Et si l’Associated Press voulait bien aussi nous donner des articles sur les abus sexuels dont des mineurs sont victimes dans l’enseignement public américain ?

Download PDF

 

C’est un peu le thème que développait hier au soir Bill Donohue de la Catholic
League
… Lisez son communiqué et constatez combien l’Associated Press est experte dans le système « deux poids, deux mesures »…

  • « Quel fabuleux article nous offre l’AP aujourd’hui sur 30 prêtres catholiques accusés d’abus
    et qui furent transférés ou expédiés à l’étranger. L’AP a dû dépenser quelque argent pour réaliser cette enquête : elle s’étend à 21 pays et à 6 continents. Mais considérer ce
    qui suit.
  • . En octobre 2007, l’AP publia un rapport sur les inconduites sexuelles commises par des
    enseignants du système public et découvrit 2 570 cas sur une période de cinq ans. En fait, les choses étaient pires que cela. Comme le révéla l’AP, “La plupart des
    abus n’ont jamais été signalés” (souligné par moi).
  • Pourquoi la plupart des abus n’ont pas été signalés ? “Les administrations des écoles ont fait des
    arrangements en coulisses pour éviter poursuites et autres désagréments. Et dans les capitales et les congrès des États, les législateurs ont renâclé à voter des peines lourdes ou à imposer
    toute politique nationale cohésive par crainte de déprécier une activité professionnelle vitale”.
  • . Qu’est-il advenu aux enseignants agresseurs sexuels ? “Trop souvent, les enseignant à problème ont reçu la
    permission de quitter discrètement leur école. Ce qui a pu se traduire par des abus ultérieurs sur d’autres élèves dans d’autres écoles de district”. En fait, c’est arrivé si souvent qu’on a
    créé des expressions comme “se refiler les déchets” ou “abuseur sexuel itinérant”.
  • En outre, “ces arrangements et le manque de partage de l’information ont permis à des enseignants abuseurs
    sexuels de franchir les frontières entre États, même quand une école avait mis fin à ces abus sexuels”.
  • Conseil à l’AP : faites un article sur les “abuseurs sexuels itinérant”, utilisant le type de
    rapport évoqué plus haut pour les prêtres, c’est-à-dire ne pas se contenter d’écrire un article mais en donnant les noms des enseignants, des directeurs d’écoles et des inspecteurs de
    l’enseignement public. De plus, allez à la recherche de tous les enseignants abuseurs sexuels du Maine où il est illégal de rendre publics les cas d’enseignants abuseurs sexuels. Retournez en
    Californie et à Hawaï ou l’AP avait été empêchée en 2007 d’obtenir de l’information sensible sur les enseignants agresseurs sexuels, et menez-y cette fois votre enquête. Si
    vous souhaitez d’autres conseils, consultez mon bureau. »