministère de la Défense, et le général Carter Ham, commandant des Forces Armées/Europe des États-Unis.
Ce que nous voulons savoir est évident. Si Perkins, qui est un civil, est sanctionné en raison de son soutien à la politique en vigueur, Dieu seul sait ce que va advenir à ceux qui sont
sous l’uniforme s’ils exprimaient leur désaccord envers la nouvelle politique [annoncée]. Tant que ce problème constitutionnel n’aura pas trouvé de solution, la révision du “Don’t Ask, Don’t
Tell”
devrait être gelée. »